Université de Dschang

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Créée par Décret n° 93/029 du 19 janvier 1993, l’Université de Dschang comme bien d’autres universités d’Etat du Cameroun, est née de la Réforme Universitaire du 19 janvier 1993. Elle a hérité des sites, des ressources et des infrastructures de l’ancien Centre Universitaire de Dschang, unique établissement de formation supérieure en agronomie et en foresterie au Cameroun, et celles de l’ancien Collège Polyvalent Fotso Victor de Bandjoun.

Youth culture language preservation Discovery Cérémonie de clôture de la 1ere session des cours -25 Mai 2026 Laboratoire...
26/05/2026

Youth culture language preservation Discovery

Cérémonie de clôture de la 1ere session des cours -25 Mai 2026 Laboratoire techno2lab

𝐒.𝐄. 𝐋𝐔𝐈𝐒 𝐈𝐍𝐀𝐂𝐈𝐎 𝐋𝐔𝐋𝐀 𝐃𝐀 𝐒𝐈𝐋𝐕𝐀, 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐅𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥, 𝐟𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞 𝐥'𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐃𝐬𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠...
26/05/2026

𝐒.𝐄. 𝐋𝐔𝐈𝐒 𝐈𝐍𝐀𝐂𝐈𝐎 𝐋𝐔𝐋𝐀 𝐃𝐀 𝐒𝐈𝐋𝐕𝐀, 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐅𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥, 𝐟𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞 𝐥'𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐃𝐬𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠.

Pendant le déjeuner d'ouverture auquel prenait part les très hautes personnalités brésiliennes aux côtés du Président, Madame le VR-CIE a été vivement félicitée. Son Excellence LULA DA SILVA a davantage pris connaissance de l'institution managée par le Professeur Roger TSAFACK NANFOSSO et qui, au cœur de l'Afrique Centrale, s'affirme toujours conquérante, un modèle d'institution d'avenir avec laquelle le Brésil entend densifier et pérenniser la collaboration.

Satisfait de la forte mobilisation des invités d'Afrique, le Président Brésilien éprouve du plaisir avec ceux qui par qu...
26/05/2026

Satisfait de la forte mobilisation des invités d'Afrique, le Président Brésilien éprouve du plaisir avec ceux qui par qui l'événement sera un grand succès

Ce grand rendez-vous annonce de nouvelles aventures dans la collaboration avec le Brésil. L'exposé de Mme le Recteur est...
26/05/2026

Ce grand rendez-vous annonce de nouvelles aventures dans la collaboration avec le Brésil. L'exposé de Mme le Recteur est attendu demain à 11h. Mais déjà la porte étendard de la Dynamique Collective à Brasilia fait la reconnaissance de la salle

𝐒𝐈𝐂/𝐔𝐃𝐬 - 𝟐𝟔-𝟎𝟓-𝟐𝟎𝟐𝟔𝐏𝐑𝐄𝐌𝐈𝐄𝐑 𝐅𝐎𝐑𝐔𝐌 𝐃𝐄𝐒 𝐑𝐄𝐂𝐓𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐁𝐑𝐄́𝐒𝐈𝐋 - 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄 L'Université de Dschang est représentée à Brasilia par ...
26/05/2026

𝐒𝐈𝐂/𝐔𝐃𝐬 - 𝟐𝟔-𝟎𝟓-𝟐𝟎𝟐𝟔
𝐏𝐑𝐄𝐌𝐈𝐄𝐑 𝐅𝐎𝐑𝐔𝐌 𝐃𝐄𝐒 𝐑𝐄𝐂𝐓𝐄𝐔𝐑𝐒 𝐁𝐑𝐄́𝐒𝐈𝐋 - 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄

L'Université de Dschang est représentée à Brasilia par une délégation conduite par le Vice-Recteur chargé du Contrôle Interne et de l'Évaluation.

Depuis vendredi dernier, Madame le Professeur NGNOKAM WANSI Sylvie Léa, Vice-Recteur chargé du Contrôle Interne et de l'Évaluation, est en terre brésilienne accompagné du Professeur André TCHOUPIE, Directeur des Affaires Académiques et de la Coopération. Les deux responsables centraux prennent part, au nom de l'institution, au Premier Forum des Recteurs Brésil - Afrique, prévu du 25 au 27 mai 2026. La cérémonie solennelle d'ouverture des travaux a eu lieu hier sous la houlette du Président LULA DA SILVA.

Regards sur la communication de l'ExpertILes fondements du système LMD sont internationaux, et le but est l’internationa...
23/05/2026

Regards sur la communication de l'Expert
I
Les fondements du système LMD sont internationaux, et le but est l’internationalisation des enseignements et des enseignants. Cela suppose une mobilité non seulement des étudiants, mais aussi des enseignants-chercheurs. Tel est l’esprit du Processus de Bologne qui édifie un espace européen de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à l’horizon 2010 autour des 46 pays européens, avec un certain nombre d’organisations internationales dont le Conseil de l’Europe. C’est dans la même perspective qu’en Afrique centrale (CEMAC), deux directives ont été adoptées le 10 mars 2006. L’une portant sur l’application du système LMD dans les universités et établissements d’enseignement supérieur de l’espace CEMAC, et l’autre, organisant les études universitaires dans l’espace CEMAC, dans le cadre du système LMD.

Une exigence apparaît de part et d’autre : celle de la construction d’un espace régional de l’enseignement avec au cœur du processus, la mobilité des étudiants et surtout, celle des enseignants-chercheurs. Cela soulève la question de leur internationalisation, c’est-à-dire leur circulation physique et la diffusion de leurs savoirs au-delà des frontières nationales. Il s’agit, officiellement, de la mobilité académique, définie par la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur (HED) de 2019 comme étant le «déplacement physique ou virtuel d’un individu à l’étranger, dans le but d’étudier, de faire de la recherche et d’enseigner». Les termes «mobilité des cerveaux» ou «circulation des cerveaux» rendent mieux compte de l’importance des écosystèmes régionaux du savoir, de la temporalité de la mobilité au cours d’une carrière, des opportunités (et des incertitudes).
D’après le Professeur Guy MVELLE, Professeur Titulaire de Science politique, cette internationalisation est liée à l’essence même de l’université, à son étymologie qui renvoie d’une manière ou d’une autre à l’universalité et donc, qui invite l’enseignant-chercheur à inscrire ses savoirs dans l’universalité, c’est-à-dire dans des lieux d’échanges et de savoir qui impliquent tout le monde, ou au moins, tous les hommes et les femmes ayant les mêmes préoccupations. C’est à ce niveau que se complique particulièrement l’atteinte des objectifs du système LMD pour l’enseignant-chercheur, lequel fait face à de nombreuses contraintes énumérées par l’expert.

La première contrainte est liée au financement de la mobilité et de la recherche. De façon générale, l’Etat dispose de très peu, ou ne dispose presque pas de moyens financiers pour supporter la mobilité des enseignants-chercheurs, que l’on soit à l’intérieur du territoire ou au-delà des frontières. Par ailleurs, l’Université remplit une mission d’intérêt général qui ne génère pas de revenus capables de supporter la mobilité de tous ou partie de ses enseignants-chercheurs dont les déplacements par avion pour dispenser des cours, participer à un colloque ou à un congrès, les séjours à l’étranger et l’acquisition de la documentation, coutent extrêmement chers et constituent la première contrainte à la mobilité de ces enseignants-chercheurs.
La deuxième contrainte est liée à la spécialisation épistémologique, car bon nombre de chercheurs travaillent sur des questions locales et autochtones, sans ouverture sur l’extérieur et sans perspective de comparaison. Si cela est porteur pour certains domaines de recherche, ce n’est pas le cas pour d’autres. En travaillant sur sa commune, sa communauté linguistique, l’économie nationale, la sécurité strictement à l’intérieur du pays on devient un excellent spécialiste de ces questions. Mais si l’on ne fait pas comparaison avec ce qui se passe ailleurs, l’on se coupe du monde, et les autres chercheurs ne s’intéresseront que très peu aux travaux de recherches réalisés.
La troisième contrainte est d’ordre linguistique. Il se pose un problème de maîtrise des principales langues mondiales de la recherche, notamment l’anglais qui en demeure la principale. Or, sa maîtrise a des implications majeures sur la diffusion des connaissances, la collaboration entre chercheurs, la nature même de la production scientifique et la mobilité du chercheur. La maîtrise de l’anglais est presque la condition _sine qua non_ pour être invité dans un forum d’échange entre universitaires au-delà des frontières nationales. Par ailleurs, les revues scientifiques de premier plan sont anglo-saxonnes, et sont principalement basées au Royaume-Uni et aux États-Unis. La publication dans ces revues étant devenue un gage de reconnaissance et de visibilité pour les chercheurs du monde entier.
La dernière contrainte est liée à la maîtrise des TIC et des outils numériques. Cette maîtrise n’est pas en réalité une option mais une obligation pour un enseignant-chercheur qui ne souhaite pas demeurer autochtone.

Le Professeur Guy MVELLE ne s’est pas limité à décrypter les freins à l’internationalisation de l’enseignant-chercheur à l’aune du système LMD. À chaque problème identifié, cet expert propose des pistes de solutions.
Pour les financements de la mobilité, il propose, surtout aux jeunes chercheurs, de s’investir dans la recherche des financements internationaux. Ces programmes appartiennent autant aux grandes universités qu’aux organismes internationaux qui veulent diffuser une certaine idéologie à travers des travaux des experts : Union Européenne, Organisation de Coopération et de Développement Économique, Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, etc. Là encore les organismes de financement les plus influents au niveau mondial, tels que la National Science Foundation aux États-Unis ou le Wellcome Trust au Royaume-Uni, exigent souvent que les résultats des recherches qu’ils financent soient publiés en anglais pour maximiser leur impact et leur diffusion. Pour les contraintes liées au domaine de recherche, l’expert propose de faire des études comparées, en travaillant sur des sujets internationaux ou régionaux, c’est-à-dire des questions qui touchent plus d’un pays à la fois, quel que soit le domaine de recherche. Pour les contraintes linguistiques, le Professeur propose de faire de l’anglais la première langue de travail scientifique, et le français la deuxième.
Enfin, pour les contraintes liées à la maîtrise des TIC et du numérique, le Professeur Guy MVELLE demande aux enseignants-chercheurs de ne pas en faire une option, mais un outil fondamental de travail.

SÉMINAIRE DE PÉDAGOGIE UNIVERSITAIRE 2026 À L'UNIVERSITÉ DE DSCHANG *Le Dr Christian TOUMBA PATALÉ analyse l'APC du poin...
23/05/2026

SÉMINAIRE DE PÉDAGOGIE UNIVERSITAIRE 2026 À L'UNIVERSITÉ DE DSCHANG

*Le Dr Christian TOUMBA PATALÉ analyse l'APC du point de vue de la philosophie de l'éducation.*

La philosophie de l'éducation constitue un détour indispensable pour l'évaluation et l'amélioration, voire la refonte totale de l'éducation. L'éducation constituant l'un des principaux moyens par lesquels une société transmet ses valeurs, organise son avenir et définir l'idéal de l'Homme qu'elle entend promouvoir.
L'approche par les compétences s'est progressivement imposée dans les systèmes éducatifs contemporains comme un paradigme pédagogique centré sur l'efficacité, la professionnalisation des apprentissages et l'adaptation des formations aux besoins sociaux et économiques. Cette évolution soulève une interrogation philosophique majeure, qui est celle de savoir si l'approche par les compétences constitue une rupture avec la philosophie classique de l'éducation ou si elle s'inscrit dans une continuité historique de celle-ci. La réflexion du Dr Christian TOUMBA PATALÉ examine cette problématique à partir des grandes traditions de la philosophie de l'éducation et des mutations contemporaines, portées par le tournant didactique de la pédagogie portée par l'APC. Il soutient que cette approche procède à la fois d'une rupture et d'une continuité.

Rupture, parce qu'elle déplace profondément les finalités éducatives vers l'efficacité opérationnelle, l'employabilité et la logique économique du capital humain. C'est dire que l'approche par les compétences introduit une rupture profonde dans la philosophie classique de l'éducation. Elle rompt notamment avec les modèles intellectualistes, spéculatifs et encyclopédiques de l'enseignement traditionnel. L'apprenant n'est donc plus un sujet en quête de culture ou de vérité ; il devient un acteur appelé à développer des compétences directement mobilisables dans des situations professionnelles. L'objectif principal n'étant plus tant l'acquisition des connaissances que leur capacité d'utilisation. Cette mutation transforme également le rôle de l'enseignant qui, dans le modèle classique, détenait et transmettait le savoir. Dans l'approche par les compétences, ce dernier devient accompagnateur, médiateur ou facilitateur d'apprentissage. L'accent est ainsi mis sur l'activité de l'apprenant, la résolution de problèmes et les situations de la vie. Ce tournant introduit aussi plusieurs injonctions nouvelles: l'injonction participative qui exige l'implication active de l'apprenant ; l'injonction expérientielle qui valorise l'apprentissage par l'expérience idéologique ; l'injonction pratique qui subordonne les apprentissages à des compétences opérationnelles ; l'injonction heuristique qui insiste sur la co-construction des savoirs ; et l'injonction disciplinaire, selon laquelle chaque discipline doit développer sa propre didactique.

Cette évolution modifie profondément la nature même des curricula ; les contenus étant désormais organisés autour des compétences à acquérir et non plus autour de la seule transmission des savoirs académiques. Toutefois, il importe de noter qu'une telle saisie de la rupture est risquée, car la réduction de l'éducation à l'employabilité peut conduire à marginaliser les humanités, la réflexion critique et la formation citoyenne. Pourtant, loin de transformer l'école en un simple instrument d'adaptation économique, l'approche par les compétences peut être située à partir des bases philosophiques et apparaître, de ce point de vue, comme une continuité.
Continuité, parce qu'elle ne surgit pas dans l'histoire de l'éducation comme une innovation entièrement inédite, étant donné que plusieurs de ses principes fondamentaux trouvent leurs racines dans les grandes traditions philosophiques de l'éducation. L'approche par les compétences participe notamment d'une réinterprétation et d'une réorganisation des objectifs pédagogiques anciens autour de l'orientation pragmatiste de l'éducation, de la mobilisation et du transfert des savoirs, tout en introduisant des réflexions constructivistes et évaluatives nouvelles.

Le Dr PATALÉ a également analysé les transformations du rôle de l'enseignant, de l'apprenant et des curricula dans le cadre du tournant didactique contemporain. Son analyse défend, enfin, l'idée d'une appropriation africaine critique de l'approche par les compétences. Selon lui, l'introduction de cette approche dans les systèmes éducatifs africains pose des enjeux spécifiques qui suggèrent à la fois appropriation et vigilance critique au niveau universitaire. La raison en est que plusieurs de ces systèmes demeurent fortement marqués par des modèles pédagogiques encyclopédiques, académiques et assimilateurs. Dans ce contexte, l'APC peut représenter une opportunité importante de transformation, permettant notamment de rapprocher l'école des réalités sociales et économiques locales, de lutter contre le chômage des diplômés, de valoriser les compétences pratiques et entrepreneuriales, de renforcer l'autonomie des apprenants et d'adapter les curricula aux besoins du développement endogène.

Toutefois, et c'est là un appel à la vigilance critique universitaire, la didactique en Afrique doit demeurer attentive aux réalités civilisationnelles, culturelles et géostratégiques propres aux sociétés africaines. À ce titre, l'ensemble des disciplines universitaires doit intégrer :
- les problématiques du développement, afin de former des compétences susceptibles de contribuer à la transformation économique, sociale, politique et technologique des sociétés africaines ;
- les enjeux de citoyenneté, de gouvernance et de justice sociale, dans le but de préparer des citoyens responsables, conscients des exigences éthiques et démocratiques du vivre-ensemble;
- les défis technologiques contemporains, notamment ceux liés au numérique, à l'intelligence artificielle, à l'innovation scientifique et aux mutations de la mondialisation ;
- les exigences d'intégration culturelle et géostratégique africaine, afin de renforcer les dynamiques d'unité, de coopération et de souveraineté intellectuelle du continent ;
- la valorisation des savoirs endogènes, des patrimoines culturels africains et des expériences locales, dans une logique d'articulation entre universalité scientifique et contextualisation des apprentissages ;
- la formation à l'esprit critique face aux idéologies, aux dépendances intellectuelles, aux formes de domination symbolique et aux discours de reproduction néocoloniale ;
- le développement de compétences professionnelles, entrepreneuriales et créatives favorisant l'autonomie, l'innovation et l'auto-emploi;
- la promotion des compétences comportementales et éthiques, telles que le sens des responsabilités, l'esprit d'initiative, la coopération, la résilience et l'engagement citoyen ;
- la capacité à mobiliser les connaissances dans des situations concrètes, en vue de résoudre les problèmes réels auxquels les sociétés africaines sont confrontées;
- enfin, l'aptitude à participer activement à la construction de modèles de développement pensés à partir des réalités, des intérêts et des ambitions propres au continent africain.

SÉMINAIRE DE PÉDAGOGIE UNIVERSITAIRE 2026 À L'UNIVERSITÉ DE DSCHANG Le Professeur Valentin NGOUYAMSA met en lumière, ent...
23/05/2026

SÉMINAIRE DE PÉDAGOGIE UNIVERSITAIRE 2026 À L'UNIVERSITÉ DE DSCHANG

Le Professeur Valentin NGOUYAMSA met en lumière, entre autres, l’interdépendance entre les compétences détenues et la capacité à les déployer pour une mise en valeur optimale des ressources locales.*
Regard sur la communication de l'expert.

L'approche par les compétences ne se limite pas à une simple réforme pédagogique ; elle devient un moteur de développement local lorsqu'elle est articulée avec les besoins spécifiques d'un territoire. Partant de la crise des modèles d'insertion classiques, et de la nécessité d'un tournant territorial, il s'impose un changement de paradigme qui suggère de passer d'une logique de formation ''standardisée'' à une logique de formation ''située et contextualisée''. L'évaluation de l'apprenant ne se fait donc plus sur des cas fictifs ou importés, mais sur la capacité à résoudre des problématiques concrètes soumises par les acteurs territoriaux au rang desquels, les collectivités territoriales décentralisées, les coopératives et les artisans.
Dans son intervention organisée autour du sous-thème intitulé _*

Regard sur  la communication de l'ExpertImaginez un Professeur en fin de carrière, qui a dirigé les thèses de nombreux é...
23/05/2026

Regard sur la communication de l'Expert

Imaginez un Professeur en fin de carrière, qui a dirigé les thèses de nombreux étudiants qui sont devenus ses collègues au sein du même département. Il dépose un contrat de collaboration, mais est fort inquiet du sort qui lui sera réservé par ses anciens étudiants devenus ses collègues. Pourquoi est-il inquiet alors qu'à première vue, il est en terrain conquis ? Que non ! En fonction de ce qu'a été sa relation avec ces étudiants, il peut être plutôt un terrain miné, notamment si cette relation a été problématique voire même chaotique.
En prenant l'exemple de ce cas pratique, le Professeur MESSANGA Gustave Adolphe fait savoir aux participants que la pédagogie est avant tout relationnelle, puisqu'elle implique le lien entre des humains, articulé autour de la construction du savoir. Son exposé est articulé autour de deux axes principaux qui présentent les relations pédagogiques toxiques comme étant le problème, d'une part, et la pédagogie relationnelle comme étant la solution, d'autre part.

Sur le premier axe, l'on note que dans l'Enseignement Supérieur, les relations pédagogiques toxiques désignent des dynamiques de pouvoir néfastes et inégales entre enseignants et étudiants. Elles englobent des pratiques pédagogiques autoritaires, la dévalorisation émotionnelle et l'exploitation intellectuelle des apprenants. Elles créent des environnements psychologiquement insécures, qui entravent le développement et la réussite scolaire des étudiants. Les principales manifestations de ces relations pédagogiques toxiques sont :

_1- l'autoritarisme_ qui, en tant qu'une philosophie rigide et punitive d'enseignement, a plusieurs caractéristiques. D'abord un contrôle total qui implique un pouvoir absolu de l'enseignant sur le programme, les critères d'évaluation et les règles qui placent la classe sous un régime dictatorial. Ensuite, une communication unidirectionnelle dans laquelle l'enseignement est principalement magistral, les étudiants étant passifs et répétant passivement l'information donnée par l'enseignant sans la questionner ni la débattre. Enfin, la faible autonomie des étudiants dans la recherche, et l'application par la coercition, c'est-à-dire que l'obéissance est souvent motivée par la peur de mauvaises notes et non par le respect mutuel.
_2- L'exploitation intellectuelle_ qui consiste, pour l'enseignant, à monopoliser la recherche de l'étudiant en s'attribuant la paternité exclusive des productions scientifiques de ce dernier.
_3- La marginalisation_ à travers des exclusions subtiles ou des pratiques discriminatoires qui réduisent au silence, les perspectives et les voix académiques des étudiants du fait d'un accès inégal aux ressources, et des attentes biaisées par les enseignants.
_4- La violence psychologique,_ traduite par des comportements abusifs non physiques des enseignants, et le manque d'empathie qui consiste à ignorer la diversité des styles d'apprentissage, la situation personnelle ou le bien-être mental des étudiants, au profit d'une production rigide et standardisée.
Il s'agit là, des situations qui peuvent fortement limiter l'engagement des étudiants, nuire à leur santé mentale et accroître les conflits académiques, rendant l'apprentissage considérablement difficile.

Sur le second axe de sa communication, le Professeur MESSANGA Gustave Adolphe propose comme solution aux problèmes ci-dessus énumérés, *la pédagogie relationnelle*. Cette pédagogie, avec l'approche par compétences (APC), sont deux concepts complémentaires qui placent l'interaction humaine et le développement pratique au cœur de l'apprentissage. Elles transforment l'enseignant en guide, et l'élève en acteur principal de sa propre réussite.

La pédagogie relationnelle repose sur cinq actions clés pour dépasser les interactions purement transactionnelles qui présentent une hiérarchie stricte entre l'enseignant et l'apprenant ; le premier étant dominant, parfois de manière écrasante sur le second. Il s'agit de l'expression de l'attention qui consiste à reconnaître les étudiants comme des individus à part entière, à s'intéresser à leur bien-être personnel et à favoriser leurs parcours ; la stimulation de la croissance ; l'apport du soutien en offrant un accompagnement académique approfondi et un étayage adapté pour prévenir tout sentiment d'isolement en privilégiant des liens profonds, l'empathie et le sentiment d'appartenance à une communauté pour favoriser l'apprentissage ; une communication ouverte ; et l'élargissement des perspectives, en reliant directement les travaux des étudiants au monde qui les entoure, en dépassant les frontières traditionnelles de la salle de cours, pour créer des environnements d'apprentissage inclusifs, équitables et participatifs.

Grande conférence  sur la mort subite
22/05/2026

Grande conférence sur la mort subite

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