Laboratoire Expérientiel sur les Arts et les Spiritualités LEAS

Laboratoire Expérientiel sur les Arts et les Spiritualités LEAS Le Laboratoire, dirigé par le professeur Alfonso Santarpia au Département de Psychologie de l’Univ.

de Sherbrooke, se distingue par son approche humaniste-existentielle orientée vers la phénoménologie de la création artistique dans la crise existentielle. Le laboratoire LEAS, intégré au sein du Département de Psychologie de l’Université de Sherbrooke (Québec, Canada), s’inscrit dans une approche d’orientation humaniste/existentielle et dans une perspective « embodied » (incarnée) de l’être. Une

attention spécifique est portée sur l’expérience subtile du contact affectif et sur les perceptions/expériences du corps, exprimées à travers les métaphores du corps et/ou les images mentales. Les recherches du laboratoire se développent en trois axes :

Les interventions par les pratiques artistiques (ex. cinéma, poésie, présence clownesque, danse, peinture, musique) dans des contextes de crise (deuils, soins palliatives, situation de maladie, sentiment de vide, angoisse de mort, sentiment de peur généralisé, incertitude);
Les expériences thérapeutiques dans le cadre des pratiques religieuses et spirituelles (états de transe, expansion de la conscience, expériences mystiques, hortithérapie, chamanisme, l’expérience de l’AWE ou sublime) ;
Les représentations et les expériences du corps dans le champ de la psychopathologie et de la psychothérapie (la notion de présence, l’usage de métaphores du corps/images mentales dans la psychothérapie, dans les traités de psychopathologie, le récit de l’expérience corporelle dans le champ de la psychopathologie). Méthodologies

Le laboratoire combine des études qualitatives, quantitatives et mixtes. Une attention particulière est portée sur les recherches qualitatives et sur l’acte d’interprétation (d’orientation humaniste/existentielle) en lien avec les logiciels d’analyse du contenu (LIWC, T-LAB, Nvivo, Tropes, THEME). Sur le versant quantitatif, on s’intéresse à l’analyse de marqueurs psychophysiologiques, biomarqueurs cancéreux et d’endorphines en lien avec des dispositifs logiciels et matériels de prise de données psychophysiologique (capteurs et logiciels BIOPAC, et le logiciel de traitement de données AcqKnowledge).

Il y a plusieurs années, j’ai exploré avec mes collègues  l’usage de la mythologie chamanique en soins palliatifs.Ce tra...
06/03/2026

Il y a plusieurs années, j’ai exploré avec mes collègues l’usage de la mythologie chamanique en soins palliatifs.

Ce travail m’a profondément marqué, car il montre que la souffrance n’atteint pas seulement le corps : elle peut aussi rétrécir notre histoire.

Lorsqu’une personne traverse une maladie grave, un deuil, une séparation ou une crise existentielle, elle risque parfois de se définir uniquement à travers sa blessure.

La poétique chamanique propose alors une autre voie.

Elle ne cherche pas à nier la douleur, mais à l’inscrire dans un récit plus vaste.

Dans certaines traditions chamaniques, la maladie peut être comprise comme une « perte d’âme » : non pas au sens littéral, mais comme une perte de vitalité, de sens ou de lien avec soi-même, avec les autres et avec le monde.

La guérison ne consiste alors pas seulement à faire disparaître un symptôme.

Elle devient la possibilité de retrouver un sentiment d’appartenance.

Peut-être que l’âme commence à guérir lorsque nous cessons de nous vivre comme des êtres séparés et que nous retrouvons notre place dans une histoire plus grande que nous-mêmes.

C’est peut-être là que réside l’une des fonctions les plus profondes des mythes, des récits, de l’art et de la spiritualité : nous rappeler que, même au cœur de la souffrance, nous continuons d’appartenir à la vie.

Référence :
Santarpia, A., Ricci, T., Meuche, G., Gamberini, N., & Destandau, M. (2021). The Narrative Effects of Shamanic Mythology in Palliative Care. Journal of Humanistic Psychology, 61(1), 73–103. https://doi.org/10.1177/0022167818777055

05/31/2026

Le mystère de la vie dans les paroles poétiques d’Edgar Morin…

Chers tous,Nous avons le plaisir de vous présenter la nouvelle identité visuelle du LEAS.Cette identité visuelle cherche...
05/28/2026

Chers tous,

Nous avons le plaisir de vous présenter la nouvelle identité visuelle du LEAS.

Cette identité visuelle cherche à représenter l’esprit du LEAS : un espace de recherche, de création et de réflexion autour des liens entre arts, spiritualités, expérience humaine, corps et transformation, notamment dans des contextes de deuil, de perte de sens et de finitude.

N’hésitez pas également à partager la page avec les personnes sensibles à nos thématiques.

Merci beaucoup pour votre soutien 🌿

Pr Alfonso Santarpia

À la croisée de la création humaine et de l’exploration numérique, le LEAS dévoile un nouveau logo conçu avec l’aide pré...
05/28/2026

À la croisée de la création humaine et de l’exploration numérique, le LEAS dévoile un nouveau logo conçu avec l’aide précieuse de Anaëlle Moreau et de ChatGPT.

https://doi.org/10.1371/journal.pone.0101035
05/25/2026

https://doi.org/10.1371/journal.pone.0101035

Visual art represents a powerful resource for mental and physical well-being. However, little is known about the underlying effects at a neural level. A critical question is whether visual art production and cognitive art evaluation may have different effects on the functional interplay of the brain...

Pourquoi inviter un clown en fin de vie ?Parce qu’à l’instant même où la vie vacille, le clown entre — non pas pour dist...
05/24/2026

Pourquoi inviter un clown en fin de vie ?
Parce qu’à l’instant même où la vie vacille, le clown entre — non pas pour distraire, mais pour rencontrer.
Il ne fuit pas l’absurde : il l’habite.
Il ne nie pas la douleur : il la traverse, à côté de l’autre.
Il danse sur le fil du tragique avec un cœur offert et une pudeur désarmée.

Dans l’article « Le clown au seuil de la vie : une exploration phénoménologique des rencontres en soins palliatifs pour adultes », nous explorons, à partir de trois situations cliniques en soins palliatifs adultes, comment la qualité de présence propre à la figure du clown peut inspirer les psychothérapeutes dans l’accompagnement des personnes en fin de vie.

L’article s’appuie sur l’Interpretative Phenomenological Analysis — IPA — développée par Jonathan A. Smith.

Merci à la Fondation Dr Clown, aux clowns, à l’équipe de l’unité de soins palliatifs de l’Hôpital Jeffery Hale, ainsi qu’à Kathy Peters pour la traduction.


Département de psychologie - Université de Sherbrooke

Sur l’expérience vécue de personnes adultes en soins palliatifs ayant reçu la visite de clowns hospitaliers…. Très heure...
05/18/2026

Sur l’expérience vécue de personnes adultes en soins palliatifs ayant reçu la visite de clowns hospitaliers….

Très heureux de partager la publication de notre article dans , publié par (APA) :

“Clowning at the Edge of Life: A Phenomenological Exploration of Encounters in Adult Palliative Care”

Dans cet article, coécrit avec Sarah Maillé, Anne Brault-Labbé, Florence Vinit et Melissa Holland, nous avons exploré l’expérience vécue de personnes adultes en soins palliatifs ayant reçu la visite de clowns hospitaliers.

À partir d’une analyse phénoménologique interprétative (Interpretative Phenomenological Analysis, IPA ; Smith, Flowers, & Larkin, 2009), l’étude montre que ces rencontres ne relèvent pas simplement de l’humour ou du divertissement. Elles peuvent ouvrir un espace relationnel, symbolique et parfois spirituel, où la présence, l’accordage, la musique, la parole ou même le silence deviennent des formes de soin.

Les résultats mettent en lumière quatre dimensions principales : les représentations du clown hospitalier, l’émergence d’un seuil existentiel, les modes d’engagement — parole, musique, toucher — et l’espace partagé d’une forme de transcendance relationnelle.

Dans l’horizon fragile de la fin de vie, le clown hospitalier apparaît ainsi comme une présence poétique et humanisante, capable de soutenir le sens, l’espoir et la connexion.

Dans le contexte de la finitude, leur style relationnel invite aussi la psychothérapie à réfléchir à la manière dont une présence ajustée peut porter une poésie gestuelle, sobre, incarnée et profondément humanisante.

Avec gratitude envers les participantes et participants, ainsi qu’envers la .

Référence complète :
Santarpia, A., Maillé, S., Brault-Labbé, A., Vinit, F., & Holland, M. (2026). Clowning at the edge of life: A phenomenological exploration of encounters in adult palliative care. The Humanistic Psychologist. Advance online publication. https://doi.org/10.1037/hum0000428

Référence méthodologique :
Smith, J. A., Flowers, P., & Larkin, M. (2009). Interpretative phenomenological analysis: Theory, method and research. SAGE.

La santé n’est pas seulement l’absence de maladie.Per-Einar Binder rappelle qu’elle comporte aussi une dimension existen...
05/12/2026

La santé n’est pas seulement l’absence de maladie.

Per-Einar Binder rappelle qu’elle comporte aussi une dimension existentielle : notre manière d’habiter la vulnérabilité, la souffrance, le corps, le temps et la quête de sens.

« Vivre en santé », ce n’est peut-être pas éviter toute souffrance, mais apprendre à entrer en relation avec elle.

Binder, P.-E. (2022). Suffering a Healthy Life: On the Existential Dimension of Health. Frontiers in Psychology.

This paper examines the existential context of physical and mental health. Hans Georg Gadamer and The World Health Organization’s conceptualizations are disc...

Je vous recommande cette lecture d’Isabelle  Peretz, professeure au Département de psychologie - Université de Montréal ...
04/30/2026

Je vous recommande cette lecture d’Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie - Université de Montréal et cofondatrice du laboratoire BRAMS.

La musique nous touche. Mystérieusement, elle nous calme, nous réconforte, nous rassemble. Nous savons intuitivement qu’elle nous fait du bien.

04/29/2026

| 🎶🧠 Quand la musique est bonne, bonne, bonne... pour le cerveau

La musique peut-elle apaiser, stimuler ou même soulager? «Tout le monde a entendu parler des effets de la musique, mais peu en connaissent la science», souligne Isabelle Peretz, professeure au Département de psychologie - Université de Montréal et cofondatrice du laboratoire BRAMS.

Dans son ouvrage Soigner avec la musique : nouvelles des neurosciences, elle explore les effets de la musique sur le bien-être à partir de décennies de recherches. La musique agit notamment sur le cerveau en libérant des molécules liées au plaisir, tout en contribuant à la régulation des émotions et du stress.

Ses travaux montrent aussi que la musique peut jouer un rôle particulier auprès de certaines populations, notamment les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, chez qui elle mobilise la mémoire émotionnelle. Accessible à toutes et à tous, la musique s’impose comme un outil puissant, à la fois individuel et collectif, pour favoriser le bien-être.

👉 Pour en savoir plus, le lien est dans les commentaires

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Faculté Des Lettres Et Sciences Humaines Département De Psychologie
Sherbrooke, QC
J1K2R1

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