17/04/2026
Ă lâoccasion de Campus en selle, nous mettons nos cyclistes Ă lâhonneur ! Voici le tĂ©moignage de Bernard Q. đČ
En 2013, Ă lâĂąge de 50 ans, je cherchais une activitĂ© sportive rĂ©guliĂšre qui me permette de rester en bonne santĂ©, sans contrainte excessive et facile Ă intĂ©grer dans mon quotidien. Câest dans cet esprit que jâai rejoint le club cycliste CCS de Soignies. Lâun de ses grands atouts est de proposer des groupes adaptĂ©s au niveau physique de chacun. Jâai ainsi intĂ©grĂ© le groupe « faible », qui roulait chaque dimanche sur environ 50 km Ă une allure moyenne de 22 km/h.
TrĂšs rapidement, jâai ressenti les bĂ©nĂ©fices du vĂ©lo sur ma santĂ© : amĂ©lioration de lâendurance, renforcement musculaire, meilleure condition cardiovasculaire, mais aussi un impact trĂšs positif sur le bien-ĂȘtre mental.
Deux ans plus t**d, jâai rejoint le groupe intermĂ©diaire, qui roule Ă une allure dâau moins 25 km/h et rĂ©alise, en bonne saison, des sorties dâune centaine de kilomĂštres.
En 2019, jâai dĂ©cidĂ© de participer Ă la « Route des camps Valentine », un voyage Ă vĂ©lo de 860 km organisĂ© par le CCS en six jours, reliant Soignies Ă Saas-Grund, en Suisse. La fondation Salus Sanguinis organise en effet des sĂ©jours en montagne pour les enfants atteints de leucĂ©mie, traitĂ©s dans le service dâhĂ©matologie et dâoncologie pĂ©diatrique des Cliniques universitaires Saint-Luc. Ces sĂ©jours sont appelĂ©s les camps « Valentine-Devos ». Pour soutenir cette association, le CCS a proposĂ© Ă ses membres de participer Ă ce voyage tout en se faisant sponsoriser.
Souhaitant prendre part Ă cette aventure et mâentraĂźner davantage, jâai choisi de parcourir Ă vĂ©lo les 19 km qui sĂ©parent mon domicile de lâĂ©cole, chaque fois que la mĂ©tĂ©o le permettait. Cette dĂ©cision a marquĂ© un vĂ©ritable tournant. IntĂ©grer le vĂ©lo dans mes trajets quotidiens mâa permis de faire du sport sans « prendre du temps » sur le reste de ma journĂ©e. Jâarrive au travail plus dĂ©tendu, plus concentrĂ© et avec davantage dâĂ©nergie.
Au-delĂ des bĂ©nĂ©fices personnels, venir travailler Ă vĂ©lo est aussi un choix Ă©cologique concret. Chaque trajet effectuĂ© sans voiture, câest moins dâĂ©missions de COâ, moins de bruit et une contribution, Ă mon Ă©chelle, Ă une mobilitĂ© plus durable. Ce sont de petits gestes individuels qui, mis bout Ă bout, finissent par faire une vraie diffĂ©rence.
Aujourdâhui, je viens travailler Ă vĂ©lo presque toute lâannĂ©e. Je nâutilise la voiture quâen hiver, lorsque la luminositĂ© est insuffisante, ou en cas de pluie. Le trajet me prend environ 50 minutes Ă vĂ©lo, contre 30 minutes en voiture. Mais ce temps supplĂ©mentaire est largement compensĂ© par les bĂ©nĂ©fices pour la santĂ©, la rĂ©duction des coĂ»ts (lâentretien du vĂ©lo Ă©tant bien infĂ©rieur aux frais de carburant) et le fait de ne jamais ĂȘtre complĂštement bloquĂ© dans les embouteillages.
Et pourquoi pas vous ?
Que ce soit pour votre santĂ©, pour lâenvironnement ou simplement pour changer votre maniĂšre de dĂ©marrer la journĂ©e, le vĂ©lo est une solution accessible, progressive et adaptĂ©e Ă chacun. Inutile de viser la performance : commencer par un ou deux jours par semaine suffit dĂ©jĂ Ă en ressentir les effets positifs. Essayez⊠vous pourriez ĂȘtre surpris.