07/02/2026
Cet homme d’affaires ghanéen est passé de milliardaire à sans-abri à cause de son meilleur ami…
« Celui qui te couronne connaît aussi la forme de ton cou. ».
Cette phrase résume à elle seule l’une des histoires les plus amères du business africain moderne.
Pendant des années, le capitaine Prince Kofi Amoabeng a incarné le génie entrepreneurial ghanéen.
L’homme qui a révolutionné la banque inclusive au Ghana vit aujourd’hui dans un modeste appartement, avec une seule montre et une seule paire de chaussures.
Il y a plus de trente ans, Kofi Amoabeng fonde UT Bank avec une vision audacieuse : prêter de l’argent aux petits commerçants, aux vendeurs de rue et aux coiffeuses, sur la base de la confiance et non des garanties classiques.
Cette stratégie, jugée f***e à l’époque, s’avère brillante.
En dix ans, la banque passe de 200 à plus de 50 000 clients. UT Bank transforme des vendeurs ambulants en entrepreneurs prospères et devient une marque respectée bien au-delà des frontières du Ghana.
Kofi Amoabeng est alors célébré comme « le PDG le plus respecté du pays ».
Convaincu que son réseau le protégerait, il se rapproche du futur président Nana Akufo-Addo.
Il le conseille, partage sa vision de la réforme bancaire et le soutient ouvertement. Mais cette proximité devient son erreur fatale.
Lorsque son « ami » accède au pouvoir en 2017, la machine se retourne contre lui.
Malgré la présence d’investisseurs prêts à injecter 400 millions de dollars pour sauver UT Bank, le gouvernement choisit de fermer l’établissement, une décision qui coûtera 2,2 milliards de dollars à l’État ghanéen.
« Ils ont aidé certaines banques et détruit la mienne. C’était politique. Ils ont anéanti une marque locale admirée à l’international pour m’abattre », confiera Amoabeng, amer mais lucide.
La chute ne l’a pas touché seul.
Elle a broyé des milliers de vies.
Plus de 15 000 actionnaires ont perdu leurs économies.
Des cadres sont morts sous la pression du stress.
D’anciens emp