Deli Ndoumache Jean Pierre

Deli Ndoumache Jean Pierre Une école secondaire située à Gouria dans la région e l'extrême-Nord

02/10/2021

RÉSUMÉ DU ROMAN " UNE VIE DE BOY" DE FERDINAND OYONO

INTRODUCTION
En 1956 apparaît l’œuvre intitulé « Une vie de Boy ».Dans une période marquante de l’histoire africaine, cette œuvre nous renseigne sur le vécu quotidien des blancs et des noirs au Cameroun (à Dangan) pendant la colonisation.
Ainsi l’étude de cette œuvre nous permettra d’en découvrir les faits relatés.

I-Biographie de l’auteur

Ferdinand OYONO est un romancier camerounais né en 1929 à N’goulémakong.
Il suit des études de droit et de sciences politiques à Paris tout en écrivant ses premiers romans : « Une Vie de Boy » et « Le Vieux N***e et la Médaille ». Après la publication de « chemin d’Europe » en 1960, Ferdinand Oyono obtint d’importantes fonctions diplomatiques. Il est nommé Ambassadeur de Cameroun à Paris de 1964 à 1975. À partir de 1987 il participe à de nombreux gouvernements de son pays et assure la charge de différents ministères comme les Affaires étrangères ou la Culture. Il décède le 10 juin 2010 à Yaoundé au Cameroun.
II-Résumé de l’œuvre

‘’Une vie de Boy’’ est une œuvre dont le narrateur qui est le personnage principal se nomme Toundi Ondoua. Il s’enfuit de son père pour se réfugier chez le Père Gilbert qui l’emmènera avec lui à la mission catholique Saint-Pierre de Dangan. A l’église il devint le servant de messe et le boy du prêtre. Après la mort de ce dernier, il devient le boy du Commandant Robert. De là il commence une nouvelle vie en découvrant deux espaces différentes : le quartier indigène et la résidence. Ainsi à la résidence, rien ne lui échappe, il fut surpris de savoir que le commandant était un incirconcis. Il accompagnait souvent son patron, celui-ci l’appréciait beaucoup. Quelque temps après il commence à avoir des problèmes : il est accusé à tort et à raison d’avoir été complice de Sophie, la maîtresse de l’ingénieur agricole, qui lui a volé beaucoup d’argent (150 000 francs). Ainsi il sera torturé puis transféré à l’hôpital où il dut s’enfuir en Guinée Espagnole.

III-Structure de l’œuvre

Cette œuvre est un roman écrit sous forme de journal. Elle compte 185 pages et divisée en 2 parties appelées cahiers :
· Premier Cahier de Toundi :
C’est la première partie de l’œuvre. Elle va de la page 15 à la page 106.
Elle évolue ainsi :
- Présentation de Toundi
- Refuge chez le père Gilbert et mort de celui-ci
- Sa vie à la mission catholique de Dangan
- Sa nouvelle vie de Boy du Commandant

· Deuxième Cahier de Toundi :

C’est la deuxième partie de l’œuvre. Elle est étroitement liée de l’œuvre à la première et constitue la suite logique de l’œuvre. Elle va de la page 107 à la fin c'est-à-dire page 185.
Elle évolue ainsi :
- Suite de l’adultère d’entre la femme du Commandant et M. Moreau
- Prise de conscience de Toundi
- Arrestation de Toundi
Elle comporte aussi une phase préparatoire qui serait sensiblement la fin de l’œuvre.
Cependant nous notons aussi une richesse de proverbes et de citations dans la rédaction de l’œuvre. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer :
· « On n’enterre pas le bouc jusqu’aux cornes, on l’enterre tout entier »
· « Un roi a toujours la plus belle femme du royaume »
· « La sagesse recommande à chacun de garder sa place »
· « La rivière ne remonte pas à sa source »
· « La vérité existe au-delà des montagnes, pour la connaître il faut voyager »
· « L’œil va plus loin et plus vite que la bouche, rien ne l’arrête dans son voyage »
· « Le pot de terre ne se frotte pas contre les gourdins »
· « Il n’y a rien de pire que les pensées »
· « Pour atteindre le fruit de l’arbre, on n’attend pas qu’il tombe »
· « La femme est un épi de maïs à la portée de toute bouche, pourvu qu’elle ne soit pas édentée »
· « Hors de son trou, la souris ne défie pas le chat »
· « L’oiseau revient au sol après s’être fatigué dans les airs »
· « Il faut savoir se sauver lorsque l’eau n’arrive encore qu’aux genoux »

IV-Etude des personnages

Toundi Ondoua : Personnage principal de l’œuvre, il s’enfuit de son père et fut adopté par le révérend Père Gilbert qui l’apprit à lire et à écrire. Il devient ensuite le Boy du Commandant Robert. Il vivait en ce temps-là chez sa sœur. Il était aimé de tous
Le Commandant : De son vrai nom Robert Décazy, il fut le deuxième maître de Toundi et l’appréciait beaucoup. Il a été victime d’infidélité de la part de sa femme qui l’a trahie avec M. Moreau-le Régisseur de Prison.
La femme du Commandant : Elle se nomme Suzanne ou Suzy Décazy. Elle était la plus belle de toutes les femmes blanches de Dangan. Elle était gentille avec ses boys durant ses premiers jours en Afrique. Mais la situation s’inverse lorsqu’elle commença à tromper son mari avec M.Moreau
Elle devint méchante et fut contente de l’arrestation de Toundi.
Père Gilbert : C’est le prêtre de l’église catholique saint pierre de Dangan. Il adopta Toundi et le fit quitter de son village. Il fut ainsi le premier maître de celui qu’il nommera Joseph. Celui-ci l’admirait aussi beaucoup. Il mourut lors d’un accident. En effet il fut ensanglanté par l’une des branches du fromager.
Père Vandermayer : Il fut l’adjoint du père Gilbert et le succéda après sa mort. Il était méchant envers Toundi et les autres indigènes. C’est ainsi qu’il renvoya Toundi aux services du Commandant.
Gosier d’Oiseau : C’est le commissaire de Police de Dangan. Il fut craint par tous les indigènes de Dangan. Il dirigeait les rafales.
M.Moreau : C’est le régisseur de prison. Il était très méchant. Il torturait les prisonniers à mort. Il fut l’amant de la femme du Commandant.
Sophie : Elle était la maîtresse de l’ingénieur agricole. Elle se plaignait toujours car ce dernier ne la considérait pas et était aussi un incirconcis. C’est ainsi qu’elle lui vola beaucoup d’argent et s’enfuit vers la guinée Espagnole.
L’ingénieur agricole : De son vrai nom M. Magnol, c’était l’amant de sophie
M. Salvain : C’était le directeur de l’école de Dangan. Il était le défenseur des indigènes. Sa femme était Mme Salvain
M. Janopoulos : C’était le patron du cercle européen de Dangan. Il était le plus riche des blancs de Dangan
Les Autres Personnages : La Sœur de Toundi et son mari, Les parents de Toundi, Le chef des catéchistes (Martin), le Docteur, Le Blanc qui désinfecte Dangan, Mengueme, Mendim Me Tit, Baklu, Le Boy-Cuisinier, Le Garde, Kalisia, Ondoua etc.

V-Etude Thématique

Dans cette œuvre, plusieurs thèmes sont développés. Parmi les thèmes les plus récurrents, nous pouvons citer :
· Le Racisme : Dans cette œuvre les noirs étaient souvent victimes de discrimination raciale. Leur cohabitation avec les blancs était difficile. Cela se manifestait dans les églises, dans les places publiques et même dans le cercle européen où ceux-ci se moquaient des noirs en jugeant être supérieurs à eux. Ainsi des expressions comme « Il n’y a pas de moralité dans ce pays » ou encore « Le n***e n’est qu’un enfant ou un couillon » se faisaient entendre
· L’injustice : Les indigènes vivaient dans une parfaite injustice. Ils sont emprisonnés avec ou sans preuve de culpabilité, torturés puis maltraités avant d’être transférés à l’hôpital où ils vont mourir sitôt. Ensuite ils vont être enterrés tous nus au « Cimetières des prisonniers ». C’est pourquoi Mr Moreau, le régisseur de prison représentait la terreur des noirs.
· L’infidélité : C’était l’attitude majeure des blancs. Cela s’est montré à plusieurs reprises au Cercle Européen notamment avec Mme Salvain qui s’approchait beaucoup du Commandant ou encore M. Janopoulos qui voulut accompagner la femme du Commandant au marché. Cependant l’exemple clé qui va illustrer le thème est celui de M. Moreau avec Mme Décazy. Ces derniers trompèrent leurs conjoints (Mme Moreau et le Commandant).
VI-Sens et Portée de l’œuvre
Cette œuvre a un sens historique important. Elle convoque une prise de conscience du lecteur Africain et lui invite à prendre acte de la situation. Le noir qui ignorait le vécu quotidien de ses antécédents à l’époque coloniale s’y trouve facilement. On peut dire donc qu’étudier cette œuvre, c’est étudier son passé. De ce fait sa portée est historique car elle repose essentiellement sur les conséquences du Colonialisme dans le continent africain.

CONCLUSION

En guise de conclusion, nous notons qu’à travers ce roman, nous apercevons clairement le visage de l’Afrique à l’époque coloniale. L’Auteur a, de manière irrécusable, montré la domination des européens sur les noirs.
Cette œuvre qui est aujourd’hui plus que jamais importante sur l’étude du passé africain devra jouer un rôle de dénonciateur et fait appel, non pas seulement à la révolte mais aussi à la prise de mesures préventives contre les occidentaux pour les générations actuelles et futures

25/09/2021
21/09/2021

CE POÈME EST AU-DELÀ DE TOUTES LES RELATIONS : IL EST RÉDIGÉ POUR NOUS TOUS.

Quand je serai mort,
Tes larmes couleront
Mais je ne le saurai pas,
Pleure plutôt avec moi maintenant !

Vous enverrez des fleurs...
Mais je ne les verrai pas
Envoyez-les plutôt maintenant;

Vous direz des mots d'appréciation...
Mais je n'entendrai pas...
Appréciez-moi plutôt maintenant !

Vous oublierez mes fautes,...
Mais je ne le saurai pas....
Oubliez-les plutôt maintenant !

Je vous manquerai alors...
Mais je ne le ressentirai pas...
Que je vous manque plutôt maintenant !

Vous vous direz que vous auriez pu passer plus de temps avec moi,...
Passez-les plutôt maintenant !

Quand vous entendrez que je m'en suis allé, vous trouverez le chemin de ma maison pour présenter vos condoléances, mais nous n'avons pas parlé depuis des années....
Je vous en prie, cherchez-moi maintenant!!! Moi qui vous aide avec tous les savoirs que je trouve à vous partager sur ma page réussite dépend de moi 🤩

Passez du temps avec les personnes autour de vous, et aidez-les avec tout ce que vous avez pour les rendre heureuses !! Vos familles, amis, connaissances...

Faîtes-les se sentir spéciales. Parce que vous ne savez jamais quand le temps vous les enlèvera pour toujours...

Peu importe combien de fois les dents mordent la langue, elles restent ensemble dans une seule bouche. C'est l'esprit de pardon.

Même si les yeux ne se voient pas, ils voient les choses ensemble, clignent simultanément et pleurent ensemble.

La lame de rasoir est tranchante mais ne peut pas couper un arbre; la hache est forte mais ne peut pas couper les cheveux.

Seul, je peux "dire", mais ensemble, nous pouvons "parler".

Seul je peux "Apprécier" mais ensemble nous pouvons "Célébrer".

Seul, je peux "sourire", mais ensemble, nous pouvons "rire".

C'est cela la beauté des relations humaines. Nous ne sommes rien sans l'autre.

Vous êtes libre de partager avec vos proches, familles, amis et tous ceux que vous aimez. Mais si vous ne le faites pas, c’est aussi votre liberté qui refuse d’aider les autres qui ont besoin de savoir ce qui vous permet de vous améliorer sur ma page.

Chacun est important. Ne regardez jamais les autres de haut, sauf si vous admirez leurs chaussures... BONSOIR LA FAMILLE ET TRÈS BONNE NUIT SUR LA PROTECTION DIVINE.

Samuel Eto'o à l’école de commerce à Lyon pour son doctorat 👨‍🎓 sur la photo

12/09/2021

UN JEUNE GARÇON POSE LA QUESTION À SON PÈRE:

Papa que faire pour vivre en paix dans ce monde ?
Son père le regarde tranquillement et lui dit : demain je te donnerai la réponse mon fils.
Demain matin, le père réveille son fils, et lui dit : allons, tu m'accompagnes.
Le père fait monter le fils sur l'âne et le papa marche à pieds.
En chemin, tout le monde crie : Ah ! un enfant impoli ! son père à pieds et lui sur l'âne ! Le père dit à son fils : Tu as entendu ce que ces paysans disent ? Alors retournons à la maison.

Le lendemain, le père sur l'âne et le fils à pieds. Les paysans crient encore : Ce papa est très méchant ! Un petit garçon à pieds et lui sur l'âne ! Le papa dit au fils: Tu as entendu ? Retournons à la maison.
Le jour suivant, Les deux, le papa et son fils à pieds, et ils tirent l'âne seul. Les paysans disent cette fois : Ah ! Ces gens sont fous, ils marchent à pieds, pendant que leur âne est libre ! Le papa dit au fils : tu as attendu ?
Le jour suivant, Les deux, papa et fils montent sur l'âne et tout le monde crie : ces gens sont méchants, ils exagèrent avec la charge ! Le père dit mon fils: tu as attendu ? Rentrons à la maison, je vais te donner la réponse à ta question "que faire pour vivre en paix dans ce monde ?"

Arrivés à la maison le père dit à son fils : Mon fils pour vivre en paix dans ce monde, fais toujours ce que tu peux faire pour satisfaire ton coeur, car, en tout ce que tu
feras dans ce monde, il y a toujours des gens qui te critiqueront même sans raison. Mais attention, rassures-toi seulement que ce que tu fais plait à ton Dieu.
✍🏽 Jacob Shukuru

06/08/2021

L’amour dans Une si longue lettre de Mariama Ba

Introduction

La raison de la lettre de Ramatoulaye est d’abord et avant tout les histoires d’amour, de deux amies déçues et trahies par leurs maris, qui se rappellent leur passé en s’écrivant des lettres. Le roman est donc très sentimental. Voilà pourquoi on peut lire le livre et entrer dans une colère : les hommes parce qu’on s’attaque à eux sans pitié, les femmes, puisqu’elles sont les jouets des hommes, du sexe fort comme on les surnomme dès fois.

De telles lectures risquent de nous cacher l’essentiel qui est un enseignement sur les différentes relations sentimentales. Le thème de notre exposé est l’amour ; mais la narratrice en parle à chaque fois qu’elle utilise les noms : passion, affection, attachement, ardeur, flamme ; et les verbes : aimer, adorer, chérir, estimer, affectionner, etc.

Ces mots renseignent sur le contenu de l’amour : le mot « amour » est trop utilisé, il sort de toutes les bouches si bien qu’il peut désigner n’importe quoi. Aussi d’autres mots sont devenus plus précis. Le terme « Passion » est plus fort, quand on aime une copine ou un copain, une épouse ou un mari par exemple. « Affection » renvoie à l’amour pour un parent proche (père, mère, fils, fille, nièce, cousine, grand-mère, grand-père...) ou un ami, une amie, un camarade, etc. le mot « flamme » veut insister sur la force de l’amour qui peut faire le malheur des personnes qui aiment. Quant au verbe « estimer », il est proche du respect, et « adorer » rapproche l’être aimé à une divinité (à Dieu). Notre exposé commence par des interrogations sur l’amour, puis nous verrons les problèmes que pose l’amour.

1. Qu’est-ce que l’amour ?

L'amour désigne un sentiment d'affection et d'attachement envers un être ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité par le corps, l’esprit et/ou le cœur.

On parle d’amour conjugal, d’amour filial, d’amour fraternel, d’amour maternel ou paternel, etc. Et on retrouve toutes ces amours dans le texte.

2. Qu’est-ce que l’amour selon les femmes du roman ?

Selon Aïssatou, la polygamie n'est établie que pour satisfaire la bestialité du sexe masculin. Lisons sa lettre de rupture expédiée à son mari : « Si tu veux procréer sans aimer, rien que pour assouvir l'orgueil d'une mère déclinante, je te trouve vil. Dès lors, tu dégringoles de l'échelon (page 90) supérieur de la respectabilité où je t'ai toujours hissé ».

Révoltée comme elle est devenue, elle ne peut pas comprendre comment il est possible pour un homme d'aimer plus d'une femme à la fois. La polygamie pour elle n'est en fait qu'un alibi pour l'homme qui cherche à donner libre cours à ses instincts sexuels et à « légitimer » son infidélité envers sa femme. Lisons comment elle répond à Tamsir :

« Tu oublies que j'ai un cœur, une raison, que je ne suis pas un objet que l'on se passe de main à main. Tu ignores ce que le mariage signifie pour moi : c'est un acte de foi et d'amour, un don total de soi à l'être qu'on a choisi et qui vous a choisi. (....)

Et tes femmes, Tamsir ? Ton revenu ne couvre ni leurs besoins ni ceux de tes dizaines d'enfants... Je ne serai jamais le complément de ta collection ». (Page 94)

3. L’amour vrai existe-t-il dans le roman ?

La rencontre avec Modou Fall (chapitre 6) et celle de la vie à ses côtés (chapitre 9) prouvent qu’entre Ramatoulaye et ce dernier, il s’agissait d’un mariage d’amour, contre l’avis leurs mères à tous les deux.

Relevons quelques exemples qui le certifient : « tu connais ma sensibilité, l’immense amour que je vouais à Modou » (p.82) « la saveur de la vie c’est l’amour. Le sel de la vie, c’est l’amour encore » (p.94)

Voici ce que Ramatoulaye affirme : « le mot « aimer » avait une résonance particulière » (p.28). Malgré le comportement de Modou, Ramatoulaye n’a jamais cessé de l’aimer, car dit-elle « (…) je reste fidèle à l’amour de ma jeunesse. Aïssatou, je pleure Modou et je n’y peux rien » (p.83)

Le vrai amour étant l’expression de sentiments libres entre deux personnes nul ne devrait se marier sous une quelconque condition, imposée par les parents fut-il.

Un seul homme offre ici l’espoir de disposer de cet amour, c’est Daouda Dieng. « Je viens pour la deuxième fois te demander ta main… j’ai pour toi les mêmes sentiments. L’éloignement de ton mariage, le mien n’ont pu saper mon amour pour toi, je t’aime avec une puissance… Je t’ouvre les bras pour un nouveau bonheur, veux-tu ?»

Il y a aussi le jeune Ibrahima qui, malgré son erreur, donne des signes d’espoir pour le bonheur de sa fille.

4. L’amour : une valeur

D’abord on peut croire que pour certains personnages, l’amour se résume à la sexualité. Là, c’est encore la narratrice qui s’explique : « [...] Tu veux dissocier l’amour tout court et l’amour physique. Je te rétorque que la communion charnelle ne peut être sans l’acceptation du cœur, si minime soit-elle. »

Mais on voit aussi que la femme est considérée parfois comme un objet : Binetou a été utilisée par sa mère comme objet vendu à Modou. Celui-ci réglait tous leurs problèmes financiers. Cela pose le problème du mariage par intérêt. « Sa mère était une femme qui veut tellement sortir de sa condition médiocre », dit –elle.

5. De l’amour à la haine

Quand l’amour commence, suivi du mariage, il y a une sorte de contrat d’amour qu’on pas le droit de briser sans un accord entre les conjoints. D’ailleurs, du point de Jacqueline, c’est-à-dire de la chrétienne, l’union est pour la vie. Voilà pourquoi elle est une victime des effets de l’amour. Alors, ce qu’ont fait Modou, Mawdo et Samba Diack est une trahison.

« Et dire que j’ai aimé cet homme, dire que je lui ai consacré trente ans de ma vie, dire que j’ai porté douze fois son enfant. L’adjonction d’une rivale à ma vie ne lui a pas suffi. En aimant une autre, il a brûlé son passé moralement et matériellement, il a osé pareil reniement… et pourtant. Et pourtant que n’a-t-il fait pour que je devienne sa femme ! »

Une autre trahison, si on peut dire, c’est celle que Aïssatou, l’amie de la narratrice a vécue. Contre la tradition, elle a épousé par amour Mawdo Bâ, mais la mère de celui-ci lui a imposé comme co-épouse la petite Nabou, descendante de princesse, qu’elle a élevée et, pour ainsi dire « dressée », pour son fils.

« Modou mesurait-il à son exorbitante proposition le vide de sa place, dans cette maison ? Modou me donnait-il des forces supérieures aux miennes pour épauler mes enfants » (p.78).

« Attendre ! Mais attendre quoi ! je n’étais pas divorcée (…) j’étais abandonnée » (p.79)

Ramatoulaye enrage, étouffée par la jalousie, elle qui partageait jusque là avec Modou Fall trente années d’union et douze enfants.

Par ailleurs, Ramatoulaye est parfois étouffée par la jalousie, elle qui partageait jusque-là avec Modou Fall trente années d’union et douze enfants.

6. L’autre amour

Est-ce que, en rejetant leur mère, le mari peut-il toujours affirmer qu’il aime vraiment ses enfants ? La tradition ouolof dit que « celui qui aime la mère affectionne les enfants de cette dernière ». Modou n’est-il pas en train de se séparer de ses enfants ? Ne les a-t-il pas abandonnés en délaissant leur mère ? En tout cas cela pose un problème vrai envers ses enfants qui le rejettent, à commencer par Daba. « Je survivais. Plus je réfléchissais, plus je savais gré à Modou d’avoir coupé tout contact. J’avais la solution souhaitée par mes enfants – La rupture – (…) », dit-elle (p.77).

Ramatoulaye détourne son amour sur ses enfants et, par ailleurs sur son travail. Son métier d’enseignante la passionne et elle le vit comme une mission émancipatrice. Elle fait exprimer ainsi son amour maternel.

Conclusion

On vient de le voir, le thème du mariage occupe depuis très longtemps une place assez importante. Dans une si longue lettre, il se pose le problème du mariage par amour ou par autre chose. Les hommes pour satisfaire leurs appétits, des femmes comme Binetou pour un curieux commerce.

L’amour ne peut être une mauvaise chose. « Dieu est amour », dit-on. Il faut s’aimer soi-même, et aimer les autres, et aimer ce que l’on fait, notre métier. Là se trouve notre bonheur. La femme ne demande qu'à être aimée. La femme rend l'amour qu'on lui porte.

C’est comme si les couples voient leur « amour-fou » qui s’est transformé en « amour-flou ». Ramatoulaye devient un cœur vidé d’amour et avide d’amour.

Platon a écrit « L'amour est aveugle. »

Lireunlivreplaisir

21/07/2021

À tous ceux ...

Qui un jour
Ont traversé ma vie,
Avec tout mon amour
Je vous en remercie.

Que vous fuissiez de passage,
Ou encore aujourd’hui
Pour vous ce message,
De tendresse infinie ...

Près de vous j’ai appris
Ce qu’était la différence,
Et de dompter aussi
Mon niveau de tolérance.

Le temps passe avec l’âge
Ça se lit sur nos visages,
On devient alors plus sage
Après quelques virages.

À tous ceux qui un jour
On marché près de moi,
En mon cœur pour toujours
Je ne vous oublierai pas …

Dauphin Laurence©️
Illustration de Loui Jover

18/07/2021

Adresse

Gouria
Mokolo

Téléphone

+237676405228

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Deli Ndoumache Jean Pierre publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager