17/05/2025
OUVERTE AU PEUPLE NIGÉRIEN!
👉️Voici ma part de vérité👇👇👇
Après examen minutieux de la situation socio- politique de l'heure, j'ai décidé de livrer une guerre ouverte avec le silence et prendre le risque de la vérité.
Il est à préciser, d'ores-et-déjà que je n'ai ni titre légitime ni science suffisante ni de vertu cardinale pour l'exercice que je me donne ce matin de bonne heure. En effet, je ne suis ni prince ni législateur ; sinon, comme le dit Rousseau :« je ne passerais pas mon temps à dire ce qu'il faut faire; je le ferais ou je me tairais». En réalité, je suis saisi par deux tribunaux spécialisés qui m'ont condamné à me prononcer. D'abord , je suis accusé et donc assigné à comparaître, en tant qu'humain voyant la réalité être dilapidée devant le tribunal de ma conscience morale et faire face au juge intérieur. Ensuite, je suis touché en digne citoyen responsable, jouissant des droits, soumis aux devoirs et mettant mes obligations patriotiques au devant de mes attentes personnelles.
Motion de reconnaissance....
Mon peuple...
Mon beau peuple...
Mon peuple guerrier, intrépide...
Sous le ciel de notre partie, sur la terre de nos ancêtres et au sentiment des étoiles de la révolte, nous avons montré à la face du monde que nous sommes un peuple convaincu plutôt que vaincu, aussi résistant que résilient; et cela depuis le 26 juillet 2023. Les médias de l'impérialisme, comme d'habitude ont voulu escamoter la vérité, les forces du mal ont menacé de nous bombarder, les valets locaux ont voulu saboter le mérite et les marionnettes ont tenté de nous espionner et dissuader afin de nous soulever par des sanctions sadico-cyniques, nous couper ainsi du monde, de la vie. Contre toute attente, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux, civils comme militaires, dirigeants comme dirigés, flambeaux du tricolore à la main... ; nous avons ensemble décidé de faire le martyr.
Hélas, après l'euphorie....
Mon peuple....
Mon beau peuple....
J'ai une crainte qu'on me dise:
✓Nous sommes devenus un peuple sans âme dans un monde sans cœur;
✓ Nous nous sommes préférés au dedain de l'intérêt national. Nous sommes devenus égoïstes et narcissiques;
✓Nous avons préféré notre égo à l'heure où l'histoire nous appelle à l'unisson;
✓Personne n'a une leçon ni moi qui écris ni vous qui qui me lisez encore moins ceux auxquels on aura à raconter.
Jeunes citoyens, nous avons fondé l’espoir d'un peuple et non d'une populace.
Cette crainte est fondée en substance d'autant plus que nous n'avons pas droit à l'erreur.
✓Au lieu d'exiger pour l'Afrique des places permanentes à l'ONU et imposer un droit de véto... nous avons préféré nous chamailler et nous "manger à l'interne".
✓Au lieu de saluer le courage et la témérité politique, géopolitique et géostratégique de nos dirigeants qui ont tenu la buffle et le taureau par les cornes et affronter l'épée de Damoclès pendant presque deux ans durant ; chaque seconde, chaque minute, chaque heure, nuit et jour , matin, midi et soir en compagnie du peuple ; nous avons fini par préférer les critiques inutiles sur fond de désespoir et de désengagement.
✓Au lieu de saisir la seule occasion qui nous est donnée pour finir à jamais avec cet ordre néo-colonial homnivore et inhumain qu'est l'impérialisme prédateur. En clair, rester un bouclier d'acier contre les velléités voraces des forces sataniques, monstrueuses dont la seule ambition est de s'accaparer, mii de finir avec les dirigeants audacieux, insoumis et anticonformistes, détruire les édifices, tuer l'État, intervenir et créer le chaos, attiser l'enfer sur nos terres et congoliser nos pays; nous avons préféré chanter nos faiblesses dans l'oreille de l'ennemi.
Au lieu de croire au futur dans les difficultés traversées aujourd'hui, conséquences de notre volonté à nous autodéterminer ; nous avons choisi le contraire.
Hélas! Mon peuple, je ne le reconnais plus. Visiblement, il n'a jusqu'à là pas appris la leçon de la leçon tirée de l'histoire. Il a vu , su , entendu mais malheureusement pas compris la tournure historique des évènements du monde qui fissurent douloureusement la marche de l'Afrique vers le progrès. C'est fort, de cette remarque évidente qu'une série de questions me hante l'esprit et me fait couler des larmes souvent au-dedans de moi même. Je meurs en silence.
Mon peuple....
Mon beau peuple....
Des pièges lui ont toujours été tendus , le pauvre n'a pas réussi à les esquiver . Il semble bien qu'il lâche la corde aux intoxications et manipulations fétichistes, fascistes et n***s des délateurs en perte de repères et en panne de vitesse, c'est-à-dire nos seuls ennemis d'hier et d'aujourd'hui. Il semble bien que mon peuple ait déjà oublié la roue de l'histoire.
✓Nelson Mandela: 25 ans de prison parce qu'il a dit non à l'apparteid, la ségrégation raciale ;
✓ Kadhafi: exécuté, décapité, déshumanisé, déshonoré et tué à publicité parce qu'il porte le projet d'unir l'Afrique, libérer les africains et arracher la souveraineté, défier l'hégémonie viscérale de l'empire du mal « l'Afrique aux africains »;
✓Djibo Bakary: traqué et fatigué, assommé et fatigué par la torture psychologique des exils illimités et emprisonnements répétés sur fond d'exécution sommaire des Alliés et militants convaincus de la cause panafricaine et révolutionnaire incarné par son parti sawaba;
✓Tandja Mamadou: bouté hors du terrain politique par la conspiration des mains invisibles dont par-delà la faute constitutionnelle, la vraie histoire est celle d'être résolu à mourir pour les intérêts nationaux au mépris de l'ordre du colon et des intérêts métropolitains;
✓ Thomas Sankara: calciné et fini en cendre avec douze de ses compagnons d'armes par le biais d'un traître national, ami de cœur endoctriné par les mêmes qui visent aujourd'hui la tête de nos trois Présidents, leur excellence Abdourahamane Tiani du Niger, Assimi Goïta du Mali et Ibrahim Traoré du Faso.
Tous ces héros, ont eu peut-être des histoires différentes ; mais, nul ne peut ni ne doit ignorer qu'ils ont été la cible des mêmes prédateurs et ont nourri la même vision, le même projet politique pour nos peuples. Leur seul péché a été et est d'assumer le destin de nos peuples dans une souveraineté radicale.
Visiblement, la leçon n'a pas encore été retenue.
NB: Il ne faut pas oublier que la stratégie consiste à contrecarrer toute action salvatrice, novatrice et progressiste , à monter et entretenir la précarité populaire en vue de décrédibiliser les dirigeants, saboter la gouvernance, sémer l'instabilité, renforcer l'insécurité et faire révolter les populations. C'est l'art du "machiavélisme draconien". Pour eux:« la fin justifie les moyens». Ainsi, profitant de l'ignorance de nos peuples, la France a assassiné lâchement plus de 20 présidents africains dont depuis 1963:
_ en 1963 : Sylvanus Olympio, président de la rép. du Togo –
en 1966 : John-Aguiyi Ironsi, président de la rép. du Nigeria
– en 1969 : Abdirachid-Ali Shermake, président de la rép. de Somalie
– en 1972 : Abeid-Amani Karumé, président de la rép. de Zanzibar
– en 1975 : Richard Ratsimandrava, président de la rép. de Madagascar
– en 1975 : François-Ngarta Tombalbaye, président de la rép. du Tchad
– en 1976 : Murtala-Ramat Mohammed, président de la rép. du Nigeria
– en 1977 : Marien Ngouabi, président de la rép. du Congo-Brazzaville
– en 1977 : Teferi Bante, président de la rép. d’Ethiopie
– en 1981 : Anouar el-Sadate, président de la rép. d’Egypte
– en 1981 : William-Richard Tolbert, président de la rép. de Liberia
– en 1987 : Thomas Sankara, président de la rép. de Burkina-Faso
– en 1989 : Ahmed Abdallah, président de la rép. des Comores
– en 1989 : Samuel-Kanyon Doe, président de la rép. de Liberia
– en 1992 : Mohammed Boudiaf, président de la rép. d’Algérie
– en 1993 : Melchior Ndadayé, président de la rép. du Burundi
– en 1994 : Cyprien Ntaryamira, président de la rép. du Burundi
_en 1994 : Juvénal Habyarimana, président de la rép. du Rwanda
_en 1999 : Ibrahim Barré-Maïnassara, président de la rép. du Niger
_en 2001 : Laurent-Désiré Kabila, président de la rép. du Congo-Kinshasa
_en 2009 João Bernardo Vieira, president de Guinee-Bissau
_en 2011 : Mouammar khadafi, président de la rep du Libye, assassiné par le CNT de la France.
Conséquence: ils sont souvent mal compris de leurs peuples respectifs , tantôt montés contre les dirigeants et les sataniques tirent les ficelles. La suite est donc un secret de polichinelle et j'en appelle à notre sens élevé de responsabilité et notre haute conscience d'un peuple soucieux de ses fils et filles .
À quand la prise de conscience et la afin de l'égoïsme et du narcissisme identitaire qui sont pourtant les armes à nous diviser pour mieux nous massacrer à la place des armes pour nous tuer?
À quand la fin du débat ontologique pour construire une nation solide et solidaire dans une unité de fer fortifiée ?
À quand la maturité politique populaire face à la géopolitique menaçante des pays occidentaux finançant la guerre, la terreur et le terrorisme dans nos États pour tuer nos paisibles citoyens et emporter nos richesses, ainsi que les réactions honteuses des dirigeants de nos États voisins, valets et suppôts de l'impérialisme carnivore ?
À quand mon peuple comprendra que son doute profite aux ennemis, son hésitation fortifie les fossoyeurs, son agitation tue toute possibilité de révolution, ses caprices et ses mumures sont pris, travaillés, taillés sur mesures, endoctrinés, embobinés, falsifiés, et détournés et utilisés contre nous-mêmes par les médias mensonges de haut niveau ?
Quand mon peuple comprendra que tout ceux qui crient à l'injustice, à la misère et aux difficultés n'ont été que les agents causaux et que nous sommes en train de vivre les conséquences de leur inconséquences ?( nous avons tout le monde à l'œuvre et on a bien vu ce que chacun a fait du pays).
Quand comprendra t-il que la gestion des hommes n'est jamais parfaite et qu'une solution magique en une année pour résoudre un problème politique de 65 ans est difficile voire impossible ?
Bon sens à quand mon peuple, mon beau peuple comprendra les manipulations à ambitions politiques dissimulées dont il ne peut qu'être la victime éternelle ?
Enfin,..... Mon peuple......
J'ai choisi de faire ma part, de t'appeler, de t'interpeller de t'alerter, de t'aviser, et de te demander de vérifier entre les lignes de mes textes le danger qui te guette et les vérités qui s'y cachent.
Mon peuple,
Mon beau peuple,
Ne sois pas spectateur et consommateurs de la vie, il faut et il suffit d'agir en homme avec intelligence dans un esprit constructif. Ne sois pas complice du désastre longtemps orchestré, préparé par l'ennemi dans lequel il t'utilise comme bouclier.
NB: Valable pour tous les peuples de l'AES et d'Afrique en général.
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
Hassane S. Kadri
Ancien SG de l'UENUN
Étudiant en Philo-polique( UAM)