Nouvelle Dynamique: Mukoko Samba

Nouvelle Dynamique: Mukoko Samba La Nouvelle dynamique se veut l’expression d’une jeunesse engagée et mobilisée pour susciter l’idéal d’un leadership vertueux et exemplaire en RD Congo.

05/04/2017

La non-application de l’Accord de St Sylvestre risque de plonger le pays dans une crise économique grave.

Pour le professeur Mukoko Samba, si l’on ne prend pas garde, la RDC risque de replonger dans une grande crise comme celle connu vers les années 1990.

Il faut qu’on bouge, et sur le terrain économique et sur le plan politique. Les deux sont liés.

Nos aïeux ont été forcés de quitter l'Afrique pour une terre inconnue aujourd'hui nos enfants quittent l'Afrique libreme...
29/08/2015

Nos aïeux ont été forcés de quitter l'Afrique pour une terre inconnue aujourd'hui nos enfants quittent l'Afrique librement et affrontent même la mort pour atterrir à l'El dorado européen.

Un rêve imaginaire.

Ils fuient les innombrables guerres intestines qui, du Nigeria au Kenya en passant par le Mali, la Centrafrique, le Soudan, voire meme la RdCongo, la corne de l’Afrique, etc., etc., sèment le désordre, la peur et la mort.

Mais il n’y a pas que ça. Le principal moteur de cet exode est économique. Ces populations, gonflées par une démographie galopante, ne trouvent plus, sur leur sol, de quoi vivre dignement, de quoi manger, ou de quoi vivre simplement. Pourquoi cette quasi inexistence d'une culture vivrière de pays Africains?

A l’occasion du premier anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, le 30 juin 1961, Son Éminence Mgr Jo...
04/07/2015

A l’occasion du premier anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, le 30 juin 1961, Son Éminence Mgr Joseph – Albert Malula, alors Evêque Auxiliaire de Léopoldville ( devenu depuis lors Kinshasa ) a célébré un Te Deum d’action de grâce, en l’Eglise Notre–Dame du Congo.

Etaient présents à cette cérémonie Son Excellence Monsieur Joseph Kasa – Vubu, Chef de l’Etat, les Ministres, les Députés, les Sénateurs, Son Excellence Mgr Mojoïsky – Perrelli, Délégué Apostolique pour le Congo, le Rwanda et le Burundi, le Corps diplomatique et de nombreuses autorités civiles et religieuses de la Capitale.

Ensemble méditons et réfléchissons:

“ Mes chers Frères, que le Dieu de la Paix soit avec vous tous. En ce jour anniversaire de l’accession de notre pays à l’Indépendance, partout à travers le Congo, se déroulent des manifestations de joie populaire. Pour ne pas être pleine, cette joie n’en sera pas moins réelle. Elle retentira bien sûr dans des cœurs brisés par le deuil, accablés par la souffrance et la misère, une joie mêlée d’incertitudes et d’angoisses peut – être, joie d’un pays Indépendant, mais violemment secoué et encore à la recherche de son parfait équilibre. Joie quand même, car notre population se réj***ra dans la Liberté.

L’annonce de la prochaine rencontre de tous les responsables de ce pays ouvre nos cœurs à l’espérance. Pasteur de vos âmes, il est de mon devoir de vous parler, à vous qui portez devant Dieu et devant les hommes la responsabilité du destin de notre pays. Que puis – je faire de mieux que d’adresser à vous et à toute cette terre du Congo, le message de paix que les anges apportèrent à l’humanité toute entière : “ Et in terra pax ! ” Et paix aussi à cette Terre du Congo, paix à tous ses enfants de bonne volonté.

Ces enfants de bonne volonté, c’est tout ce peuple congolais qui souffre aujourd’hui sans que ce soit de sa faute. Ces enfants de bonne volonté, c’est vous, chefs terrestres, à qui ce peuple avait confié le sort de son destin. Puissiez – vous comprendre, mes frères, que la véritable paix à laquelle aspire ce peuple est celle qui résulte du respect des droits de Dieu et du respect des droits de chaque homme.

Les droits de Dieu

O ! Vous, chefs terrestres, comprenez que votre autorité vient de Dieu ; sachez qu’au – dessus de vous, il y a le Roi des rois et que tous les chefs temporels lui sont soumis. C’est lui qui a dit : “ Gloriam mecam alteri non dabo ”, “ Ma gloire je ne la céderai jamais à un autre ”. A lui, toutes les autorités de la terre rendront compte de la manière dont ils auront conduit leur peuple.

Quelle paix loin de Dieu et de sa Loi ? Le Grand Africain Saint Augustin nous invite à méditer ces paroles profondes dont lui – même a expérimenté la vérité : “ Inquietum est cor nostrum donec requiescar in Te, Domine ”. Notre cœur sera toujours dans l’angoisse, jusqu’au jour où il retrouvera sa paix en vous, Seigneur.

Et le Psalmiste nous prévient : “ Nisi Dominus aedificaverit domun, in vanum… ” Si ce n’est pas le Seigneur qui bâtit la maison, c’est en vain que travaillent ceux qui l’édifient ’’.

Les droits du peuple

Faisant miennes les parole du Christ, je vous crie : “ Misereor super turbam ”. J’ai pitié de cette foule d’hommes, de femmes et d’enfants qui souffrent. Elle souffre dans son corps et dans son âme. Un déluge de désordres s’est abattu sur notre pays. Si l’on peut se réj***r de l’effort généreux et désintéressé de plusieurs ( étrangers notamment ), on doit cependant regretter de respirer encore si souvent l’odeur nauséabonde de l’injustice, de la corruption et de l’immoralité. Vous avez été élus par le peuple et pour le peuple. C’est lui que vous devez servir tout d’abord. Si vous vous servez de lui comme d’un tremplin pour “ arriver ” , il vous haïra au lieu de vous aimer. Ce peuple qui souffre aujourd’hui attend de vous la fin de sa misère, la véritable paix, celle qui rendra à nos centres administratifs, villages, campagnes et villes, leur tranquillité et leur prospérité industrielle ; la paix qui permettra à nos frères agriculteurs de j***r des fruits de leur labeur. Ce peuple attend de vous les conditions d’existence favorables à son épanouissement humain et à la poursuite de sa destinée surnaturelle.

Union des esprits et des cœurs

Cette paix ne peut être obtenue que si vous tous, chefs terrestres, vous réalisez l’union des esprits et des cœurs. L’intérêt supérieur de la Nation l’exige. En effet, tout royaume divisé en lui–même ne peut subsister et résister. Cette terre est la nôtre, à nous tous. C’est dire qu’elle a besoin de tous ses enfants, de leur intelligence pour penser, de leurs bras pour travailler, de leurs cœurs pour aimer. La course au pouvoir, les ambitions personnelles, les rivalités et les oppositions tribales sont un poison pour la Nation. Le Congo veut des chefs compétents, mais surtout capables de se dépasser dans un élan de dévouement désintéressé.

Mes frères, le peuple qui vous a choisi attend, las des misères ; ses yeux dilatés par l’espérance de son salut prochain, seront tournés vers la colline où vous vous rencontrerez pour décider de son sort. Allez – vous le décevoir encore ?

Lutte contre les ennemis de la nation

Un drame se joue au cœur de l’Afrique. Deux forces s’affrontent au Congo : le matérialisme d’où qu’il vienne et nos traditions spiritualistes. Le Congo est devenu le terrain de leur irréductibilité antagonisme. La lutte est d’autant plus âpre que le Congo servira d’un magnifique tremplin pour subjuguer le continent africain. C’est avec un cœur plein d’angoisse, mes frères, que j ‘élève ma voix pour avertir ceux qui ont la responsabilité de ce pays. Il n’y a qu’une option possible. “ Qui n’est avec Moi, dit le Christ, est contre Moi ”.

Unissons – nous, mes frères. Une poignée d’hommes de bonne volonté, auxquels je rends aujourd’hui un vibrant hommage, ayant comme arme leur foi en Dieu et leur dévouement à la Nation, ont pu endiguer la vague de tyrannie qui menaçait de réduire notre pays à l’esclavage. Nous ne cessons d’invoquer pour eux, Celui qui, du haut des cieux, dirige nos seulement les hommes mais aussi les événements. Qu’avec l’aide de Sa grâce, ceux qui ont commencé l’œuvre de pacification de notre pays, puissent l’achever.

Nous avons des valeurs typiquement africaines : notre foi en Dieu et l’espérance de revoir de nos ancêtres, glorieux, dans le grand village du Père Céleste. Nous nous unirons pour défendre ces richesses. Le matérialisme, cette course aux plaisirs, au confort, à l’intérêt égoïste ; cette superstition moderne qui, faisant miroiter devant les yeux de l’humanité le mirage d’un bonheur parasidiaque terrestre, menace d’emberlificoter certains de nos frères ; en réalité cette superstition des pays soi – disant hypercivilisés ne cherche qu’à nous réduire à un esclavage dans lequel les Droits de la personne humaine, de la famille et de Dieu sont littéralement méconnus.

Pasteur de vos âmes, je ne puis passer sous silence cet autre danger, non moins grand pour l’âme bantoue : l’infiltration dans notre pays de faux bergers. Certains perturbateurs d’avant l’Indépendance s’ingénient à se faufiler dans nos rangs sous le fallacieux prétexte d’être conseillers ou techniciens. On les chasse par une porte, ils rentrent par l’autre. Que veulent – ils ? Diviser les Congolais, attiser les haines, susciter ici les vieilles querelles de leur pays, faire perdurer la crise congolaise. Nous n’avons pas besoin de semeurs de zizanie au moment où tous les enfants de ce pays doivent conjuguer leurs efforts pour bâtir une nation forte et prospère. Que tous ceux qui nous tendent la main sachent que nous attendons d’eux une aide désintéressée, mais que nous nous opposerons farouchement à toute tentative qui viserait de violer dans l’âme bantoue ce qu’elle a de plus précieux : le sens du divin.

Mes chers frères, l’entente que je vous recommande n’est pas un simple geste de courtoisie. Elle est une question de vie ou de mort pour la Nation Congolaise. Cette réconciliation nationale ne sera pas en effet, une stagnation, mais, à votre honneur, elle sera le point d’un essor prodigieux pour le bonheur de tous les Congolais dans la liberté ”.

copyright© Nouvelle Dynamique 2014

Le 30 Juin 1960, cette volonté commune de la quête de l'indépendance exprimée par la classe politique congolaise est un ...
30/06/2015

Le 30 Juin 1960, cette volonté commune de la quête de l'indépendance exprimée par la classe politique congolaise est un Contrat social.

Chers amis de la Nouvelle dynamique, les auteurs de notre hymne national,"Debout Congolais" ont bien traduit l'idée d'un autre Congo. Le chant marque une rupture et appelle à un nouveau départ.

L'hymne s'ouvre par les mots "Debout Congolais", peut-il y avoir encore appel plus fort que cette interpellation brutale.

Le chant nous demande de nous lever, de quitter notre position foétale, de redresser nos fronts plutôt que de regarder notre nombril, de nous lever non pas en ordre dispersé, mais ensemble car le sort (le hasard de l'histoire!) nous a unis, et unis nous devons rester dans l'effort pour l'indépendance. Ce vers est, pour moi, le plus beau de l'hymne. Levons-nous unis dans l'effort pour l'indépendance.

L'indépendance n'est donc pas un moment qui passe. Elle est un objectif vers lequel il faut tendre, pour lequel chaque jour il faut travailler davantage.

Le chant nous rappelle que ce n'est pas grâce à nos dotations naturelles (nos fameuses richesses!!!) que nous bâtirons cet autre Congo. C'est plutôt par le labeur, le travail (c'est d'ailleurs pourquoi les auteurs nous appellent à travailler unis pour l'indépendance, par le travail!).

L'appel au mouvement, à l'unité, à la paix, et à la concorde est présent tout au long du chant. Le 30 juin n'est que ce moment unique qui doit nous rappeler notre devoir pour la solidarité, notre devoir de protéger notre souveraineté, notre engagement pour préserver la liberté pour nous et les générations futures.

J'ai donc raison de croire en un autre Congo. Cet autre Congo n'est pas dans les gisements de diamant du Kasaï, ni dans les gisements de cuivre du Katanga. Cet autre Congo réside dans le travail que les Congolais doivent entreprendre pour demeurer un peuple libre et indépendant.

L'indépendance n'est pas un évènement passé que l'on doit fêter un certain jour de l'année, c'est une quête, l'indépendance est à conquérir.

31/05/2015

Le Congo ne souffre t-il pas d'un désastre moral collectif ? Par le Professeur Mukoko Samba Daniel.

Chers amis,

J'ai été absent de cette page pendant plusieurs semaines. Je sais que j'en ai déçu plus d'un. Mais, il est toujours utile de marquer un temps d'arrêtavant de faire les grands choix. J'avais donc choisi de surseoir à l'action immédiate pour mieux réfléchir. D'où le “silence”!

Puis, lors d'un récent séjour à N'kamba, ville sainte en avril dernier, je me suis posé une question: "quels sont nos repères, nous Congolais, en tant que peuple?" Où sont ces lieux, ces monuments rassembleurs, ces vestiges où nous pouvons retrouver les pas de ceux qui nous ont précédés et qui ont tracé la voie pour la Nation? Les Kimbanguistes ont N'kamba où meurent doutes, polémiques, et toutes autres hésitations, N'kamba d'où émane la vision d'une Eglise qui se veut universelle et qui marche sans désemparer vers l'accomplissement de sa mission.

Il devrait en être de même pour la marche de la Nation congolaise. Et pourtant! Tout porte à croire que notre communauté nationale s'est déglinguée . Elle marche, ou plutôt elle se meut défigurée, désarticulée, parfois en lambeaux, comme un épouvantail mû par une main invisible. Elle manque de repères, c'est certain. Elle se cache derrière le paravent des textes juridiques et des institutions politiques. La mort y est désormais banalisée, la déchéance morale y est tolérée, le monde politique est une marre boueuse où les lignes droites ne sont pas droites, les triangles n'ont pas trois côtés, et le paradoxe de Condorcet est la norme (entendez aucune relation n’est transitive).

Écoutant le Président François Hollande lors de la panthéonisation de quatre résistants français hier mercredi 27 mai 2015, j'ai été frappé par cette phrase de Germaine Tillon, ethnologue française et l’une des quatre résistants, tirée de son oeuvre Ravensbrück: "Je suis convaincue au contraire qu'il n'existe pas un peuple qui soit à l'abri d'un désastre moral collectif". G. Tillon faisait allusion à la barbarie nazie, mais aussi à l'horreur de la guerre d'Algérie. Je me demande toutefois si le Congo ne souffre pas d'un désastre moral collectif. Si c'est le cas, alors nous, Congolais, pris collectivement, sommes partie du problème du Congo au lieu d'être acteurs de l'émergence de ce grand pays. Oui, posons nous la question: qu'est ce qui justifie notre apathie, notre propension à l'inertie, notre incapacité à faire bouger les lignes, alors même que l'horizon s'assombrit devant nous. Le monde tel que nous l'avons connu pendant et après la Guerre froide n'existe plus. Nous sommes entrés dans une ère nouvelle dont les contours ne sont pas encore connus avec exactitude. Le monde bouge, de l'Europe orientale au Moyen-Orient. Boko Haram fait frémir le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad. Aqmi menace la Mauritanie et le Mali. La Libye est cette plaie béante qui empoisonne tout le Sahel et les États méditerranéens. Les Shebab menacent le Kenya et la Somalie. En RCA Séléka et anti-balaka doivent réapprendre à vivre ensemble. Les groupes armés résistent encore aux assauts des FARDC dans l'Est du Congo. Plusieurs pays africains sont gagnés par la psychose des alternances constitutionnelles. Poutine a récupéré la Crimée et menace l'Est de l'Ukraine. Les pays baltiques s'inquiètent de menaces russes. La Chine bombe le torse. Les États Unis tiennent à redessiner la carte économique du monde en punissant les pays dépendants du pétrole. Ce nouveau monde, nous ne le connaissons pas. Il vient avec ses nouvelles opportunités et seS nouvelles menaces. Pendant ce temps, chez nous, on feint de souffrir de myopie alors que la RD Congo est l'état africain dont l'existence, du reste contestée par certains politologues et historiens, est la plus menacée.

Le Congo de Kasa-Vubu et de Lumumba a besoin de repères clairs. Reconnaissons que nous nous sommes perdus dans la succession des événements douloureux. J'ai noté cette belle interpellation du Professeur sud-africain Sipho Seepe dans les pages du journal The New Age du 18 mai 2015 (p. 19): "... we cannot reclaim our humanity without addressing the cultural decimation and psychological damage wrought by both apartheid and colonialism [nous ne pouvons pas retrouver notre humanité si nous ne nous préoccupons pas de la mise à mort culturelle et de dommages psychologiques nous infligés par l'apartheid et le colonialisme]"

Oui, retrouvons d'abord notre humanité. Et la clé de cette quête réside dans la distinction entre "le bien pour tous" et le"bien pour soi".

19/05/2015

L’excellence n’est pas un privilège, c’est un droit. L’excellence doit être partagée, pas abaissée. Dixit le Président français F. Hollande.

Tentative ou cout d'état consommé au Burundi? Fratricide, l'ex chef d'état major est membre de la famille politique du P...
13/05/2015

Tentative ou cout d'état consommé au Burundi? Fratricide, l'ex chef d'état major est membre de la famille politique du Président Pierre Nkurunziza.

Alors qu’en Tanzanie, un sommet réunit plusieurs chefs d’Etat pour faire le point sur la crise qui secoue le pays, à Bujumbura, l’ex-chef d’état-major, Godefroid Niyombaré, annonce sur une radio privée la destitution du président Pierre Nkurunziza. La capitale burundaise est le théâtre depuis plusieurs semaines de manifestations contre le président et sa candidature à un troisième mandat.

Le Club Congo Émergent, CEE en sicle, est un groupe de réflexion et d'émancipation citoyenne initié par le Prof. Daniel ...
03/05/2015

Le Club Congo Émergent, CEE en sicle, est un groupe de réflexion et d'émancipation citoyenne initié par le Prof. Daniel Mukoko Samba dont le seul but visé est de bâtir un consensus autour du projet d'une plus grande, plus belle et prospère Maison Congo.

Pour ceux ou celles qui ne l'ont pas encore fait, chers amis, cliqués sur le lien ci-dessous, aimer la page et inviter d'autres amis à partager la page.

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Robert Mugabe, président du Zimbabwe et de l'Union africaine.Très remonté contre ses voisins sud africains, en particuli...
29/04/2015

Robert Mugabe, président du Zimbabwe et de l'Union africaine.

Très remonté contre ses voisins sud africains, en particulier le Roi Zoulou, accusé d’être à l’origine des violences xénophobes, Robert Mugabé, s’est abstenu publiquement de lui serrer la main. « Nous sommes choqués, dégoûtés et avons en horreur ce qui s’est passé à Durban. Des Africains ont été délibérément brûlés à mort par certains membres de la communauté zoulou » avait-il affirmé en réaction aux actes xénophobes commis en Afrique du Sud.

Depuis les années 2000, en Afrique du Sud, les émeutes xénophobes constituent un phénomène récurrent (1), inscrit dans un contexte de crise économique, de chômage, d'insécurité, de crise sociale et de flux migratoires incontrôlés.

Les actuelles émeutes débutèrent fin mars 2015 dans la région du Natal, encouragées par le roi des Zulu. Elles s'étendirent ensuite aux townships (zones urbaines réservées aux non-Blancs) de la région de Johannesburg, où les immigrés africains, Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou encore Nigérians, furent pris pour cible, lynchés ou forcés à se réfugier dans les camps militaires, pendant que leurs maigres biens étaient pillés. Pour tenter de mettre un terme à ces violences, l'armée fut déployée dans les townships, comme dans les années 1980-1990, aux pires moments de la lutte contre le régime blanc.

Au début du mois d'avril, ces violences "xénophobes" prirent une telle ampleur que le Malawi décida d'évacuer ses ressortissants, pendant que le Mozambique demandait fermement aux autorités sud-africaines d'assurer la protection de ses nationaux.

Les Zulu, une des principales ethnies d'Afrique du Sud, apparaissent en pointe dans ces tragiques événements pour trois grandes raisons:

1. C'est par le port de Durban que débarquent nombre de clandestins. Et, la région du Natal a une frontière commune avec le Mozambique, pays d'origine de nombreux immigrés et relais pour ceux venus d'autres régions d'Afrique.
2. Nombreux dans les mines et les industries de la région de Johannesburg, les Zulu dénoncent la concurrence à l'embauche exercée par les immigrés. 3. Dans la perspective des prochaines élections présidentielles auxquelles le président zulu, Jacob Zuma, ne pourra pas se représenter car la Constitution interdit de briguer un 3e mandat. Certains extrémistes zulu craignent des naturalisations massives qui feraient pencher le vote vers un non Zulu.

La xénophobie n'est cependant pas l'apanage des Zulu puisque la région du Cap, où la population zulu est quasiment inexistante, est également touchée.

L'émigration vers l'Afrique du Sud s'explique car le pays a longtemps fait figure d'eldorado. De plus, après 1994, année qui vit l'accession d'une majorité noire au pouvoir, l'idéologie de la nouvelle Afrique du Sud post-raciale fut l'ouverture et le multiculturalisme. Il est également important de rappeler qu'ayant très largement participé à la lutte contre le régime blanc, le Zimbabwe et le Mozambique estimaient qu'en retour, leurs propres ressortissants avaient, en quelque sorte, droit aux fruits de la libération.

Selon les chiffres officiels, les immigrés légaux et illégaux vivant en Afrique du Sud seraient plus ou moins 5 millions pour une population de 45 millions de citoyens. Ces chiffres sont cependant à la fois invérifiables et peu fiables; d'autant plus qu'en 2008, les étrangers vivant dans le pays étaient alors estimés à 8 millions au moins dont 3 à 4 millions de clandestins. Cependant, que ces chiffres soient réels ou fantasmés, la réalité est que la population sud-africaine ressent une forte pression étrangère et comme la machine économique est en panne, des tensions éclatent car le pays est incapable de donner à la fois du travail à ses chômeurs et aux immigrés. Nous sommes là au coeur du problème.

Bien que totalisant un quart du PIB de tout le continent, l'Afrique du Sud est en effet en crise. L'état des lieux de son économie a été dressé dans le "Rapport économique sur l'Afrique" pour l'année 2013, rédigé par la Commission économique de l'Afrique (ONU) et l'Union africaine. Pour la période 2008-2012, l'Afrique du Sud a ainsi été classée parmi les 5 pays "les moins performants" du continent, devançant à peine les Comores, Madagascar, le Soudan et le Swaziland, quatre pays en faillite...

Alors qu'en 2000, il avait été acté par 189 Etats signataires que les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ne pourraient être atteints sans un minimum de croissance annuelle de 7% durant plusieurs années, pour l'année 2014, la croissance du PIB sud-africain ne fut que de 1,8% (1,9% en 2013, 2,6% en 2012 et 3,5% en 2011).

Toutes les branches du secteur industriel sont en crise, à commencer par les industries de main d'œuvre (textile, vêtement, chaussures), qui n'ont pu résister aux importations chinoises. Quant aux secteurs de la mécanique dans lesquels, avant 1994, l'Afrique du Sud produisait la majeure partie des pièces dont ses industries avaient besoin, ils sont aujourd'hui frappés de plein fouet, car ils ne sont plus compétitifs en économie ouverte.

Les mines qui représentent 10% du PIB sud africain, qui emploient 8% de la population active et qui sont le premier employeur du pays avec 500 000 emplois directs, traversent elles aussi une très grave crise. Elles ont ainsi perdu prés de 300.000 emplois au cours des dix dernières années. Les pertes de production et de revenus, qui se conjuguent avec des coûts d'exploitation en hausse constants, ont pour conséquence la fermeture des puits secondaires et la mise à pied de milliers de mineurs. Or, dans les zones d'extraction, toute l'économie dépend des mines.Pour relancer la production, il est urgent d'investir des sommes colossales, mais le climat social décourage les investisseurs au point que la question se pose désormais d'un glissement d'activité vers les pays émergents dans lesquels le monde syndical est inexistant. Le chômage va donc encore augmenter.

L'agriculture a elle aussi perdu plusieurs centaines de milliers d'emplois, car les interventions et les contraintes de l'Etat-ANC au sujet de la main d'oeuvre ont eu pour résultat d'inciter les fermiers blancs à mécaniser, ce qui a amplifié le mouvement de migration des zones rurales vers les villes, essentiellement vers les régions de Johannesburg et du Cap.

Le climat social est donc lourd car, au lieu de se combler, comme l'ANC le promettait en 1994, les inégalités se sont au contraire davantage creusées, nourrissant les sentiments hostiles à l'égard des étrangers.

En 2014, 65% des familles noires vivaient ainsi en dessous du seuil de pauvreté. Quant au chômage, il était officiellement de 25% de la population active alors que les agences indépendantes parlaient de plus de 40% avec des pointes à 80% dans certaines régions.

Tout cela a fait dire à Julius Malema, le bouillant leader noir "qu'en Afrique du Sud, la situation est pire que sous l'apartheid. La seule chose qui a changé, c'est qu'un gouvernement blanc a été remplacé par un gouvernement de Noirs". En dépit de ses outrances, Julius Malema dit, en partie vrai, car économiquement et socialement, un abîme s'est en effet creusé entre une minorité de privilégiés noirs les Blacks Diamonds, et des millions de chômeurs, d'assistés et de travailleurs sous-payés qui paralysent le pays avec de continuels mouvements de revendication. N'étant pas entendus par les dirigeants, ces derniers n'ont que la violence pour s'exprimer.

L'Afrique du Sud est ainsi quotidiennement secouée par des mouvements sociaux de plus en plus fréquents, qui prennent régulièrement un tour quasi insurrectionnel. Les immigrés en sont les premières victimes.

Copyright Freddy Mulongo 2015

28/04/2015

La discipline est mère de succès!
Sommes-nous disciplinés? Allons nous réussir?

Assistons nous à une nouvelle ère politique? Est ce que c'est une nouvelle philosophie politique en Afrique, celle de pa...
02/04/2015

Assistons nous à une nouvelle ère politique?

Est ce que c'est une nouvelle philosophie politique en Afrique, celle de passation pacifique du pouvoir, les Africains se familiarisent de plus en plus avec la démocratie. Les bonnes élections c'est aussi possible en Afrique.

Le peuple Nigérian vient de demontrer a ce monarque-président qui un jour, au zénith de sa gloire, avait-il dit "Qu'en Afrique on ne peut pas organiser les élections et les perdre", que le contraire peut aussi être possible.

27/03/2015

DIVERSITÉ ETHNIQUE ET LINGUISTIQUE DE LA SOCIÉTÉ RD CONGOLAISE.

Cette diversité impose un certain nombre d'ajustements nécessaires envue d'obtenir un système de gouvernement dans lequel les diverses ethnies et autres groupements tribaux peuvent coexister pacifiquement.

Le régime Mobutiste s'est servi de l'argument de l'unité nationale pour justifier la centralisation du pouvoir et l'instauration d'un pouvoir personnel qui, soutenaient ses défenseurs, était le seul moyen d'assurer l'unité nationale.

Les changements qui s'imposent dans nos comportements sociaux doivent s'élaborer à partir de l'idée que cette diversité est en soi une richesse qu'il faut exploiter judicieusement plutôt qu'une réalité sociale qu'il faut nier et détruire. Il s'agit donc de s'engager dans la recherche permanente d'un équilibre entre gouvernement central et gouvernements locaux et d'un équilibre entre la mise en place d'un système politique décentralisé et stable et la consolidation de l'unité nationale.

Copyright©Daniel Mukoko Samba Projet d’une Nouvelle société Zaïroise 1994

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