09/08/2026
L'actualité politique haïtienne prend un tournant décisif avec la publication officielle du calendrier électoral par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Le premier tour des élections présidentielles, législatives et territoriales, couplé à une consultation populaire sur la réforme constitutionnelle, est désormais fixé au 13 décembre 2026, le second tour devant se tenir le 21 février 2027. Cette annonce, saluée par la Communauté des Caraïbes, cherche à combler un vide institutionnel criant dans un pays privé de président élu depuis 2021.
Cependant, le CEP conditionne formellement la réussite de ce calendrier à l'établissement indispensable d'un climat sécuritaire acceptable. L'administration publique se mobilise activement pour lancer les opérations électorales, avec un budget révisé et arrêté à 120 millions de dollars de concert avec l'exécutif.
Les inscriptions pour les partis et les regroupements politiques ont déjà débuté, tandis que le dépôt officiel des candidatures reste ouvert jusqu'au 2 octobre 2026.
Face à ces échéances, la classe politique haïtienne exprime de vives inquiétudes quant à la faisabilité du scrutin sans un compromis global. Le parti Les Engagés pour le Développement (EDE) a formellement appelé le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à ouvrir en urgence un dialogue politique national. Cette démarche vise à réunir la société civile et les partis autour des défis logistiques et sécuritaires afin d'éviter des contestations majeures ou l'exclusion de pans entiers du territoire national.
Sur le plan sécuritaire et social, la situation demeure extrêmement critique, particulièrement dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince où les gangs criminels maintiennent une forte emprise territoriale.
Parallèlement aux efforts de stabilisation menés par la police nationale, l'insécurité se double d'une crise humanitaire aiguë caractérisée par des taux alarmants de violences se*****es et plus de 1,4 million de déplacés internes recensés à travers le pays.