03/10/2021
*Esu : Muhindo Nzangi aurait-il un problème particulier avec Nsaman ?*
Le ministre de l'enseignement supérieur et universitaire, Muhindo Nzangi, a demandé au prof Nsaman, Recteur Magnifique de l'Université du Cepromad, de cesser l'extension de son université.
Dans une correspondance prise jeudi 30 septembre, le ministre de l'Esu fait remarquer que l'Université du Cepromad fait fonctionner et entretenir ses extensions dans plusieurs coins du pays, selon un rapport d'une mission de viabilité, note-t-il. Le warrior énumère un arsenal juridique pris à l'époque du professeur Théophile Mbemba Fundu, que l'Université du Cepromad violerait, en faisant fonctionner des extensions à travers le pays.
Dans un ton autoritaire, Mohindo Nzangi dit à Nsaman de mettre fin à cette situation qu'il qualifie d'anormal, _"avant que je ne sois obligé d'agir en vertu des pouvoirs qui sont les miens"_, dit-il dans un ton moins courtois, comme un parent s'adressant à son petit enfant.
Un bout de phrase qui étale, pour tout le moins, un complexe de supériorité dans le chef du ministre, et qui dénote, pour les analyses, un excès de zèle et un conflit de leadership constaté chez les professeurs congolais.
Muhindo Nzangi semble ne pas connaître Oscar Nsaman, ce grand professeur ordinaire et premier manager (senior !) de la RDC.
Né de la dernière pluie, Nzangi aurait dû apprendre que l'Université du Cepromad est un produit de l'intelligentsia congolaise dû au génie d'un patriote soucieux d'offrir à la jeunesse un cadre de formation. Le Cepromad est une université de proximité qui a fait ses preuves dans la formation de cette jeunesse qui ne devrait pas être obligée de fréquenter les établissements éloignés de leur milieux d'origine.
Le ministre Muhindo Nzangi fait bien de se rappeler les dispositions de la loi-cadre de février 2014 qui dispose que les modalités de fonctionnement des universités privées agréés sont déterminées par leurs statuts respectifs. Mais, comme qui a un problème particulier avec l'Université du Cepromad ou son promoteur, Muhindo Nzangi tranche : _"les statuts ne peuvent cependant pas énerver les dispositions légales et réglementaires comme le fait cette pratique d'extension à laquelle je vous demande de mettre un terme"_, s'insurge-t-il.
Il va sans dire que le ministre de l'Esu est tombé très bas avec un langage léger et un style qui ne reflètent en rien son rang.
On attend la réplique de Nsaman O'Lutu Oscar, qui n'a pas l'habitude de traiter avec des anges, mais qui choisit, au regard de son rang, de s'adresse directement au "dieu-le-père".