09/02/2026
Dans un rapport détaillé, l’IRIS - Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, démystifie les idées reçues concernant le syndicalisme et ses effets négatifs sur l’économie. Plusieurs aspects sont abordés dont les liens entre syndicats et salaires.
Les augmentations de salaires des PPR depuis la syndicalisation au début des années 2000 semblent s’inscrire dans les résultats de cette étude.
Extraits du rapport:
«Une récente étude de Pierre-Loup Beauregard et collègues évaluant l’effet salarial de la syndicalisation au Canada – ce que l’on appelle l’ ″avantage salarial syndical″ – met en évidence une prime de 15 % en faveur des syndiqué·e·s en 2023. On constate cependant que cet avantage est en déclin depuis la fin des années 1990, alors qu’il environnait 23 %.
L’avantage salarial syndical s’explique par deux facteurs principaux:
D’une part, on constate qu’il y a correspondance entre les entreprises plus faciles à syndiquer et les entreprises à fort potentiel d’augmentation de salaire. Il s’agit d’entreprises qui:
- sont actives dans des secteurs d’activité à faible concurrence ;
- appartiennent à des industries à forte valeur ajoutée et à faible intensité en travail ;
- ont une main-d’œuvre dont la formation et les compétences sont spécialisées et reconnues ;
- ont un personnel dont l’appartenance professionnelle est forte».
«les résultats montrent que l’effet de la syndicalisation est encore plus marqué lorsque l’on prend en compte la rémunération globale, y compris les avantages sociaux. Dans ce cas, les personnes titulaires d’un diplôme universitaire bénéficient aussi d’avantages sociaux plus généreux grâce aux syndicats. »
« la majorité (60 %) de l’avantage salarial dont jouit la main-d’œuvre représentée par un syndicat – qui se traduit par une rémunération de 15 % plus élevée en moyenne – s’explique par cette représentation».
Lire le rapport complet: https://iris-recherche.qc.ca/publications/syndicalisme-mythes-realites/