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01/07/2025

4/4 QUEL INTERET LA FRANCE AVAIT-ELLE DE FINANCER LES INTELLECTUELS AFRICAINS POUR PARLER DE RACE ET DE TRIBU ? -
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CHEIKH ANTA DIOP ET LE FINANCEMENT DE SES TRAVAUX D'ETHNOLOGUE
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(Extrait du livre : "Comprendre l'histoire de l'Afrique" de Jean-Paul Pougala (à lire sur www.pougala.net)
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QUEL INTERET LA FRANCE AVAIT-ELLE DE FINANCER LES INTELLECTUELS AFRICAINS POUR PARLER DE RACE ET DE TRIBU ?

L'histoire démarre le 19 mai 1798, lorsque pour contester l'Egypte au Royaume Uni, Napoléon Bonaparte lance 400 navires de guerre avec 50.000 personnes à bord pour contrôler le port de Suez, point stratégique de la route des Indes orientales, mais aussi tout le patrimoine laissé par les antiques Egyptiens.

Avec les militaires, sont embarqués les scientifiques, les ethnologues, les historiens qui seront à l'origine dès 1799 de l'ouvrage monumental en 37 volumes dénommés "Description de l'Egypte", du chef de l'expédition militaire de Napoléon Bonaparte, le général français Jean-Baptiste Kleber, cet ouvrage sera publié en 19 ans, c'est-à-dire entre 1809 et 1828 couvrant 4 thèmes : l'Antiquité. égyptienne, l'état moderne, l'histoire naturelle et l'atlas géographique de l'Egypte.

Les missionnaires chrétiens vont s'en servir pour développer les théories les plus invraisemblables pour justifier l'expédition coloniale sur tout le continent africain, en ramenant le tout à une division biblique des races comme décrit dans le chapitre de la Genèse.

La technique de manipulation de certains d'entre eux est celle de magnifier le génie des africains dans l'antiquité égyptienne, pour constater leur nullité au présent et en déduire la décadence et donc l'urgence de les sauver par une nouvelle civilisation.

Pour ces prêtres catholiques embarqués dans l'expédition en Egypte, les africains sont des maudits, parce que selon la Bible, ils descendent du méchant Caïn qui le chapitre de la Genèse, tue son frère Abel, soit parce qu'ils descendent de Canaan l'un des 3 enfants de Noé, maudit par le père pour s'être moqué de lui parce que sourd et dénudé. Et pour cela maudit à jamais, par le père Noé de devenir à jamais avec ses descendants, esclaves des deux frères Sem et Yafet qui symboliseraient les Européens et les Arabes.

L'administration coloniale française va y fonder son deuxième pilier pour diviser les Africains afin de mieux régner entre ceux qui prétendent venus d'Egypte avant tout plus intelligents, plus entrepreneurs, plus beaux et les autres, plus laids, plus fainéants. Alors que les premiers sont des dépravés, des immoraux par nature, les autres sont des pacifiques et des abrutis parce que primitifs et peuvent être plus malléables pour servir les intérêts de l'Europe, voilà pourquoi ils pourront facilement être associés au pouvoir, alors que les premiers en seront exclus.

Un siècle après, avant Cheikh Anta Diop, ce sont les prêtres français pour la plupart qui parleront de l'Egypte pharaonique noire.

Par exemple, le prêtre F. Coulbois écrit en 1901 : "Ne serait-ce pas l'indice que ce peuple de l'Ouzighé (au Burundi), voisin d'ailleurs des sources du Nil, à la même origine que les anciens habitants du pays des Pharaons ?"

Le vrai inventeur de la Négritude (dite Koutchiste), l'Abbé Léonard Dessailly (1831-1907), écrit en 1898 dans : « Le Paradis terrestre et la race n***e devant la science » : "Les Kouchites sont venus de Susiane, où ils avaient construit la première civilisation avant de se disperser et ils n'en étaient pas moins des N***es, voire des Négrilles. Ensuite chaque recul de la civilisation égyptienne est liée à la poussée de ces "kouchites" nubiens sur les descendants Miçraïm moins dégradés".

Découvrons ensemble quelques pages du livre écrit en 1898 par le vrai inventeur du concept de « Négritude » : « Le Paradis terrestre et la race n***e devant la science » du prêtre catholique français, Léonard Dessailly (1831-1907). Il ne restait plus qu'aux mentors français de charger les prêts-noms africains (Senghor, Aimé Césaire, Cheikh Anta Diop) d'assumer les insultes du prêtres et de dire que « N***e » c'est bien. C'est même trop bien. D'où « Négritude ». Au moment où les Anglais se mettaient dans la bouche de leurs intellectuels noirs, « Homme de Couleur ».

Léonard Dessailly s'acharne à démontrer que tous les Noirs viennent d'Inde, car selon lui, c'est là où se trouve le paradis terrestre de la Bible. Et parce qu'ils ont été maudits, comme le dit la Bible, ils se sont mis en errance vers l'Afrique et ont tous traversé l'Egypte, encore pour peu, plus riches, et seraient aujourd'hui plus pauvres dans le reste de l'Afrique où leur errance s'est terminée, confirmant la déchéance biblique.

Et c'est ici que nait l'obsession de réunir tous les noirs dans une Egypte pharaonique, pour prouver que la division raciale de la Bible est la bonne et non celle scientifique de l'époque disant que l'Afrique est le berceau de l'humanité et par conséquent, le mouvement des humains a été du centre vers la périphérie égyptienne et au-delà et non de la périphérie égyptienne vers le centre, vers les tropiques et l'équateur.

Voilà pourquoi dès le titre de son ouvrage, il est déjà en guerre contre la Science. Pour Léonard Dessailly, un peuple maudit par Dieu ne peut pas être l'ancêtre de toute l'humanité. Lisons ensemble, quelques extraits de « Le Paradis terrestre et la race n***e devant la science » 1898 :

PRÉFACE

Nous présentons au public un livre dont le titre indique la prétention où nous sommes de donner une solution scientifique et définitive à la double question de l'emplacement du Paradis terrestre et de l'origine de la race n***e. De ces deux solutions, la plus importante n'est pas la première, mais plutôt la seconde, qui intéresse à la fois l'histoire, la véracité de la Bible et celle de la tradition classique.

Il y a, dans le chapitre II de la Genèse, une indication qui a dérouté les interprètes catholiques et les savants contemporains c'est que l'un des fleuves paradisiaques arrosait l'Ethiopie, que Moïse appelle la Koussie. Cette indication, si déconcertante au premier abord, est justement la preuve éclatante de la sûreté et de l'antiquité de la science historique et géographique de l'écrivain sacré.

(…)

Page 273

CHAPITRE XXVI

IDENTITÉ DES CHOUSCHITES AVEC LES NEGRITOS ET LES NÈGRES.

Toute l'antiquité a donné aux Chouschites le nom d'Ethiopiens ou noirs. L'Egyptologie prouve la solidité de cette tradition. Raisons pour lesquelles certains savants la combattent. La Susiane est essentiellement chouschite et on n'y retrouve cependant qu'une race les Négritos. Nulle part en Assyrie, en P***e on ne retrouve des Chouschites formant une race distincte. Impossibilité pour les savants anti-bibliques de déterminer le type chouschite. Contradictions des savants sur la couleur des Chouschites de Nubie. -La race chouschite connue de tout temps en Nubie.- De tout temps aussi la Nubie n'a renfermé que des races
noires. Identification forcée des Chouschites et des noirs de Nubie. Cette identité doit s'étendre à tous les N***es de l'Afrique. Ni l'anthropologie ni la science ne s'opposent à cette identification. Rôle prépondérant et faux qu'on a fait jouer à l'anthropologie dans l'origine des races.

Il n'y a qu'une famille Chouschite, depuis les bords de l'Indus jusqu'aux sources du Nil. Cette grande famille a pu se diviser en plusieurs rameaux elle sort d'un tronc unique ; toutes ses ramifications se rencontrent dans une ancêtre commune. Telle est la démonstration fournie dans les chapitres précédents.

Nous devons faire un pas de plus, nous devons rechercher quelle était cette course.

Nous le répétons, le X" chapitre de la Genèse en donne l'origine. Elle vient de Chus, l'aîné des fils de Cham.

Mais par quels types est-elle représentée au sein de l'humanité ? quels peuples a-t-elle formés quelles nations en descendant ? Ainsi, quoi qu'en veuillent certains érudits, l'ensemble des savants est d'accord pour admettre que les

Les Egyptiens proprement dits sont des Chamites (Kamites), aussi bien que les Chananéens que les Aryens appartiennent à la race japhétique, et contre ces conclusions ne s'élèvent que
les autochtones, c'est-à-dire ceux qui professaient la pluralité originelle des races et leur naissance dans le lieu qu'elles habitent.

A quel type faut-il donc rapporter la race chouschite, si répandue aux premiers âges de l'histoire ? Fût-elle éteinte dans sa pureté primitive, elle doit avoir, comme toutes les grandes courses du commencement, une descendance plus ou moins transformée par des alliances de toutes sortes, que l'histoire et la science régissent néanmoins et signalent.

La tradition biblique continuée par la tradition catholique n'a jamais varié sur ce point. La tradition grecque et classique a été aussi unanime à reconnaître les Chouschites dans les Négritos et les Noirs.

En faveur de cette dernière, nous avons déjà enregistré le témoignage du baron d'Ekstein. Nous rappelons la
citation que nous lui avons empruntée « N'étaient les traditions mythiques des Grecs sur les origines de Suse, la Mnémonienne, sur les grandes routes de commerce fondées par les Éthiopiens de Suse et de Babylone, routes qui traversent la Syrie, aboutissant à la forme sanscrite du nom de Cousch, que saurions-nous de cet antique dieu des Couschites, de ce beau Memnon, dont la mort est pleurée à la fleur de l'âge. »

« Les Grecs eux-mêmes, écrit de son côté M. Dieulafoy, paraissent avoir connu les deux races susiennes ».

Leurs vieux poètes ne donnent-ils pas pour des descendants ? M. de Rougé a fourni cette démonstration par la linguistique, dans son ouvrage « Recherches sur les monuments ».

Page 275

(…)

L'antiquité (la Bible) a donc donné aux Chouschites le nom d'Ethiopiens et les a confondus avec la race Noire.

Quels droits certains savants modernes ont-ils à contester l'autorité de cette tradition ? Elle a pu se tromper. Tout homme qui prend une plume ou qui ouvre la bouche pour parler peut se tromper. Elle a pu se tromper personne ne met en doute cette possibilité. S'est-elle trompée, voilà le fait qu'il s'agit d'éclaircir et qu'il devrait démontrer. Nous soutenons qu'elle ne s'est pas trompée, et nous le prouvons.

Portons notre attention sur un point particulier très important, sur les Chouschites de la Nubie. Nous nous croyons très forts, parce que l'Egyptologie s'est révélée à nous, et nous a fait connaître bien des choses qu'ignoraient nos devanciers. Nous sommes en possession d'une multitude de monuments égyptiens, qui éclairent le passé d'un jour tout nouveau.

Ce sont justement ces monuments sans secrets pour notre époque, qui font la force de la tradition, que nous défendons. Nos contemporains ne savent pas mieux l'histoire de l'Egypte que les Égyptiens eux-mêmes. Toutes ces stèles, tous ces cartouches, tous ces signes hiéroglyphiques, ils les lisaient comme nous, bien plus couramment et bien plus sûrement ils ne se contentaient pas de les lire, ils les composaient eux-mêmes, ils en sont les auteurs.

Sur leurs temples, sur leurs tombeaux, sur leurs demeures princières, ils écrivaient leur propre histoire, celle de la Nubie se confondait avec elle.

Quand, dans la rédaction de cette histoire, ils ne faisaient des Chouschites et des N***es qu'un seul et même peuple, ils en savaient bien autant que nos savants modernes. Ceux-ci oseraient-ils dire qu'ils se trompaient, qu'ils ont en main des preuves de cette erreur ?

Page 276

Jamais tradition historique n'a été plus certaine. Ce sont les Nubiens mêmes qui se donnaient tout ensemble le nom de Chouschites et de N***es ce sont les Égyptiens qui confirmaient cette double dénomination. Aussi M. de Rougé at-il pu écrire que « Khuskest pour les Égyptiens, comme pour les Hébreux, le nom de la race éthiopienne ». Oui, vraiment pour les Hébreux, et l'autorité des Hébreux, celle de Moïse surtout, vaut ici celle des Egyptiens.

Moïse était encore plus égyptologue que les plus célèbres de nos égyptologues. Tous les monuments dont nous explorons les ruines, il les avait vus dans leur splendide structure. Karnak, Memphis, Thèbes, Abydos étaient debout quand il les connaissait et les visitait. Ces villes, ces monuments, les Hébreux ont contribué à les édifier. Ces inscriptions, ils en ont composé, peints, sculptés un grand nombre. La tradition hébraïque s'est donc inspirée sur place de la tradition égyptienne et elle a la même valeur. Un groupe de nos savants modernes a changé tout cela.
(…)
Ces intellectuels africains et d'origine africaine que la France a voulu soutenir et rendre célèbres, vont relayer le délire de L. Dessailly en reproposant à leur manière la même Négritude. D'autres vont offrir de nouveau quant à eux l'Egypte pharaonique noire sans au préalable apporter les éléments contredisant les insultes du père Coulbois et les autres. Pire, ils n'ont nullement cherché à couper ce cordon ombilical biblique de la prétendue déchéance de la Genèse et la dégradation de la civilisation triomphante de l'Egypte antique vers les "N***es Abrutis" modernes dont parlent ces prêtres.

L'historien français Jean-Pierre Chrétien (né en 1937) dans son livre très documenté intitulé "L'invention de l'Afrique des Grands Lacs" publié aux éditions Karthala en 2010, nous dévoile ce côté obscur des relations Europe-Afrique en nous montrant comment les missionnaires français ont réussi à imposer la France même dans les régions d'Afrique où elle n'était pas présente en orientant la pensée des chercheurs et des observateurs en leur faisant partager leur propre regard culturel sur ces paye.

Il a mis le doigt sur la complicité des intellectuels africains qui ont développé l'égyptologie vue sous l'angle de la hiérarchisation des valeurs civilisationnelles, sans comprendre qu'en le faisant, ils contribuaient tout simplement à alimenter et valider une partie de l'histoire biaisée de l'Afrique, construite dans le mais de déstabiliser les sociétés africaines et non pour les glorifier.

ET L'EGYPTE DANS TOUS CA ?

Une loi du 31 mars 1931 votée à l'unanimité par le parlement français, crée une « Mission ethnographique et linguistique Dakar-Djibouti ».

A travers cette loi, l'Etat français chargera officiellement le futur mentor des intellectuels africains à Paris, Marcel Griaule de prendre la direction de l'expédition ethnographique dénommée : "Mission Dakar-Djibouti", de 1931 à 1933.

La capitale de la France en Afrique subsahélienne est Dakar, sa principale base arrière est au Sénégal où contrairement à l'Algérie, elle ne subit pas de contestation. Alors, il faut rendre hommage à Napoléon. Il faut relier le Sénégal à l’Egypte.

Et pour le faire, c'est un ethnologue qu'on charge pour la mission qui va se terminer en concluant que les Sénégalais viennent en droit d'Egypte. Et tout cela se passe 8 ans après la naissance de Cheikh Anta Diop.

La mission est composée de linguistes, d'ethnographes, d'un musicologue, d'un peintre, d'un naturaliste et d'un responsable des prises de vue cinématographiques, pour trouver comment la France peut contrôler l'Afrique d'ouest en est, du Sénégal au Soudan, dit "Soudan anglo-égyptien". Il s'agit notamment de : Michel Leiris, André Schaeffner, Deborah Lifchitz, Éric Lutten, Jean Mouchet et Gaston-Louis Roux.

Ils vont traverser tour à tour : Kayes, Bamako, Tombouctou, Ansongo, Niamey, Zinder, le lac Tchad, fort Archambault, Bangui, Redjaf, Pays des Rivières, Khartoum, Rosières, le Lac Tana, et Addis-Abeba.

Griaule va organisatrice d'autres expéditions : la Mission Sahara-Soudan (1935, puis la Mission Sahara-Cameroun (1936-1937) et enfin la Mission Niger-Lac Iro (1938-1939).

Et qui a financé ces expéditions ? L'Etat français bien sûr, les députés français, c'était prévisible. Ce qu'on pouvait prévoir moins est que la moitié des frais de ces expéditions était payée par les industriels de la parfumerie jusqu'à la savonnerie.

A la page 122 de son livre : "La littérature anticolonialiste en France de 1914 à 1960 : formes d'expression et fondements théoriques", publié chez L'Harmattan, en 2004, Richard Laurent Omgba, écrit :
« au cours de leur mission ethnologique, Griaule et ses compagnons ratissent complètement l'Afrique, achetant à vil prix par-ci, rackettant par-là, dépouillant en somme les autochtones de tous les symboles de leur culture, au profit des musées de France ». (...) "il s'agit d'environ 3 000 objets rapportés et déposés au musée d'ethnographie du Trocadéro".

Quand les intellectuels africains manifestent à Paris contre les pseudo-dictateurs africains, ils le font au Trocadéro. Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils le font devant le musée où sont stockés plus de 3.000 pépites d'art africain pillées par la mission conduite par Marcel Griaule, le mentor de leurs héros préférés : Alioune Diop, Anta Diop, Aimé Césaire, Hampaté Bâ etc.

Dire que tous les Noirs viennent d'Egypte, c'est nous condamner à une prison raciale qui nous affaiblit. L'administration coloniale exterminait les plus intelligents d'entre nous et donnait les moyens aux plus médiocres pour exceller dans des non-sens économiques, sociaux et historiques. Pendant que les français arrivent en Afrique comme Nation unie, ils sont à l’œuvre pour racialiser tous les rapports humains.

En insistant jusqu'à créer des faux récits fabuleux attribués à des populations africaines, l'intérêt premier de la France est d'empêcher en Afrique la création d'un État-Nation fort. En emmenant les africains à se définir d'abord par rapport à un groupe ethnique et non par rapport au pays, la France annule le plus important palier de résistance à la soumission qu'elle prétend des africains.

Si chacun se sent envoyé d'abord Dogon, Baoulé, Wollof, Bassa, Peulh avant de se sentir Ivoirien, Béninois, Sénégalais ou Camerounais, c'est naturel que nous nous retrempons dans la faiblesse historique qui a prévalu à notre mise sous tutelle par les pays européens. Puisqu'ils arrivent en Afrique comme Nations et ils nous découvrent comme des Tribus. Dans une telle compétition, il n'y a pas match.

Cheikh Anta Diop, défenseur mordicus d'une Egypte Noire, a rencontré le premier palier de la puissance de l'agression française contre la faiblesse africaine à base ethnique. Quand nous nous définissons prioritairement comme des Noirs et non comme des Humains, nous contribuons à donner raison aux racistes qui pensent qu'un Noir est meilleur en esclavage, en captivité.

Si c'est nous-mêmes les faibles qui revendiquent une certaine marginalité dans laquelle, chacun devrait d'abord se regrouper dans sa chapelle raciale, il est évident que nous serons largués dès le premier virage, parce qu'au point où nous en sommes, des canetons dans la jungle des faucons, nous sommes comme des bébés qui apprennent à marcher à l'intérieur d'un panier de crabes.

Et si c'est nous-mêmes qui crions et revendiquons de n'avoir pas besoin prioritairement de notre statut d'humains, qu'on n'a besoin de personne et qu'il serait mieux que chacun s'occupe de lui-même, qui sera le plus grand perdant ?

En France, on est originaire de quelque part parce qu'on est né labas ou bien sur un vécu labas. Les Bretons ne sont pas une race ou une ethnie, mais des habitants habitant la région française de Bretagne et puis c'est tout. Pourquoi la France tient-elle tant que je me définit d'abord comme Dogon, comme Yoruba ou comme Bassa ? Alors que chez elle, le Parisien, n'est pas une ethnie et se limite à définir quelqu'un qui a choisi de s'installer à Paris.

C'est parce qu'elle avait besoin de nous fragiliser davantage.

LA TRIBU OU L'ETHNIE N'EXISTE PAS

Jean-Pierre Chrétien, déclare :

« La catégorie d'ethnie ne doit pas être considérée comme une donnée atemporelle, mais être considérée dans son évolution chronologique et son élaboration progressive.

Dans la région des Grands Lacs, loin de recouvrir une identité culturelle déterminée, l'ethnie y correspond traditionnellement à un phénomène social d'identité héréditaire (éleveurs versus agriculteurs), phénomène largement dévoyé par l'administration coloniale et l'église qui a finalement, au cours des réécritures récentes de l'Histoire, a laissé la place à un sentiment catégoriel « racial » qui s'est cristallisé de manière très rapide, en quelques décennies seulement (l'église ayant alors la main mise sur l'éducation) : le clivage actuel entre Tutsis et Hutus a été réifié et instrumentalisé par le colonisateur qui a racialisé les conceptions sociales antérieures. »

Jean-Pierre Chrétien assimile les ethnies rwandaises aux « groupes socio-professionnels ». Il soutient en effet que ce que l'administration coloniale a désigné chez nous avec le mot Tribu ou Ethnie, n'était en fait qu'un simple clivage social ou professionnel comme celui entre les éleveurs et les agriculteurs.

On m'a dit que j'étais un Bamiléké. Mais ce mot Bamileke n'existe pas dans ma langue, encore moins dans aucune langue de la région où je suis né. J'ai mis du temps avant de comprendre qu'en me définissant comme Bamiléké et non comme Camerounais, c'est moi le perdant, puisque je limite mon horizon psychologique à un enclos, à une prison à ciel ouvert, au lieu de me fondre dans un espace aussi grand de 475.000 km2 qu'est le Cameroun.

Quand je suis à Bafang, je fais la promotion de Bafang. Mais rares sont ceux qui savent que je ne parle même pas la langue Bafang, puisque je suis de Batié et non de Bafang. Mais comme je ne peux pas aller en guerre sans observer mon adversaire le plus fort et ce qu'il fait qui le rend plus fort que moi, j'ai choisi de me comporter comme les français.

Je n'ai pas à faire la promotion d'un lieu parce que j'y suis émotionnellement rattaché, mais parce qu'objectivement, mes intérêts y sont. Ainsi, je suis installé à Bafang, et donc, je fais la promotion de Bafang. De même, je suis installé à Mbadjock et donc, je fais la promotion de Mbadjock, puisqu'il devient aussi mon village.

Le plus grand intérêt que j'ai de comparer Batié, Bafang et Mbadjock est au niveau de l'altitude de chaque village qui fait partie de 1700 mètres à 600 mètres. Et objectivement, comme il y a une différence environnementale entre 1700 mètres et 600 mètres, de même, les populations qui y habitent, ne mangent pas la même chose parce que la nature à ces 2 altitudes différentes n'offre pas les mêmes possibilités.

En agissant sur les groupes comme socio-professionnels de Jean-Pierre Chrétien et non comme race, je mets en avant la priorité des opportunités économiques qui font décoller le développement, la prospérité.

Je réussis ainsi un des piliers de ma propre libération mentale de la prison psychologique installée par le capitalisme colonial.

Je suis arrivé à cette conclusion en étudiant depuis 2011 les populations de 4 départements du Cameroun et ma conclusion a été édifiante : un Soit disant Bamileke n'est différent d'un soit disant Béti que par rapport à l'environnement physique. Sa culture, son art culinaire sont liés à un environnement de montagne et de savane. Alors que le Béti, mangera le manioc, aura un certain comportement qui n'a rien de tribale ou d'ethnique, mais de sociologie et surtout, de géographie, lié à un environnement physique bien défini.

Une fois affranchi de cette tutelle coloniale de la tribu, je deviens un homme universel, avec une force de niveau universel. Je quitte la marginalité d'un petit groupe pour augmenter ma puissance au niveau de l'ensemble.

Les Romains nous ont enseigné qu'on rend puissant un peuple en dépassant le microcosme de l'ethnie. C'est pour cela qu'ils ont créé le concept de Città (Ville, cité) et di Cittadinanza (citoyenneté) qui doit précéder la Nazione (Nation) et de Nazionalité (Nationalité). Pour les romains, il fallait regrouper les populations autour de la citoyenneté, c'est-à-dire que si on n'est pas fier d'habiter Rome, on ne pourra pas aimer l'empire romain. La force de Rome, était donc construite autour de la ville, autour de la cité.

La Bataille du Covid-19 des scientifiques français de ces jours contre le professeur Didier Raoult en France est avant tout, une bataille de « Cité » entre Paris et Marseille, et non de tribu ou de corporation. Marseille jouant la fronde avec le soutien de toute sa population et Paris qui avait auparavant, le monopole de l'autorité en tout, ne souhaitant se faire détrôner, par ce qu'il appelle de façon péjorative : la Province !

Lors de la dernière finale de la Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et le Bayern de Munich au Portugal, la population marseillaise dans sa majorité a fêté la défaite du Paris Saint-Germain. Alors qu'on aurait pu imaginer que les français soutiennent en majorité l'équipe de Paris. Et bien non, puisque chez eux, ce qui compte c'est la Cité, on crée une compétition d'abord des villes. Et c'est cet entraînement qui permet au final de mieux défendre la Nation, dans son ensemble, devant un ennemi dangereux.

En Afrique, la stratégie coloniale d'affaiblir toute résistance africaine à l'oppression s'est avant tout traduite par la manipulation consistante à pousser les masses autour des regroupements fictifs et dérisoires des ethnies et non des Cités. Ceci a créé l'illusion qu'il existait un groupe dans lequel être fier, les Baoulé, les Fang etc. Mais en réalité, la France a contribué à leur déracinement total des populations entières de leurs villages sans attaché durable à la Cité où ils vont vivre jusqu'à la mort.

Voilà pourquoi pour construire l'Afrique en corrigeant les distorsions coloniales, nous devons avant toute chose, abolir les tribus, effacer les ethnies, pour construire notre nouvelle citoyenneté autour des villages, comme point de départ de la nouvelle économie et de la nouvelle société africaine.
Pour revenir au jeu avec des acteurs non coopératifs de Nash, l'intérêt du plus faible est de rendre coopératifs les autres acteurs.

Or en jouant la carte ethnique, nous sommes plutôt en train de pousser tous les faucons dans leurs retranchements et donc prêts à nous attaquer. Cela ressemble à tous ces africains qui jouent aux antisémites, pour disent-ils détester les juifs. Il s'agit d'un comportement de grande crédulité.

C'est dans l'intérêt des africains de rendre le juif un acteur coopératif. Parce qu'à la différence des noirs, ils ont enduré le drame l'holocauste et ils en sont sortis vainqueurs ou tout au moins mieux que les Noirs. Par définition, on se lie d'amitié avec les gagnants et non avec les perdants. Par ignorance, nous nous engouffrons dans les délires de stigmatisation ethnique et raciale qui ont créé les drames de la deuxième guerre mondiale en Europe contre ces juifs.

LA RACE N'EXISTE PAS

Eugène Pittard est un anthropologue suisse, né le 5 juin 1867 et mort le 11 mai 1962. Cheikh Anta Diop est né en 1923. C'est lorsqu'il avait à peine un an d'âge que le concept de Race humaine a été aboli, notamment par le professeur Eugène Pittard de l'Université de Genève en Suisse qui fait en 1924, une synthèse de ses recherches précédentes sur le sujet à travers un livre de 619 pages, intitulées :

« Les courses et l'Histoire ; introduction ethnologique à l'histoire ».
Pour Eugène Pittard, on ne peut pas parler de race noire, blanche ou jaune, parce que les humains sont constamment en train de se mélanger, contrairement aux animaux où les porcs ne se mélangent pas avec les chiens et ces derniers ne se mélangent pas avec les poules. La communauté scientifique mondiale lui a donné raison et a reconnu qu'on ne peut pas scientifiquement parler de race lorsqu'il s'agit des humains.

Cheikh Anta Diop a donc tort de se définir comme un scientifique, tout en s'incrustant sur la race des égyptiens antiques.

Les Egyptiens étaient des Africains, mais aussi des Méditerranéens, un espace par définition au carrefour de 3 continents et pour cela, très fécond en échanges entre les peuples voisins et riverains. Et qui dit échange entre les humains, dit aussi mélange, dit métissage.

A la page 511 de son livre, Pittard écrit alors que Cheikh Anta Diop n'a qu'un an de vie :

"Comme nous rencontrons les traces de ces civilisations bien au sud de l'Egypte proprement dite, et, par delà les grands lacs, jusque dans l'Afrique australe, nous ne voyons pas la raison pour laquelle on ne pourrait accepter le peuplement primitif de la vallée du Nil, comme s'étant effectué du sud vers le nord".

Pour Pittard, oui les Noirs ont peuplé l'Egypte, mais dans un mouvement naturel des populations en terre africaine, du sud vers le nord et non du nord vers l'ouest comme l'a suggéré le professeur Cheikh Anta Diop.

En 1932, Pittard écrit un livre de 288 pages intitulé : « Les Tziganes ou Bohémiens ; recherches anthropologiques dans la Péninsule des Balkans » dans lequel il décrit le piège ethnique dans lequel est enfermé le peuple le plus marginalisé et détesté d'Europe après les Juifs. En quelque sorte, il anticipe le piège qui attendait les africains qui consistait dans un premier temps à magnifier la culture d'un peuple, à caresser son égo.

Et ce dernier ne comprend pas qu'on est en train de lui signifiant qu'il est différent des autres, qu'il n'est pas comme les autres, qu'il n'est pas compatible avec les autres. Et là on entre dans la deuxième phase de la discrimination et donc de l'affaiblissement.

CONCLUSION

Crier sur tous les toits que le Noir vient d'Egypte, que toute l'Egypte antique était peuplée de noirs est un non-sens scientifique. Quand la France désigne l'actuel Mali comme le Soudan Français, dans son vœu de liaison Dakar à Djibouti, en Afrique de l'Est, elle est convaincue d'apporter les preuves que les populations du Sénégal viennent de l'Egypte et du Soudan. Et d'avoir finalement sa revanche contre les anglais lors de sa défaite de Fachoda, échouant à relier Dakar à Djibouti.

C'était la mission de Théodore Monod à la tête de l'IFAN de Dakar dès 1936. Mais en 27 ans de règne des 10.000 objets qu'il a réussi à collecter dans 20 pays de l'Afrique de l'Ouest, et qui se trouvent aujourd'hui dans le musée qui porte son nom au centre de Dakar, Monod n'a trouvé aucun vase, aucune statue, aucun mortier, objet aucun, pouvant être communiquer de loin ou de près à l'Egypte antique.

Comme je l'ai écrit avec les preuves de l'ADN en introduction, les Egyptiens Antiques n'étaient pas des Noirs, mais des Méditerranéens, ce qui est normal. Et durant des millénaires, ils ont naturellement échangé avec leurs voisins méditerranéens. Voilà pourquoi, à ce jour, on n'a trouvé dans aucun pays d'Afrique sub-sahélienne, aucun modèle de puits égyptien.

Or l'histoire des peuples avancés en technique comme les romains, nous enseigne qu'un peuple qui a atteint un certain niveau technologique ne peut pas conquérir de nouvelles terres sans y installer sa technicité.

En d'autres mots, si pour les Egyptiens, les pyramides étaient leurs cimetières d'où atteindre l'éternité, pourquoi les Wollof que Cheikh Anta Diop prétend être des descendants d'Egyptiens n'ont pas trouvé la nécessité de construire de nouvelles pyramides au Sénégal ? Se contentant des cimetières musulmans ?

Pourquoi les égyptiens qui avaient inventé une certaine manière d'écrire n'ont enseigné au Wollof aucune de leurs techniques d'écriture ? Pourquoi les égyptiens qui ont inventé la vigne de raison n'ont pas enseigné aux Wollof comment fait le vin de vigne ?

Cléopâtre, pharaonne égyptienne était la compagne de Jules César, empereur romain. Elle-même Cléopâtre était la fille d'un général grec. Nous en avons les preuves. Si c'était naturel qu'une Pharaonne épouse un Empereur Romain, les enfants qui en découlaient étaient tous les Noirs ?

Et que dire de ce tableau authentique sur lequel Ramsès II clair de peau, sur un cheval est en train de fouetter 2 esclaves Noirs ? A moins de me dire que Ramsès II était plutôt un des deux Noirs que l'homme clair à cheval fouettait, est-ce possible ?

Cheikh Anta Diop a été sans nul doute un vrai somnifère utilisé par la France pour neutraliser de nombreuses générations d'intellectuels africains qui ont passé tout le temps de leur vie active à s'occuper des futilités de parler sans agir pour l'Afrique et de rester Hors-Sujet ou en tout cas, parler de tout sauf de ce qui pouvait sauver l'Afrique de l'oppression européenne.

Comment quelqu'un peut-il se dire fièrement de ses origines égyptiennes dans l'oppression ? Et attendre que ce soit ses bourreaux à faire des fouilles et lui révéler les nouveautés sur ses prétendus ancêtres égyptiens ?

Et même si nous venions tous d'Egypte, est-ce que l'affirmer nous remplit la marmite tous les soirs ?

L'Afrique a faim !

Et c'est une honte que des intellectuels passent leur temps à mesurer les muscles avec leurs bourreaux oubliant de fait que les blancs qui nous respectent en laissent n'ont pas besoin de travailler, puisque nous le faisons déjà pour eux.

Et donc qu'on peut même parler pendant un à 30 ans des futilités, ils ne seront jamais pauvres, puisqu'ils pourront toujours compter sur notre travail gratuit pour rester toujours au-dessus de nos déclins.

Jusqu'à ma génération, il faut avoir le courage de reconnaître qu'on a tout fait faux. Il faut avoir la décence re dire à la jeunesse qu'on est trompé sur toute la ligne, qu'on a échoué. Afin de lui donner une chance d'échapper à notre entreprise faite de crédulité et de naïveté. Ceux qui m'ont précédé et jusqu'à ma génération, nous avons des adultes qui sont pour la plupart une honte pour l'humanité. Pendant que les autres pays du monde utilisent la télévision pour éduquer leurs populations, chez nous, les adultes, l'utilisent pour parler de Jésus et crier à longueur de journée à une masse d'incultes qui sont une flétrissure pour l'Afrique, une vergogne et une abjection pour le genre humain. Surtout lorsque le lendemain, pour trouver à manger, les mêmes vont tendre la main aux autres peuples qui travaillaient pendant qu'ils imploraient Jésus.

Et que dire des autres adultes qui passent leur temps à célébrer le génie égyptien, sans se demander si les Libanais qui mangent sa part du gâteau en Afrique a d'abord eu besoin pour le faire de brandir la gloire passée des empires arabes ou si le juif qui décide quelle politique on va appliquer à Washington a eu besoin de rappeler à tout le monde que ce sont leurs ancêtres les auteurs de la Bible.

L'égyptologie antique, comme dogme, est un passéisme nigaud, simplet de certains intellectuels africains crédules, égarés dans la complexité et la compétitivité d'intelligence d'une modernité non comprise et par conséquent, peu maitrisée.

C'est un devoir pour ceux qui ont compris de dire la triste vérité à la jeunesse africaine avide de connaissances et d'émancipation, qu'elle doit avancer toute seule, sans nous écouter, d'aller à la conquête du monde sans demander des conseils aux ainés, encore moins aux parents, trop abrutis par le capitalisme colonial, pour comprendre dans quel monde ils vivent et être capable de dire quelque chose d'intelligible.

Ils ne savent pas qu'ils sont des orphelins dans un monde impitoyable meublé par une guerre sans merci, où on ne fait pas de prisonnier. Pour une fête de cette jeunesse, je ne suis qu'un prophète de mauvaise nouvelle. Et je deviens très vite une cible à abattre. Sauf que moi aussi, j'aimerais bien leur donner de meilleures nouvelles et leur dire que c'est vrai que les Egyptiens antiques ont tout inventé et ça leur suffit de le répéter 500 fois par jour pour résoudre tous leurs problèmes. Mais ce ne serait pas honnête envers moi-même et envers eux.

J'accepte donc d'être la cible, à cause de tout mon travail qui consiste à me limiter à leur donner la mauvaise nouvelle : qu'ils sont des orphelins, qu'ils n'ont personne sur qui compter et qu'ils doivent apprendre à se débrouiller tout seuls et puis c'est tout.

Tous les intellectuels de ma génération en montant doivent demander Pardon à la jeunesse africaine de l'avoir formé dans l'abîme de la déchéance. D'avoir collaboré sciemment à les mener droit dans le mur, pour protéger nos intérêts individuels et minables. Et la seule manière de mériter ce pardon est de lui dire la vérité. C'est de lui permettre de repartir sur des bases plus saines.

En tout cas, c'est la recherche de comment remettre cette jeunesse sur les vrais rails du progrès humain et non plus la voie de l'illusion coloniale qui m'anime. Peut-être que je m'y prends mal.

Seul l'avenir vous le dira, quand je ne serai plus là. Je serais pour le moins parti en me trompant sur ma part de bataille, mais en toute bonne foi. Convaincu de rendre service à mes ancêtres qui aimaient tant la liberté, sans jamais les trahir.

Jean-Paul Pougala

Mercredi le 16 septembre 2020 (Republié le 28/06/2025)

PS : Sur la photo :

Fresque polychrome, retrouvée à l'intérieur du temple de Beit el-Wali (basse Nubie), représente une expédition militaire du pharaon Ramsès II (à droite). On le voit charger un groupe de Nubiens à la peau noire ou brune, avec des peaux de léopard et de larges boucles d'oreilles.

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Extrait du livre : "Comprendre l'Histoire de l'Afrique" - tome-2 de Jean-Paul Pougala à lire sur www.pougala.net JPP16/09/2020 - Republié le 28/06/2025
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