04/01/2022
Trop de confusion dans les Christianismes et messianisme
🇬🇧
Voici pourquoi nous fêtons à Noël
Dr Job Mukadi
Depuis plusieurs années, certains chrétiens militent pour que l’Église, dans son ensemble, ne célèbre plus la naissance de Jésus Christ à Noël. Chaque année, il y a un débat entre les ‘‘pro-Noël’’ et les ‘‘anti-Noël’’. Cette publication vient apporter des réponses aussi complètes que possible aux arguments ‘‘anti-Noël’’ ; ce qui va aider chaque chrétien à comprendre que Dieu ne s’oppose pas au fait de célébrer la naissance de Jésus Christ à Noël. S'il vous plaît, pour une fois, ne prenez pas un raccourci argumentaire émotionnel, mais efforcez-vous de lire ce texte jusqu’à la fin, avant de commenter.
1. PREMIER ARGUMENT ANTI-NOËL :
L’origine païenne de Noël
L’argument des ‘‘anti-Noël’’ repose essentiellement sur le fait que, la fête de Noël, fixée au 25/12, a une origine païenne. En effet, cette date correspond au jour de naissance de ‘‘la divinité solaire Mithra’’, et a été fixée comme grande fête du ‘‘Soleil Invaincu’’ (Sol Invictus) par l’empereur romain Aurélien. En 380, l’édit de Thessalonique décrété par l’empereur romain Théodose 1er officialisa le culte catholique orthodoxe et en fit l’unique religion licite de l’Empire romain, interdisant l’ensemble des cultes dits «païens». C’est ainsi que la fête de Noël (du latin Natalis, ce qui signifie jour de la naissance), devient exclusivement chrétienne. Mais, cet argument anti-Noël contient des faiblesses :
a) Remplacer une fête
Le fait de remplacer une fête païenne par une fête chrétienne est une victoire, et c’est conforme aux Écritures. Joas, par exemple, bâtit un autel pour baal, mais Dieu ordonna à son fils, Gédéon, de le renverser, de bâtir l’autel de Dieu sur ‘‘le même rocher’’ où était l’autel de baal, et d’y offrir un holocauste ‘‘avec le bois de l’idole renversée’’ (Jg.6:25-26).
b) Le calendrier
Si les ‘‘anti-Noël’’ veulent donner du crédit à cet argument, ils doivent commencer par se débarrasser du calendrier actuel. Car, ce calendrier que nous utilisons tous pour les usages civils s’appelle ‘‘le calendrier grégorien’’. Il a pour auteur le pape Grégoire XIII, un catholique. Ce calendrier n’a pas été établi par la Bible. C’est un calendrier d’origine païenne et tout le monde s’y soumet sans broncher, y compris les ‘‘anti-Noël’’.
c) Le réveillon du 31/12
Le réveillon du 31/12 a aussi une origine païenne ; il ne tire pas sa source de la Bible. Jésus et les premiers disciples n’ont jamais célébré une nouvelle année ou organisé un culte d’actions de grâces en rapport avec une nouvelle année. À minuit, lorsque les gens crient, ils perpétuent, sans le savoir, une ancienne coutume des pays d’Europe et de la Chine qui affirmait que, «le bruit fait fuir les mauvais esprits».
La pratique chrétienne du réveillon de nouvel an a été introduite par les catholiques. Ils ont appelé ce réveillon la Saint-Sylvestre, du nom du 33e pape catholique (314-355) dont le 31/12 est le jour anniversaire. Le Réveillon de la Saint-Sylvestre est la fête qui célèbre chaque année le départ de l’ancienne année et l’arrivée de la nouvelle. Avant, l’année commençait en mars. Ce sont les catholiques qui ont décidé que l’année commence en janvier.
Janvier provient du nom du dieu Janus, ‘‘dieu des portes des passages et des commencements’’, dans la mythologie romaine. Ce dieu est représenté avec deux visages opposés, car il regarde l’entrée et la sortie, la fin et le début d’une année. Malgré cela, les anti-Noël ne trouvent pas d’inconvénient d’adorer Christ en ce jour-là et de fêter.
d) Les dates sont d’origine démoniaque
En Anglais, en Français, en Italien comme dans d’autres langues romanes, les jours de la semaine portent les noms des démons ; les noms de tous les mois de l’année sont d’origine païenne, et la plupart des mois portent des noms des démons. Je constate seulement que, les ‘‘anti-Noël’’ ne semblent pas se gêner d’adorer Dieu tous ces jours, mais retrouvent curieusement leur spiritualité uniquement le 25/12. Excepté ceux qui sont nés en septembre, octobre, novembre et décembre, toutes les dates de naissance portent des noms des démons. Pour être spirituel, faut-il que chacun de nous change de date de naissance?
e) Les jours de la semaine portent les noms des démons
En Français, en Espagnol et en Italien, tous les jours de la semaine sont dédiés aux démons, excepté le dimanche en Français (jour du Seigneur) et samedi et dimanche en Espagnol et en Italien. Mais en Latin et en Anglais, même le dimanche ne fait pas exception :
1. Lundi, Monday : dies Lunae (jour de la Lune),
2. Mardi, Tuesday : dies Martis (jour de Mars),
3. Mercredi, Wednesday : dies Mercurii (jour de Mercure),
4. Jeudi, Thursday : dies Jovis (jour de Jupiter),
5. Vendredi, Friday : dies Veneris (jour de Venus),
6. Samedi, Saturday : dies Saturni (jour de Saturne),
7. Dimanche, Sunday : dies Solis (jour de Soleil).
Lorsque vous dites à quelqu’un : «Le mercredi, je dois aller à l’église», vous avez dit: «Le jour du dieu Mercure, je dois aller à l’église». Ne faites pas semblant de l’ignorer. Les jours de la semaine portent les noms démoniaques.
f) Les mois de l’année portent les noms des démons
1. Janvier : provient du nom du dieu Janus, dieu des portes des passages et des commencements, dans la mythologie romaine, représenté avec deux visages opposés, car il regarde l'entrée et la sortie, la fin et le début d'une année.
2. Février : du latin populaire febrarius, dérivé du latin classique februarius, issu du verbe februare «purifier». Février est donc le mois des purifications. Voir aussi Apollon.
3. Mars : provient du dieu de la guerre Mars.
4. Avril : du latin aprilis «avril» qui peut avoir la signification d’ouvrir, car c’est le mois où les fleurs s’ouvrent. Aprilis (avril) était le deuxième mois du calendrier romain. Ce mois était dédié à la déesse grecque Aphrodite. Il devient graduellement, selon les pays, le 4e mois de l’année lorsque, en 532, l’Église de Rome décida que l’année commence le 1er janvier, voir Denys le Petit.
5. Mai : du latin Maius (mensis) «le mois de mai», provient de la déesse Maïa, l'une des Pléiades et mère de Mercure
6. Juin : vient du latin junius. Ce nom fut probablement donné en l’honneur de la déesse romaine Junon. À l’époque antique, c’était le quatrième mois du calendrier romain.
7. Juillet : deux interprétations possibles : altération de l'ancien français juignet «juillet» proprement «petit juin» et du lat. julius (mensis), nom du 7e mois de l'année (proprement mois de Jules, en l'honneur de Jules César, né dans ce mois, réformateur du calendrier romain).
8. Août : du lat. augustus, «consacré par les augures», substitué en l'honneur de l'empereur Auguste à Sextilis (mensis) (qui est le sixième mois après le printemps).
9. Les mois de septembre, de septem (mensis) : septième mois de l’année romaine).
10. Octobre : lat. october (mensis) «octobre, huitième mois de l'année romaine» (dér. de octo : «huit»).
11. Novembre (novem : «neuf» ).
12. Décembre (lat. class. december, dér. de decem : «dix», décembre étant le dixième mois de l'année romaine) ne se comprennent qu’en commençant l'année à l'équinoxe de printemps, au mois de mars.
g) Dimanche est d’origine démoniaque
Les ‘‘anti-Noël’’ essaient de faire croire qu’ils prient le dimanche parce que c’est le jour de la résurrection de Jésus, et que, parfois, les disciples se réunissaient le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche. Cet argument pose un sérieux problème parce que se rassembler le premier jour de la semaine n’était ni une loi civile ni une loi religieuse. Même s’ils le voulaient, les premiers disciples ne pouvaient pas décréter un jour férié, un tel acte ne pouvant être posé que par une autorité détenant le pouvoir de décision.
Les premiers disciples se réunissaient tous les jours (Ac.2:46-47). Et le sabbat était encore un grand jour. Il est écrit : «Le jour du sabbat, nous nous rendîmes, hors de la porte, vers une rivière, où nous pensions que se trouvait un lieu de prière. Nous nous assîmes, et nous parlâmes aux femmes qui étaient réunies» (Ac.16:13). Et encore: «Paul discourait dans la synagogue chaque sabbat, et il persuadait des Juifs et des Grecs» (Ac.18:4). Il y a aussi Ac.13:14; 42, 44. Personne n’a jamais conclu que, Paul était sous la loi parce qu’il allait à la synagogue chaque sabbat.
La vérité est que, le dimanche est considéré comme «un jour de repos» depuis le règne de l’empereur romain Constantin 1er qui en a fait le «Jour du Soleil» par une loi du 7 mars 321 en hommage au ‘‘Soleil Invaincu’’, le même démon qui, soixante ans plus t**d, régnera le jour de Noël. Et, jusqu’à ce jour, le dimanche garde en Anglais son nom original : ‘‘Sunday’’, le jour du dieu ‘‘Soleil Invaincu’’, ce même démon que les ‘‘anti-Noël’’ disent être à l’origine de la fête de Noël. De toute évidence, cette vérité ne les gêne pas de prier le dimanche, et ne semble même pas produire en eux la simple intention de changer de jour de culte.
C’est t**d que le jour du dieu ‘‘Soleil Invaincu’’ fut assimilé au «jour du Seigneur» par les catholiques. C’est donc historiquement prouvé que, le dimanche (du Latin, dies dominicus) comme «jour de repos», n’a pas d’origine biblique comme le sabbat, mais une origine païenne, exactement comme Noël.
Puisque dimanche et Noël ont tous les deux étaient sous le règne du même fameux dieu ‘‘Soleil Invaincu’’, pourquoi, dans ces conditions, les ‘‘anti-Noël’’ récusent-ils Noël et gardent-ils un silence pesant sur le dimanche? Depuis que j’ai cru en Jésus-Christ, à plusieurs reprises, j’ai vu Noël tomber un dimanche. Jamais je n'ai vu un seul ‘‘anti-Noël’’ fermer son église en ce jour. Comme nous, tous ont adoré Christ à Noël, sans se rendre coupables.
Jésus-Christ, notre Maître, dit : «Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'œil de ton frère» (Mt.7:3-5).
2. DEUXIÈME ARGUMENT ANTI-NOËL :
Jésus Christ n’est pas né le 25/12 et le mot Noël n’est pas dans la Bible
Tout le monde sait que Christ n’est pas né le 25/12, y compris ceux qui célèbrent la naissance de Christ le jour de Noël. Il s’agit d’une date conventionnelle pour une commémoration. Il est vrai que, le mot Noël n’est pas écrit dans la Bible. Ce mot vient du Latin ‘‘Natalis dies’’, et signifie le jour de la naissance.
Toutefois, je voudrais seulement faire observer aux ‘‘anti-Noël’’ que, si le mot Noël et le 25/12 ne sont pas dans la Bible, le 31/12 non plus n’est dans la Bible. Jésus et les premiers disciples ne célébraient pas le début d’une nouvelle année, et n’organisaient pas un réveillon d’actions de grâces pour glorifier Dieu pour une nouvelle année. De quel droit les ‘‘anti-Noël’’ adorent-ils Dieu le 31/12, et interdisent-ils aux ‘‘pro-Noël’’ d’adorer le même Dieu le 25/12? Certains ont essayé maladroitement de se donner bonne conscience en évoquant la Pâque qui devait être célébrée au premier mois. Le problème est que, la Pâque n’était pas célébrée le 1er jour du premier mois, mais le 14e jour (Lé.23:5). En plus tout le monde sait que, la Pâque n’est pas le nouvel an.
3. TROISIÈME ARGUMENT ANTI-NOËL :
Jésus et les premiers disciples n’avaient ni fêté Noël ni ordonné sa célébration.
Les ‘‘anti-Noël’’ refusent aux ‘‘pro-Noël’’ le droit de célébrer la naissance de Jésus Christ à Noël parce que la date et la fête ne sont pas reprises dans la Bible. Mais, ils ne se gênent pas de célébrer d’autres dates qui ne sont pas reprises dans la Bible, les anniversaires de mariage, de naissance, du ministère, de l’indépendance.
a) Ce qui n’est pas écrit n’est pas forcément un péché
Quelque chose n’est pas forcément un péché parce que ce n’est pas écrit dans la Bible. Prenons un exemple. Tous, pro et anti-Noël, nous dansons dans nos cultes, lorsque nulle part on ne voit Jésus ou les apôtres danser. Nous avons des chorales organisées, lorsqu’on n’en voit aucune dans l’Église primitive. Nous lavons nos mains avant de manger, lorsque Jésus et les premiers disciples ne le faisaient pas. Nous utilisons la sonorisation, l’avion, le train, l’Internet, le téléphone, sans chercher à les trouver d’abord dans la Bible, et sans nous soucier si c’est un sorcier ou un chrétien qui les avait inventés…
b) Le fondement biblique de Noël
Le fait que le mot Noël ne soit pas dans la Bible n’enlève pas à la fête de Noël son fondement biblique. En effet, lorsque l’ange disait que, «la Bonne Nouvelle de la naissance de Jésus sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie» (Lu.2:10-11), il annonçait une célébration future pour ‘‘tout le peuple’’, c’est-à-dire, les croyants et les non-croyants. Ainsi, au jour du Jugement, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas que le Messie était déjà venu.
Chaque année, cette prophétie s’accomplit sous nos yeux. Et, sans contrainte, en public ou en privé, les gens célèbrent la première venue de Jésus Christ avec une ‘‘grande joie’’ telle qu’annoncée par l’ange. Il est contreproductif et irresponsable de critiquer ceux qui ne savent même pas pourquoi ils se réjouissent, et qui versent dans la débauche. Comme Paul à Athènes, c’est notre responsabilité de leur ‘‘annoncer Celui qu’ils célèbrent sans le connaître’’ (Ac.17:23).
LES ANTI-NOËL RESPECTENT UN DÉMON RENVERSÉ
Refuser d’adorer Christ le jour de Noël, à cause de l’idolâtrie qui était pratiquée en ce jour il y a plus ou moins 17 siècles, c’est respecter, sans le savoir, l’autorité d’un vieux démon renversé ; c’est craindre sa colère et c’est se battre pour ‘‘le rétablir dans ses droits’’. C’est une honte, quand on sait que, la plupart des mondains et des idolâtres ne connaissent même pas ce démon, et que, chaque année, ce sont les chrétiens eux-mêmes qui lui font une publicité gratuite.
CONCLUSIONS
Je viens de démontrer, avec luxe des faits historiques que, le calendrier actuel, la fête de Noël, le réveillon de fin d’année, le dimanche, les noms des jours de la semaine, les noms des mois, ont tous une histoire païenne et démoniaque. Ce qui signifie que, condamner Noël et innocenter les autres jours est une corruption intellectuelle, morale et spirituelle.
Si les ‘‘anti-Noël’’ pensent que, les ‘‘pro-Noël’’ sont faux parce qu’ils adorent Christ à Noël, c’est qu’ils sont autant faux qu’eux, parce qu'ils adorent Christ le dimanche et le 31/12. S’ils sont vrais, alors ils sont autant vrais qu’eux. Car les ‘‘pro-Noël’’ font à Noël exactement ce que les ‘‘anti-Noël’’ font le dimanche et le 31/12.
C’est une erreur que de fermer l’église le jour de Noël ou de dire aux chrétiens de ne pas célébrer Christ en ce jour. Être biblique ou spirituel, c’est aussi avoir les réflexes d’un évangéliste (2Ti.4:5). Comme Paul à Athènes, nous devons faire quelque chose pour gagner des âmes qui cherchent Christ en ce jour-là. À Athènes, Paul ne s'était pas enfermé chez lui. Cependant, il s'était servi d’une idole pour annoncer Christ. Il dit aux athéniens : «En parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription : À un dieu inconnu! Ce que vous révérez sans le connaître, c’est ce que je vous annonce» (Ac.17:23).
Noël n’est pas un jour ordinaire. C'est une immense opportunité que le Seigneur donne à l’Église pour gagner des âmes des ceux qui célèbrent un Christ qu’ils ne connaissent pas. Sur ce point, les ‘‘anti et les pro Noël’’ devraient se mettre d’accord.
Joyeux Noël à tous !
Dr Job Mukadi