ISTM/Goma Information accadémique

17/04/2022

LA GROSSESSE EXTRA-UTÉRINE (GEU)
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Dans la grossesse extra-utérine, l'implantation se produit dans un site autre que le revêtement endométrial de la cavité utérine, c'est-à-dire dans la trompe de Fallope, la corne de l'utérus, le col utérin, l'ovaire ou la cavité abdominale ou pelvienne. Les grossesses extra-utérines ne peuvent pas être menées à terme et finissent par se rompre ou involuer.
La symptomatologie précoce comprend des douleurs pelviennes, des métrorragies et une sensibilité du toucher vaginal, en particulier lors du déplacement du col utérin. Une syncope ou un choc hémorragique peuvent se produire lors de la rupture. Le diagnostic repose sur le dosage de la bêta-hCG, et l'échographie pelvienne. Le traitement consiste en une résection chirurgicale laparoscopique ou à ciel ouvert ou avec une injection de méthotrexate IM.

20/02/2022

TRAMADOL INJECTABLE

* Action thérapeutique: Analgésique opioïde

* Indications: Douleur d’intensité modérée

* Présentation: Ampoule à 100 mg (50 mg/ml, 2 ml) pour injection IM, IV lente ou perfusion

* Durée: Prendre le relais par la voie orale dès que possible

* Contre-indications, effets indésirables, précautions:
– Ne pas administrer en cas d'insuffisance respiratoire sévère et chez les patients susceptibles de convulser (p. ex. épilepsie, trauma crânien, méningite).
– Peut provoquer :
• vertiges, nausées, vomissements, somnolence, sécheresse de la bouche, sueurs ;
• rarement : réactions allergiques, convulsions, confusion ; syndrome de sevrage ; dépression respiratoire en cas de surdosage.
– Ne pas associer avec les morphiniques, y compris la codéine.
– Eviter l’association avec carbamazépine, fluoxétine, chlorpromazine, prométhazine, clomipramine, halopéridol, digoxine.
– Réduire la dose de moitié et espacer les prises (toutes les 12 heures) chez les sujets âgés et en cas d'insuffisance rénale ou hépatique sévère (risque d'accumulation).
– Il est préférable d'utiliser le tramadol en perfusion sur 20-30 minutes plutôt qu'en IV directe.
– Grossesse : pas de contre-indication. Il existe un risque de syndrome de sevrage, dépression respiratoire et sédation chez le nouveau-né en cas d’administration prolongée de doses élevées en fin de 3e trimestre. Dans ce cas, surveiller étroitement le nouveau-né.
– Allaitement : administrer avec prudence, pour une durée très brève (2-3 jours) à la plus petite dose efficace. Surveiller la mère et l’enfant : en cas de somnolence excessive, arrêter le traitement.

* Remarques:

– La puissance a**lgésique du tramadol est environ 10 fois inférieure à celle de la morphine.
– Dans certains pays, le tramadol est inscrit sur la liste des stupéfiants : se conformer à la réglementation nationale.
– Le tramadol ne fait pas partie de la liste des médicaments essentiels de l’OMS.
– Conservation : température inférieure à 25 °C.

⚠️ Classé parmi les antalgiques de pallier 2 selon OMS.

La prescription est sous contrôle médical.

BM

15/02/2022

ÉPIDIDYMITE

Par définition, l’épididymite est une inflammation de l’ épididyme . Conduit reliant le testicule à la prostate, l’épididyme est une structure indispensable de l’appareil reproducteur masculin. Bien qu’il existe deux épididymes, une épididymite aiguë en touche généralement qu’un seul.

Si une épididymite chronique peut s’installer, la forme la plus fréquente est l’épididymite aiguë.

Il n’est pas rare que l’épididymite soit associée à d’autres infections telles que :

- une infection urinaire , qui peut par exemple se manifester par une urétrite, une inflammation de l’urètre, ca**l de sortie de la vessie ;
- une infection de la prostate , qui se manifeste par une prostatite, une inflammation de la prostate ;
- une infection des testicules , qui se manifeste par une orchite, une inflammation des
testicules , ou une orchi-épididymite, association d’une orchite et d’une épididymite.

• CAUSES

Une épididymite est généralement d’origine infectieuse. Elle peut être due à :

- une infection sexuellement transmissible (IST) telle que la chlamydia , qui est causée par la bactérie Chlamydia trachomatis , et la
gonorrhée , qui est causée par la bactérie
Neisseria gonorrhoeae ;
- une infection urinaire , notamment lors d’une infection à Staphylococcus aureus ;
- une infection de la prostate , se manifestant par une prostatite, qui peut être la conséquence d’une hypertrophie bénigne de la prostate, d’un examen médical ou encore d’une intervention chirurgicale au niveau de la prostate.

Dans certains cas rares, l’épididymite peut également être causée par la tuberculose .

• QUI EST TOUCHE ?

Seuls les hommes peuvent être touchés par une épididymite car l’épididyme est structure spécifique à l’appareil reproducteur masculin.

Cette inflammation se manifeste essentiellement chez :

- l’homme jeune qui est affecté par une maladie sexuellement transmissible (MST) ;
- l’homme âgé qui présente une maladie de la prostate ou porte un un cathéter urétral.

• RISQUE DE COMPLICATION

En l’absence d’un traitement médical adéquat, une épididymite aiguë peut évoluer, devenir chronique et être à l’origine de complications. Cette inflammation peut conduire à :

- la formation d’un abcès épididymaire ou testiculaire ;
- une ischémie testiculaire pouvant provoquer un infarctus, une nécrose ou une atrophie testiculaire ;
- une infertilité .

• SYMPTÔMES

Une épididymite peut se manifester par plusieurs symptômes tels que :

- une fièvre élevée, généralement supérieure à 38,5°C et accompagnée de frissons ;
- une douleur brutale, intense et irradiant le long du cordon spermatique ;
- un gonflement de l’épididyme, qui devient douloureux à la palpation ;
- des signes inflammatoires au niveau du sc***um qui lui donnent un aspect rouge, oedémateux, luisant et chaud.

• TRAITEMENTS

Une épididymite doit être traitée le plus tôt possible pour limiter le risque de complication.

Le traitement de l’épididymite respose généralement sur une antibiothérapie. Le choix des antibiotiques dépend des germes responsables de l’infection. Avant l’identification précise de ces agents infectieux, une antibiothérapie à large spectre est souvent mise en place. Elle est ensuite adaptée pour cibler spécifiquement les germes pathogènes responsables de l’épididymite. Elle peut également être complétée par un traitement anti-inflammatoire.

Durant les premiers jours du traitement, une phase de repos au lit est préconisée. Il peut également être conseillé au patient de porter un suspensoir testiculaire ou un slip serré.

Le traitement médicamenteux de l’épididymite dure généralement entre 2 et 3 semaines. Il peut être prolongé pendant plus d’un mois lors de formes graves. Dans certains cas rares, un recours à la chirurgie peut être nécessaire.

Par précaution, le diagnostic d’une épididymite implique :

- une abstinence sexuelle ou le port de préservatifs jusqu’à la guérison totale ;
- le dépistage et le traitement du ou des partenaires ;

la réalisation de tests de dépistage pour les différentes IST.

BM

12/02/2022

PERFUSION

• Définition

La perfusion est une technique médicale permettant de délivrer des liquides à une personne directement dans son sang par l'intermédiaire d'une veine, généralement l'une de celles du bras.

• Principe

La perfusion se compose d'une tubulure en plastic stérile qui relie le flacon de liquide à perfuser à l'aiguille fichée dans une veine du bras. Un petit réservoir muni d'un filtre, ainsi qu'un système qui pince la tubulure, permet de régler le nombre de gouttes délivrées par minute. Parfois, en amont de cela, la tubulure est reliée à une seringue électrique qui permet de délivrer les produits à dose très précise (insuline, anticoagulants, médicaments pour le coeur, etc.). Enfin, juste avant l'aiguille, se trouve un manchon en plastic qui peut être piqué avec une aiguille et qui permet de délivrer en plus, des produits non contenus dans le flacon de perfusion. Parfois se trouve également à cet endroit un robinet à 3 voies qui a pour objet de brancher plusieurs flacons sur la même tubulure.

• Pose de la perfusion

Le médecin ou l'infirmière choisit l'endroit précis où la perfusion sera posée. C'est le plus souvent sur l'avant bras, sur une grosse veine appelée la " veine des anesthésistes ". Parfois cette veine n'est pas piquable et il faut poser la perfusion sur le dos de la main ou en dernière extrémité au pli du coude, celui-ci étant immobilisé dans une gouttière.
On pose un garrot pour faire gonfler la veine et on désinfecte la peau. Le médecin utilise un " cathlon " ou une " intranule ", qui sont des aiguilles en plastic souple dont le centre est occupé par un trocart plus fin. C'est le seul moment qui peut être un peu désagréable si la veine est difficile à trouver, ou si la peau est très dure. Le médecin contrôle qu'il est bien dans la veine ; il retire l'aiguille et introduit avec précaution l'aiguille en plastic qui va prendre la place de l'aiguille en métal qui lui sert de guide. Un pansement adhésif permet de maintenir l'aiguille en place. La suite est alors totalement indolore. Une fois le liquide passé, la perfusion est soit laissée en place avec un peu de sérum glucosé délivré à faible débit dans le but que l'aiguille ne se bouche pas , soit elle est retirée.

BM

09/02/2022

triade:

09/02/2022

SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

Le syndrome de la queue de cheval est un ensemble de troubles survenant lors de la compression des racines nerveuses situées dans le bas du dos. Émergeant de la moelle épinière au niveau des vertèbres lombaires, ces racines nerveuses ont l'aspect d'une queue de cheval. Elles innervent les organes du bassin et les membres inférieurs.

Lorsque les racines nerveuses sont compressées, elles ne parviennent plus à jouer pleinement leur rôle. Des troubles au niveau du bassin et des membres inférieurs apparaissent. Ils se manifestent généralement de manière bilatérale avec une certaine asymétrie. Cela signifie qu'il affecte souvent les deux membres inférieurs, mais le type et l'intensité des symptômes peuvent être différents à gauche et à droite.

• CAUSES DU SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

Le syndrome de la queue de cheval est due à une compression des racines nerveuses lombaires. Celle-ci a deux causes majeures:

- une hernie discale, c'est-à-dire une saillie d'un disque intervertébral qui va compresser les nerfs,
- une tumeur qui touche généralement le système nerveux.

La hernie discale constitue la cause la plus fréquente du syndrome de la queue de cheval. Lorsqu'il est dit à une tumeur, il peut notamment être la conséquence d'un épendymome. Il s'agit d'une tumeur maligne qui prend naissance dans les cellules de l'épendyme. Ce n'est autre que la membrane tapissant les ventricules cérébraux et le ca**l central de la moelle épinière.

Dans quelques cas, le syndrome de la queue de cheval peut être provoqué par une sténose du ca**l lombaire. Il s'agit d'un rétrécissement du ca**l dans lequel passe les racines nerveuses de la queue de cheval. Le syndrome de la queue de cheval peut aussi parfois être une complication de la spondylodiscite infectieuse, une inflammation d'une ou plusieurs vertèbres et des risques intervertébraux adjacents.

• DIAGNOSTIC DU SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

Un examen clinique permet de poser un premier diagnostic du syndrome de la queue de cheval. Il doit être rapidement confirmé par des examens d'imagerie médicale pour permettre une prise en charge médicale en urgence. Le diagnostic est généralement validé par imagerie par résonance magnétique ( IRM ).

Le syndrome de la queue de cheval peut survenir à tout âge chez les hommes et les femmes. Lorsqu'il est secondaire à une hernie discale, il concerne souvent des hommes d'une quarantaine d'années.

• LES SYMPTÔMES DU SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

Le syndrome de la queue de cheval se manifeste par l'apparition des différents troubles.

- Douleurs

Des douleurs lombaires apparaissent. On parle généralement de cruralgie ( névralgie crurale ) et de sciatalgie ( névralgie sciatique, ou plus communément sciatique ), des douleurs qui s'étendent du bassin aux membres inférieurs.
Les douleurs lombaires s'accompagnent fréquemment de douleurs pelviennes et génitales.

- Troubles sensitifs

Une paresthésie des membres inférieurs est souvent constatée. Il s'agit d'un trouble sensitif non douloureux qui se traduit par des sensations de fourmillements, d'engourdissements et de picotements.

- Troubles moteurs

La compression des racines nerveuses de la queue de cheval induit des troubles moteurs au niveau des membres inférieurs. Ces derniers peuvent être plus ou moins importants, de l'incapacité à étendre la jambe jusqu'à la paralysie des membres inférieurs dans les cas les plus graves.

- Troubles génitosphinctériens

La compression des racines nerveuses de la queue de cheval peut aussi affecter le fonctionnement de l'appareil sphinctérien urinaire et a**l.

Plusieurs troubles urinaires peuvent se manifester: des difficultés à uriner comme des mictions impérieuses, des envies urgentes d'uriner pouvant aboutir à une incontinence.
Au niveau a**l, la constipation est plus fréquente que l'incontinence fécale.

L'activité sexuelle peut aussi être perturbée avec notamment un dysfonctionnement érectile.

• TRAITEMENTS

Dès son diagnostic, le syndrome de la queue de cheval doit être pris en charge en urgence.

Une corticothérapie peut être proposée pour soulager les douleurs. Une intervention neurochirurgicale est généralement organisée pour lever la compression des racines nerveuses. Elle se fait :

- soit par exérèse de la tumeur ou de la hernie discale ;
- soit par laminectomie, technique qui consiste à retirer une ou plusieurs lames vertébrales.

L'opération chirurgicale est suivie d'une rééducation fonctionnelle.
Dans certains cas, le traitement du syndrome de la queue de cheval ne passe pas par la chirurgie. Il s'appuie sur:

- une antibiothérapie lors des causes infectieuses;
- une radiothérapie ou chimiothérapie lorsque la tumeur est inaccessible.

• PRÉVENIR LE SYNDROME DE LA QUEUE DE CHEVAL

Il est possible de prévenir certaines causes du syndrome de la queue de cheval. Le développement d'une hernie discale peut notamment être évité en maintenant un poids de santé, un mode de vie sain et une bonne posture.

Il est également recommandé d'être vigilant à l'apparition des symptômes du syndrome de la queue de cheval. Au moindre doute, une consultation médicale en urgence est recommandée. Ce syndrome constitue une urgence diagnostique et thérapeutique pour éviter des séquelles irréversibles.

BM

05/02/2022

A quoi sert un collier cervical ?

Le collier cervical est un dispositif médical, aussi désigné par le mot minerve dans certains cas. Il assure une immobilisation des vertèbres cervicales de manière plus ou moins forte tout en étant disposé autour du cou. Il permet notamment de calmer les symptômes et de traiter, à terme, la cause de la cervicalgie.

Le collier cervical peut être nécessaire dans de multiples types de cervicalgies et peut aussi être très utile dans la prévention des risques de déplacement des vertèbres.

- Soulager les torticolis

-aide a guérir les traumatismes et les entorses

-Diminuer l’arthrose et les névralgies cervico-brachiales.

🟢Collier cervical : quel modèle choisir ?

Les colliers cervicaux se déclinent en plusieurs versions selon le degré d’immobilisation requis. Destinés à maintenir plus ou moins fortement les vertèbres cervicales atteintes, les colliers cervicaux sont dotés de multiples caractéristiques.

Retrouvez les types et plus d'informations dans le premier commentaire.

27/01/2022

ACCOUCHEMENT

C'est un ensemble des processus physiologiques et mécaniques qui aboutit à l'expulsion du fœtus et de ses annexes.

• LES TROIS ÉTAPES DE L'ACCOUCHEMENT EUTOCIQUE ?

1. LE TRAVAIL

* La dilatation du col

La première phase de l’accouchement, la plus longue, correspond à la phase de dilatation du col de l’utérus, sous l’action des contractions utérines, véritable « moteur » du travail. Les contractions vont agir sur le col via trois mécanismes :

- en augmentant la pression intra-uterine ;
- en appuyant sur le col par l’intermédiaire de la poche des eaux ou de le tête du bébé (ou « mobile fœtal ») ;
- en tirant directement sur le col par l’intermédiaire du segment inférieur et du raccourcissement des fibres utérines.

Le col, un cylindre haut de 3-4 cm à la base, va progressivement se raccourcir, s’effacer (les or***ces internes et externes ne forment plus qu’un) puis s’ouvrir pour atteindre la dilatation complète, soit une ouverture de 10-11 cm. Il formera alors avec l’utérus un ca**l unique.

Cette phase de dilatation se décompose en 3 étapes :

- la phase de latence est la phase de mise en route du travail. Les contractions sont d’abord irrégulières et peu douloureuses, puis se rythment et gagnent en intensité. Ces contractions permettent au col de ramollir, raccourcir puis de s’ouvrir jusqu’aÌ€ 3-4 cm. Cette phase de latence peut durer quelques heures ; elle est généralement plus longue chez la femme accouchant pour la première fois.
- la phase active. Les contractions sont plus rapprochées, plus longues et plus douloureuses. Cette intensification du travail va permettre au col d’arriver à dilatation (7-8). C’est durant cette phase que peut-être posée la péridurale si la future maman le souhaite.
- la phase de décélération. Parfois appelée « phase de désespérance », cette phase est la plus courte mais la plus difficile car les contractions laissent peu de répit à la maman. Le col arrive à dilatation complète et le bébé entame sa descente.

En salle de travail, la sage-femme pratique régulièrement un toucher vaginal afin de contrôler l’évolution du col. Le bien-être fœtal est également contrôlé de façon continue grâce au monitoring.

* La descente et l’engagement dans le bassin

Poussé vers le bas par les contractions, le bébé descend dans le bassin, un « tuyau » de forme coudée et de différents périmètres. Pour franchir ces différents passages, le bébé va devoir adapter sa position tandis que les os du bassin de la femme vont pouvoir bouger et s’écarter grâce à l’hyperlaxité ligamentaire due aux hormones. Selon les femmes et la parité, cette phase de descente peut débuter pendant la dilatation ou à dilatation complète.

La descente du bébé dans le bassin suit différentes étapes :

- phase d’engagement : le bébé franchit le détroit supérieur du bassin. Pour franchir ce passage en forme de coeur, il doit se placer en diagonal afin de bénéficier du plus grand diamètre.
- phase de descente : le bébé descend dans le détroit moyen en se remettant droit, dos en avant, tête fléchie menton contre la poitrine afin de présenter la partie la plus étroite de son crâne et passer l’obstacle des épines sciatiques. Dans le même temps, il effectue une rotation.
- phase de dégagement : le bébé franchit le détroit inférieur du bassin (or***ce inférieur du bassin).

La descente du bébé dans le bassin peut durer de 30 à 40 mn à quelques heures dans les cas accouchements les plus difficiles et en fonction de la présentation du bébé et de la position de la maman. Plus elle reste mobile et adapte sa position, notamment en terme de fermeture ou d’ouverture des genoux, plus cette phase d’engagement est facilitée.

2. L'EXPULSION

Une fois arrivé au niveau du détroit moyen, le bébé commence à pousser sur le périnée, déclenchant alors chez la maman le réflexe de poussée. Il atteint ensuite le détroit inférieur, et se dirige vers la vulve, tête relevée. Dernier obstacle avant sa sortie : le périnée. Aidé par les poussées de la maman sur les contractions, la tête du bébé va étirer ce faisceau de muscles pour franchir la vulve. Lorsque la tête du bébé est enserrée par cet anneau musculaire, la future maman doit arrêter de pousser afin de ne pas brusquer la sortie du bébé et éviter une déchirure du périnée. Millimètre par millimètre, le gynécologue ou la sage-femme guide la sortie de la tête, puis une fois celle-ci dégagée, la dirige vers le bas pour libérer une épaule, puis vers le haut pour dégager l’autre. Le reste du corps suit ensuite très vite.

3. LA DÉLIVRANCE

Cette dernière étape de l’accouchement correspond à l’expulsion du placenta, des membranes et du cordon ombilical, 15 à 20 minutes après la naissance. Elle se déroule en trois étapes :

- le décollement du placenta : sous l’effet des contractions, le muscle utérin se rétracte, entraînant le décollement du placenta.

- l’expulsion : le placenta est expulsé, aidé par une ou deux poussées de la maman et par la pression de la main de la sage-femme sur le fond utérin. La sage-femme vérifie ensuite que le placenta, les membranes et le cordon sont complets.

- l’hémostase : tous les vaisseaux utéro-placentaires qui nourrissaient jusqu’alors le placenta saignent mais en se contractant, l’utérus resserre ces vaisseaux et les saignements finissent pas diminuer. Cette étape est surveillée de près par la sage-femme afin de détecter tout début d’hémorragie de la délivrance, une complication grave de l’accouchement. C’est pour prévenir ce risque que la femme est systématiquement gardée deux heures en salle de naissance après l’accouchement.

Si le placenta n’est pas complet ou si les saignements sont anormalement importants, une révision utérine est réalisée. Ce geste consiste à introduire une main dans l’utérus afin de vérifier qu’il ne reste aucun fragment de placenta ou membranes.

BM

23/01/2022

THROMBOSE

Une thrombose, c’est un caillot appelé aussi thrombus se formant dans un vaisseau sanguin et l’obstruant. Le caillot peut se former dans une veine ou dans une artère. On parle alors respectivement de thrombose veineuse (ou phlébite) et de thrombose artérielle. La complication la plus grave de la thrombose veineuse est l’embolie pulmonaire où le caillot se détache de l’endroit où il s’est formé et migre vers l’artère pulmonaire, pouvant entraîner une mort subite. Les complications des thromboses artérielles sont l’infarctus du myocarde (crise cardiaque), l’accident vasculaire cérébral ou d’autres accidents vasculaires au niveau par exemple des membres inférieurs ou de l’intestin. Il existe plusieurs traitements permettant de prévenir la formation de thrombus ou de les dissoudre.

23/01/2022

La lombosciatique correspond à l’association d’une lombalgie et d’une névralgie du nerf sciatique. Elle se traduit par une douleur se manifestant dans le bas du dos et irradiant dans le membre inférieur. La lombosciatique aiguë est le plus souvent provoquée par une hernie discale .

23/01/2022
23/01/2022

MALAISE VAGAL OU SYNCOPE

Le malaise vagal se traduit par une perte de connaissance durant quelques secondes. Il est dû à la baisse soudaine de la tension artérielle. Le terme « vagal » vient du nerf vague qui traverse l’organisme du cerveau jusqu’à l’estomac, il est chargé de ralentir l’activité cardiaque lorsque celle-ci s’accélère. Au ralenti, le cœur amène moins de sang aux artères, le cerveau est alors moins oxygéné, ce qui entraîne une perte de connaissance spontanée, mais généralement très brêve.

la forme bénigne, se traduit par une forme de syncope ;
la forme plus grave, touche les patients au pathologies sous-jacentes, telles que des anomalies cardiaques, des maladies neurologiques, etc.

les signes avant-coureurs d’un malaise vagal:

- des bouffées de chaleur ;
- des nausées ;
- de la fatigue extrême ;
- une vision embrouillée ;
- des sueurs ;
- de la pâleur ;
- de la diarrhée ;
- des bâillements successifs ;
- des troubles d’audition tels que des acouphènes.

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