31/01/2026
Ayant perdu 200 000 pondeuses en 2021 suite à une épidémie de grippe aviaire, l'entrepreneur burkinabè Abou Ouattara renaît grâce à l'appui de ses partenaires. Découvrons son parcours !
Diplômé d'un Brevet d'Études du Premier Cycle, Abou a été assistant d'entrepôt à l'Office National des Céréales du Burkina Faso. En 1986, il a eu l'opportunité de suivre une formation sur la sécurité alimentaire en Belgique, soutenue par la FAO. Abou a été choqué par les réalisations des Belges en comparaison avec celles de son pays, le Burkina Faso. Ce voyage fut un déclic et lui a donné un sentiment de révolte.
De retour au Burkina, Abou a quitté la fonction publique après un an pour créer son projet avicole. Il a commencé avec 500 poules pondeuses. Fils d'agriculteur, Abou a appris l'agriculture aux côtés de ses parents et était passionné par l'élevage. Pour mieux développer son projet, Abou réinvestissait toujours les bénéfices dans l’entreprise. C'est à partir des années 2000 qu'il a contracté un prêt d'environ 1 000 €, soit environ 655 000 FCFA, ce qui lui a permis de passer de 1 000 à 3 000 pondeuses.
En 2002 et 2003, Abou a emprunté 700 000 €, soit environ 450 millions de FCFA, auprès d'une société belge. Cet emprunt lui a permis de développer son entreprise, augmentant son effectif de 55 000 à 110 000 pondeuses. Les prêts ont été intégralement remboursés.
Quelques années plus t**d, la ferme avicole industrielle Moablaou SA a atteint la barre des 200 000 pondeuses grâce à son travail acharné et à ses investissements. Comme tout entrepreneur à succès, Abou Ouattara a également rencontré des difficultés et des défis. En mars 2015, sa ferme a été frappée par la grippe aviaire, décimant deux tiers de son cheptel. Avec courage et organisation, Abou s'est relevé en moins d'un an. L'entreprise a repris son souffle et a pris son envol.
La ferme Moablaou SA est devenue la plus grande ferme avicole du Burkina Faso, assurant 40 % de la demande nationale d’œufs et employant plus de 1 000 personnes, directement et indirectement. À la fin de l'année 2021,
Alors que tout semblait bien aller ,la foudre a frappé la ferme, causant un désastre sans précédent. En effet, la grippe aviaire a de nouveau attaqué la ferme, entraînant la perte de 200 000 pondeuses, des milliards de FCFA de perte financière et un arrêt brutal de la production.
De nombreux Burkinabè pensaient qu'il était complètement fini pour Abou. Cependant, en 2023, il a pu relancer la ferme grâce à l'appui de partenaires.
Il a également bénéficié d'un soutien du Fonds burkinabè de développement économique et social à hauteur de 1,3 milliard de FCFA pour moderniser les installations et augmenter la capacité de production.
Un parcours marqué par des défis et des succès, Abou Ouattara est une figure emblématique du secteur avicole en Afrique.