31/08/2026
👉« L’article 1 de la loi organique des CPAS dit qu’il faut respecter la dignité humaine. »
Marc Chambeau, ancien assistant social, aujourd’hui membre du Comité de Vigilance du Travail Social (CVTS) et professeur à la HELHA Cardijn, témoigne auprès d’Imagine de l’existence d’un travail social clandestin : des travailleur·euses sociaux·ales qui, pour faire en sorte que les personnes précarisées puissent bénéficier de l’aide sociale, sortent des clous.
📖« L’article 1 de la loi organique des CPAS dit qu’il faut respecter la dignité humaine », rappelle Marc Chambeau. « L’objectif des travailleurs sociaux, c’est donc ce respect de la dignité humaine. Alors, si parfois, il faut fermer les yeux sur un peu de travail au noir qui permet de donner à manger aux enfants, de payer la cantine ou le voyage scolaire… Tout comme on va fermer les yeux sur certaines cohabitations ! On sait que dans certaines communes, pour payer un loyer, il faut être deux. Le revenu d’intégration d’une seule personne ne suffit pas ! Même dans l’administration, certains chipotent un peu avec les règles. »
« On le fait pour protéger des gens de situations inextricables, réhumaniser le travail social…, poursuit-il. Le travail social clandestin est un acte de résistance mais pas une solution. Avec le CVTS, on estime toutefois qu’il est important d’en faire la publicité pour montrer qu’il y a encore des possibles. »
👉« L’article 1 de la loi organique des CPAS dit qu’il faut respecter la dignité humaine. »
Marc Chambeau, ancien assistant social, aujourd’hui membre du Comité de Vigilance du Travail Social (CVTS) et professeur à la HELHA Cardijn, témoigne auprès d’Imagine de l’existence d’un travail social clandestin : des travailleur·euses sociaux·ales qui, pour faire en sorte que les personnes précarisées puissent bénéficier de l’aide sociale, sortent des clous.
📖« L’article 1 de la loi organique des CPAS dit qu’il faut respecter la dignité humaine », rappelle Marc Chambeau. « L’objectif des travailleurs sociaux, c’est donc ce respect de la dignité humaine. Alors, si parfois, il faut fermer les yeux sur un peu de travail au noir qui permet de donner à manger aux enfants, de payer la cantine ou le voyage scolaire… Tout comme on va fermer les yeux sur certaines cohabitations ! On sait que dans certaines communes, pour payer un loyer, il faut être deux. Le revenu d’intégration d’une seule personne ne suffit pas ! Même dans l’administration, certains chipotent un peu avec les règles. »
« On le fait pour protéger des gens de situations inextricables, réhumaniser le travail social…, poursuit-il. Le travail social clandestin est un acte de résistance mais pas une solution. Avec le CVTS, on estime toutefois qu’il est important d’en faire la publicité pour montrer qu’il y a encore des possibles. »
✍"Erosion sociale" est une série de reportages signés Sarah Freres avec des photos de ainsi que le soutien du Fonds pour le journalisme. Deuxième arrêt du côté de Liège pour documenter la disparition de l’écoute et la rébellion des travailleur·euses sociaux·ales.
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