10/28/2025
TABLEAU D'HONNEUR 🏆
Salut tout le monde!
Le groupe de recherche en archéométrie a le plaisir d’annoncer que non pas un, mais bien trois de nos étudiant.es se sont mérité.es une distinction au Tableau d’honneur de la Faculté des études supérieures et postdoctorales pour l’année 2025 !
Nous souhaitons à féliciter chaleureusement les archéologues William Harrison et Étienne Corbeil (maîtrise), ainsi que Sarah Robert (doctorat) pour cet exploit !
Voici sur quoi porte leur recherche :
Le mémoire de maîtrise de William cherche à expliquer la présence de motifs païens sur cinq sarcophages chrétiens des IVe et Ve siècles découverts à Arles, soit les sarcophages de Concordius, des Adorants, des Dioscures, de saint Hilaire et de Flavius Memorius. La méthode privilégiée par William est une analyse iconographique complétée par une analyse syntaxique du décor. Sur le plan théorique, son mémoire interroge d’abord les liens qui unissent les commanditaires au décor des sarcophages, avant d’explorer les identités multiples de ces chrétiens. Les résultats de cette analyse permettent de souligner l’expression des identités épiscopale, de rang et familiale des défunts à travers leur programme iconographique. Enfin, ils montrent comment les motifs du griffon, des Dioscures, du philosophe et des Muses sont mis en parallèle à un discours chrétien immortalisant le défunt.
Le mémoire d’Étienne, quant à lui, s’intéresse à la potentielle émergence d’un nouveau paradigme dans la pensée archéologique anglo-américaine. Différents chercheurs prétendent que l’archéologie contemporaine connaîtrait un retour aux choses ou un « material turn », qui serait un changement de paradigme comparable à l’émergence de la « new archaeology » dans la seconde moitié du XXe siècle. Pour tester cette hypothèse, Étienne a effectué une analyse de contenu qualitative sur la totalité des articles publiés lors de l’année 2018 dans trois périodiques. Cette analyse a permis d’observer une grande disparité dans l’influence du « material turn » entre les revues et peu d’engouement pour ce mouvement hors du Cambridge Archaeological Journal.
Le doctorat de Sarah, mené sous la direction d’Allison Bain et de Najat Bhiry, portait sur des fosses archéologiques autochtones mises au jour sur deux sites de missions jésuites historiques en Nouvelle-France : le site de Fort Odanak et le site du Presbytère de L’Ancienne-Lorette. Il avait pour objectif principal de déterminer la fonction et l’utilisation de fosses abénakises des XVIIIe et XIXe siècles et d’une fosse wendate du XVIIe siècle, pour mieux comprendre la vie quotidienne des populations autochtones au sein des missions. Par le biais d’une approche novatrice et multidisciplinaire, combinant des méthodes de la géoarchéologie et de l’archéobotanique, son travail a permis d’obtenir une caractérisation fine, aux échelles macroscopique et microscopique, des dépôts sédimentaires contenus dans les fosses échantillonnées. Première de son genre à l’Est du Canada, cette recherche a mis en évidence le potentiel informatif de la micromorphologie des sédiments pour l’étude des sites autochtones ainsi qu’une méthodologie appropriée pour identifier la fonction et l’utilisation des structures archéologiques.
Félicitations à vous trois !