13/04/2024
🌱 RECHERCHE | Détecter les traces des nouvelles techniques génomiques
Comment détecter les traces des plantes résistantes aux maladies, que l’on qualifie parfois de «nouveaux OGM», dans les produits alimentaires? C’est tout l’enjeu du projet européen DETECTIVE auquel participe l’Université de Neuchâtel, via le groupe de Daniel Croll, professeur de génétique évolutive. Ce projet sera évoqué lors du café scientifique qui se tiendra le 24 avril avec pour titre «Faut-il réconcilier Bio et OGM?».
▶️ Dans l’Union européenne (UE) et en Suisse, les OGM sont actuellement interdits à la culture et à la consommation. Faire respecter cette législation est généralement simple sur le plan technique, car il est relativement facile de distinguer un gène étranger (bactérien, par exemple) d'un gène végétal ou animal.
👉 Avec l’avènement des NGT, l’UE et la Suisse penchent vers un assouplissement de la législation. En effet, les NGT ne font plus appel à des gènes étrangers pour introduire des caractéristiques bénéfiques. Elles permettent de rechercher les propriétés désirées au sein d’une même espèce, via l’utilisation des ciseaux moléculaires (le CRISPR-Cas9 dont la découverte a valu un Prix Nobel). Comme les modifications ne se déroulent plus à l’échelle de gènes entiers, mais sur des portions de ceux-ci, la détection devient plus délicate pour déterminer ce qui relève d’une modification significative ou non.
▶️ Doté d’un budget global de 6.6 millions d’euros, dont un peu plus de 500'000 euros revenant à l’UniNE, le projet DETECTIVE a pour objectif «de développer des outils qui faciliteront la distinction des types de NGT, mais aussi de montrer quelles seront les limites à ne pas franchir. En d'autres termes, à quel stade la traçabilité ne sera pas possible, même avec les approches les plus avancées».
🔗 Pour en savoir plus: https://bit.ly/3TR7ciX
Faculté des Sciences - Université de Neuchâtel