Définition et panorama de la littérature Africaine

Définition et panorama de la littérature Africaine Page d'échange et de partage sur la littérature Africaine

04/12/2024

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Abdoulaye Ndour

19/04/2023

ŒUVRE: "ÉDUQUER OU PÉRIR"
RÉSUMÉ : FONDATION FOSOPIQ

"ÉDUQUER OU PÉRIR." est un ouvrage à succès du regretté Pr. Joseph KI-ZERBO.
Ancien Directeur général et de l'enseignement dans son pays (Burkina Faso), membre du Conseil Exécutif de L'UNESCO, membre du Conseil de l'Université des Nations Unies, Joseph KI-ZERBO est un historien de renommée mondiale. Il a notamment participé à la rédaction de " l'Histoire générale de l'Afrique "

Dans son ouvrage intitulé "ÉDUQUER OU PÉRIR" il nous soumet à une analyse sans complaisance de l'éducation en Afrique et les maux que rencontre ce continent sur le plan éducationnel.

Dans cet ouvrage, l'éducation est assimilée à un logiciel de l'ordinateur centrale qui programme l'avenir des sociétés. Ainsi, le progrès d'une société dépend du niveau général d'éducation atteint par sa population.
Depuis la traite négrière, en passant par l'époque coloniale jusqu'à nos jours, l'Afrique est confronté à d'énormes problèmes d'éducation. L'un des plus grand problèmes est celui du fait qu'il ignore le vrai sens de l'éducation (et de la civilisation)
En Afrique, la masse populaire appelle "éduquée" une personne alphabète ou "civilisée", une personne qui s'habille comme un européen, américain, asiatique....
Cela a entraîné la dévalorisation de nos traditions et nos langues, allant jusqu'à interdit aux apprenants de parler en langue locale à l'école. Ce procédé est en grande partie la cause du niveau de développement lamentable de l'Afrique face aux autres continents.

Voici quelques problèmes que nous rencontrons au niveau de l'éducation en Afrique

1- LA NÉGLIGENCE DE L'ÉDUCATION PAR LES PARENTS.
l'Afrique est le continent le plus fertile en production d'enfants. Cependant, ce fort taux de natalité demeure un problème pour l'éducation. Le plus souvent, les enfants arrivent sans une planification de la part des parents. Or, après la mise au monde, il reste l'éducation, ce qui n'est n'est pas toujours compris.

2- LA NÉGLIGENCE DU DOMAINE ÉDUCATIF PAR NOS DIRIGEANTS
Trop de dirigeants ont considéré le secteur éducatif comme un simple "département" budgétivore, un trou sans fond et non rentable, en oubliant que la plus-value dont ils bénéficient eux-mêmes leur revient du fait qu'ils sont sortis de ce même système.
Cette grande misère des écoles Africains ne surprend donc pas, puisqu'il n'y a pas un véritable investissement dans l'éducation.

3-LE SYSTÈME ÉDUCATIF AFRICAIN EST MALADROIT
le système éducatif africain n'est pas adapté à l'Afrique, c'est en grande partie du mimétisme, une copie de l'occident sans une grande prise de compte des facteurs locaux.
Par exemple, dans les années 70, l'école en Afrique a misé sur les filières industrielles, tout en écartant de vue que l'Afrique n'était pas assez industrialisé pour en faire de ce secteur la plus grande priorité au détriment des plus essentiels.
De plus, l'école en Afrique est en grande partie abstraite et n'est pas fondée sur le concret et le vivant. L'école privilégie les facultés de mémorisation et de répétition par ses matières enseignées et ses méthodes d'enseignement qui desapprennent l'esprit créatif et entrepreneur.
Le plus souvent les matières enseignées n'ont rien à voir avec le monde des productions et sont indisponibles sur le marché d'emploi. Évidemment, l'éducation sans production de biens et de services d'aujourd'hui, est une réalité monstrueuse qui a ses racines dans l'école coloniale. Cette école qui voulait simplement trouver un moyen d'échanger avec les Africains sans pour autant leur permettre de s'éveiller. Pour cela il fallait juste les apprendre à lire, écrire et compter, à un niveau de plus en plus élevés, pour les exploiter. Malheureusement nous avons transporté ce système éducatif jusqu'à nos jours et tout se trouve confus dans l'éducation à tel point qu'il s'apparente presque qu'impossible de trouver de bonne résolution durable.
Qu'est-ce qu'une formation Sans travail, sinon une déformation ou même une non formation ? C'est là un des dysfonctionnements fondamentaux qui bouleverse le profil socio-culturel des pays africains

4-EDUCTION COMME CAUSE DE DÉRACINEMENT
Il est clair que plus l'enfant avance dans le cursus scolaire, plus il rompt avec ses origines. Tel que présenté aujourd'hui, on risquerait de croire que l'école et les traditions africaines ne font pas bon ménage. Paradoxalement, l'Afrique, on l'oublie très souvent, a été le premier continent dans l'histoire où l'alphabétisation et la scolarisation furent mises en œuvre.
L'école ne doit donc pas tourner le dos au patrimoine africain. Ce serait l'école en Afrique et non l'école Africaine. L'éducation fondamentale est condamnée, pour être efficace, à s'enraciner dans le milieu, car tout déracinement implique une aggravation de la dépendance. Il est bien clair que l'éducation doit préparer les jeunes Africains à transformer non pas la nature en générale, mais bien celle qu'ils transversent en allant à l'école. Or, on ne peut transformer cette nature en lui tournant le dos. Ce serait tragique que les cadres et décideurs africains n'aient qu'une vue livresque de leur continent.
Si l'école Africaine n'existe pas, il faudrait l'inventer.
l'Afrique a bien d'énormes choses à proposer au monde et à s'imposer. Mais cela ne serait envisageable que dans la mesure où les Africains commenceront à s'apprécier, si non à s'améliorer. Mais s'abandonner pour se regarder dans le miroir des autres continents (toujours est-il que chaque continent a sa particularité), sera chose fatale pour la jeunesse africaine.

CONCLUSION
Le problème de l'éducation en Afrique (tel qu'évoqué ci-haut) puise ses origines dans la colonisation. l'école coloniale n'avait pas pour but d'éveiller, émanciper et donner aux Africains une indépendance intellectuelle. Mais tout l'inverse. Il était question de faciliter la communication et les échanges afin de radicaliser l'exploitation de l'Afrique et ses ressources. Aussi l'école coloniale avait pour but de formater les Africains et les donner une mauvaise image d'eux mêmes pour afin élever le côlon tel un sauveur venu pour les délivrer de la barbarie et de l'ignorance.
Malheureusement cette formatation a été grandement conséquente que l'esprit des africains, jusqu'à présent est loin d'être décolonisé.

l'Afrique a tout à gagner si nos dirigeants misent de l'énergie pour une éducation de qualité, modernisé avec des outils efficaces et de nouvelles technologies, et en valorisant son patrimoine. Et l'Afrique a tout à perdre si elle se contente de copier, plagier et mimer les autres continents sans vraiment s'imposer.

C'est ainsi que ce livre s'intitule "ÉDUQUER OU PÉRIR". Un choix s'impose donc ! Soit éduquer pour donner une place véritable à ce continent, qui, d'ailleurs, est le plus riche de la planète terre en ressource naturelle, ou ne pas éduquer et tomber en ruine pour être toujours exploité, pillé et victimisé.
Dans tous les cas, l'Afrique sera responsable de son choix.

19/04/2023

𝐑𝐄𝐒𝐔𝐌É 𝐃𝐄𝐒 𝐎𝐄𝐔𝐕𝐑𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐂𝐀𝐌𝐀𝐑𝐀 𝐋𝐀𝐘𝐄.

𝐋𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐨𝐦𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚 𝐋𝐚𝐲𝐞, 𝐋'𝐄𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐢𝐫, 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢é 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐧 1953, 𝐚 𝐫𝐞ç𝐮 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐢𝐱 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐞𝐬 𝐕𝐞𝐢𝐥𝐥𝐨𝐧 1954. 𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞 𝐫𝐨𝐦𝐚𝐧, 𝐢𝐥 𝐝é𝐩𝐞𝐢𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐧𝐨𝐬𝐭𝐚𝐥𝐠𝐢𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞, 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭𝐬, 𝐬𝐨𝐧 é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐞 𝐫𝐢𝐭𝐮𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 é𝐥é𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥'𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐥𝐚 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐦𝐚𝐥𝐢𝐧𝐤é 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞. 𝐂𝐞 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐭 𝐮𝐧 𝐭𝐞𝐥 𝐬𝐮𝐜𝐜è𝐬 𝐪𝐮'𝐢𝐥 𝐟𝐮𝐭 𝐚𝐝𝐚𝐩𝐭é 𝐞𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐦 : 𝐋'𝐄𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐋𝐚𝐮𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐂𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥𝐥𝐢𝐞𝐫, 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐢 𝐞𝐧 1995.

𝐋𝐞 𝐑𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 𝐝𝐮 𝐫𝐨𝐢, 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢é 𝐞𝐧 1954, 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧 𝐫é𝐜𝐢𝐭 𝐚𝐥𝐥é𝐠𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐡é𝐫𝐨𝐬 𝐮𝐧 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜 𝐪𝐮𝐢, 𝐬'é𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐫𝐞𝐣𝐞𝐭𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐨𝐭𝐞𝐬, 𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐝'𝐚𝐜𝐜é𝐝𝐞𝐫 à 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥'𝐚𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚î𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐩𝐢𝐫𝐢𝐭𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐧𝐨𝐢𝐫𝐬.

𝐃𝐫𝐚𝐦𝐨𝐮𝐬𝐬 (𝐀 𝐃𝐫𝐞𝐚𝐦 𝐨𝐟 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚) 𝐚 é𝐭é 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢é à 𝐏𝐚𝐫𝐢𝐬 𝐞𝐧 1966, 𝐛𝐫𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐳𝐞 𝐚𝐧𝐧é𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐨𝐧𝐠 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞. 𝐈𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭 𝐥'𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐅𝐚𝐭𝐨𝐦𝐚𝐧, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 ; 𝐅𝐚𝐭𝐨𝐦𝐚𝐧, 𝐚𝐩𝐫è𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 à 𝐬𝐨𝐧 𝐝𝐨𝐦𝐢𝐜𝐢𝐥𝐞, 𝐚 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐢𝐜𝐮𝐥𝐭é𝐬 à 𝐬𝐞 𝐫é𝐚𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞𝐫 à 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐭𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐧 𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐋𝐚 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐝é𝐚𝐥𝐢𝐬é𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐪𝐮'𝐢𝐥 𝐬'é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞 à 𝐥'é𝐭𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐨𝐫𝐫𝐨𝐦𝐩𝐮𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐒é𝐤𝐨𝐮 𝐓𝐨𝐮𝐫é 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐚î𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐫é𝐜𝐢𝐭, à 𝐩𝐞𝐢𝐧𝐞 𝐝é𝐠𝐮𝐢𝐬é, 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 « 𝐋𝐞 𝐁𝐢𝐠 𝐁𝐫𝐮𝐭𝐞 ». 𝐄𝐧 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐨𝐧, 𝐅𝐚𝐭𝐨𝐦𝐚𝐧 𝐫ê𝐯𝐞 𝐝'𝐮𝐧 𝐥𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐨𝐢𝐫 𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐞𝐧 𝐆𝐮𝐢𝐧é𝐞.

𝐒𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞, 𝐋𝐞 𝐌𝐚î𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞, 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢é 𝐞𝐧 1978, 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥'é𝐩𝐨𝐩é𝐞 𝐝𝐞 𝐒𝐨𝐮𝐧𝐝𝐢𝐚𝐭𝐚, 𝐮𝐧𝐞 é𝐩𝐨𝐩é𝐞 𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫é𝐞 à 𝐒𝐨𝐮𝐧𝐝𝐢𝐚𝐭𝐚 𝐊𝐞ï𝐭𝐚, 𝐥'𝐞𝐦𝐩𝐞𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐚𝐧𝐝𝐢𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐞𝐧 1255. 𝐅𝐫𝐮𝐢𝐭 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐞𝐧𝐪𝐮ê𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐧𝐠𝐭 𝐚𝐧𝐬 𝐚𝐮𝐩𝐫è𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐢𝐨𝐭𝐬 𝐦𝐚𝐥𝐢𝐧𝐤é𝐬, 𝐥'𝐨𝐮𝐯𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐬𝐞 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐮𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫é𝐜𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥'é𝐩𝐨𝐩é𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞 à 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚 𝐋𝐚𝐲𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐠𝐫𝐢𝐨𝐭 𝐁𝐚𝐛𝐨𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐝é ; 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐂𝐚𝐦𝐚𝐫𝐚 𝐋𝐚𝐲𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐨𝐦𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞 𝐚𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐬𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 à 𝐮𝐧 𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐥𝐚𝐫𝐠𝐞.

𝐀𝐁𝐎𝐍𝐍𝐄𝐙 𝐕𝐎𝐔𝐒 À 𝐕𝐎𝐓𝐑𝐄 𝐏𝐋𝐀𝐓𝐄𝐅𝐎𝐑𝐌𝐄 É𝐃𝐔𝐂𝐀𝐓𝐈𝐕𝐄 𝐊𝐀𝐋𝐀𝐍 𝐌𝐀𝐓𝐇𝐄𝐔𝐗 𝐐𝐔𝐈 𝐅𝐀𝐈𝐓 𝐋𝐀 𝐏𝐑𝐎𝐌𝐎𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐄 𝐋'𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞..

19/04/2023

UN PIÈGE SANS FIN de Olympe BHÊLY-QUENUM
Est une œuvre du genre Roman publiée dans les éditions,PRÉSENCE AFRICAINE,en 1960 dans la ville 25 bis,rue des Écoles -75005 Paris, 64 , rue Carnot -Dakar .
Référence bibliothèque :ISBN: 978-2-7087-0455-8

Olympe BHÊLY-QUENUM est né le 20 septembre en 1928 à Ouidah (Bénin), âgé de 94 ans , fils d'une grande prêtresse du Vodoum . Après ses études primaires au Bénin,il part en France en 1948 d'où il revient avec une licence en lettres classiques à l'université de Caen en Normandie,puis une licence en sociologie et une maitrise de socio-anthropologie à la Sorbonne (Paris).
Synthèse du document :
UN PIÈGE SANS FIN est une œuvre qui relate l'histoire d'un jeune homme africaine du nom Ahouna descendant d'une famille Peuls ,fils d'un vieux nommé Bakari,un ancien combattant et de sa mère Mariatou vivant dans un petit village Kiniba dans le pays du Dahomey (Bénin). Cet héros vit d'une vie heureuse centrée entre le pâturage et l'agriculture en compagnie de son père. Mais cette merveille ne lui sera pas une pérennité, soudain une catastrophe naturelle viendra pour détruire leurs bétails,y compris leurs cultures agricoles. Après un moment d'affliction adviendra la su***de macabre de son père dû à l'oppression exercé par l'homme blanc contre les noirs lors de la corvée. Après cet incident s'en suivra une crise de la jalousie imaginaire de son épouse Ahouna , après qui y prendra la fuite d'il ne sais d'où y aller.Apres quelques jours de sa fuite ,il rencontra une femme qui lui soupçonne d'être un assassin et finalement il finira à la tuer.cette meurtre fut sa cause de son incarcération d'où il va s'évader et fut briller vif sur un feu ardent par les enfants rebelles de la victime morte devant son beau père Fanikata et son beau frère Camara.

19/04/2023

𝐑É𝐒𝐔𝐌É 𝐃'𝐔𝐍𝐄 Œ𝐔𝐕𝐑𝐄 :
𝐒𝐎𝐔𝐒 𝐋’𝐎𝐑𝐀𝐆𝐄 𝐝𝐞 𝐒𝐞𝐲𝐝𝐨𝐮 𝐁𝐀𝐃𝐈𝐀𝐍

𝐋𝐞 𝐩è𝐫𝐞 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐭𝐢𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥’é𝐯é𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐚 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 : 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐢𝐦é𝐞, 𝐊𝐚𝐧𝐲, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝’𝐚𝐟𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞, 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢è𝐫𝐞 𝐚𝐢𝐦𝐞 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮, 𝐮𝐧 𝐥𝐲𝐜é𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬. 𝐉𝐮𝐬𝐪𝐮𝐞-𝐥à, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐢𝐠𝐧𝐨𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐅𝐚𝐦𝐚𝐠𝐚𝐧, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐩è𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐛𝐞𝐚𝐮𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐚𝐮𝐱 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚 𝐝é𝐣à 𝐝𝐨𝐧𝐧é 𝐬𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐨𝐭 𝐞𝐭 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐝é𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐫𝐫é𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞.

𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐫𝐞𝐧𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐚 𝐝𝐢𝐯𝐢𝐬é 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚. 𝐒𝐢𝐛𝐢𝐫𝐢, 𝐥𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐚î𝐧é, 𝐪𝐮𝐢 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐩è𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐫𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬, 𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 à 𝐅𝐚𝐦𝐚𝐠𝐚𝐧, 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐟𝐫è𝐫𝐞𝐬 (𝐚𝐦𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮) 𝐝é𝐟𝐞𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐧é𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐬œ𝐮𝐫. 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐧 𝐓é𝐧é, 𝐥𝐚 𝐦è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲, 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭 à 𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐫è𝐬 𝐚𝐧𝐱𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞.
𝐂𝐞𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭, 𝐦ê𝐦𝐞 𝐬𝐢 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐢𝐦é 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧’𝐨𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐮𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 𝐜𝐚𝐫 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐛𝐥â𝐦é𝐞. 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐞𝐥𝐚, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐮𝐫𝐭 à 𝐮𝐧 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐧 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥é 𝐓𝐢𝐞𝐤𝐨𝐮𝐫𝐚 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐪𝐮𝐢é𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞.

𝐏𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐚𝐩𝐫è𝐬, 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐨𝐪𝐮𝐞 𝐒𝐢𝐛𝐢𝐫𝐢 𝐞𝐭 𝐥𝐮𝐢 𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐟𝐫è𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐢𝐦𝐦𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐬œ𝐮𝐫 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐅𝐚𝐦𝐚𝐠𝐚𝐧. 𝐁𝐢𝐫𝐚𝐦𝐚, 𝐬𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐧𝐝 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐯𝐚 à 𝐥’é𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐜ô𝐭𝐨𝐢𝐞 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮, 𝐬𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐮𝐭𝐞 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐚î𝐧é, 𝐞𝐧 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐢𝐦𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à 𝐥’𝐢𝐝é𝐞 𝐝’𝐢𝐦𝐩𝐨𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢 à 𝐬𝐚 𝐬œ𝐮𝐫.
𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐚 𝐩𝐚𝐫𝐭, 𝐒𝐢𝐛𝐢𝐫𝐢 𝐞𝐬𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥’𝐢𝐝é𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐚 𝐬œ𝐮𝐫 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬𝐢𝐬𝐬𝐞 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢 𝐝’𝐞𝐥𝐥𝐞-𝐦ê𝐦𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐩è𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐲𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐭𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐢𝐫𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐮𝐱 𝐞𝐭 𝐫𝐢𝐝𝐢𝐜𝐮𝐥𝐞.

𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐚 𝐜𝐚𝐛𝐚𝐧𝐞, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞 𝐬𝐚 𝐦𝐚𝐦𝐚𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐥’𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐭𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐩è𝐫𝐞 𝐚 𝐚𝐫𝐫𝐚𝐧𝐠é 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐅𝐚𝐦𝐚𝐠𝐚𝐧, 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐨𝐪𝐮𝐞.
𝐏𝐥𝐞𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 à 𝐜𝐡𝐚𝐮𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐚𝐫𝐦𝐞𝐬, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐭 à 𝐬𝐚 𝐦è𝐫𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐫é𝐟è𝐫𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐭ô𝐭 𝐦𝐨𝐮𝐫𝐢𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐝’é𝐩𝐨𝐮𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 â𝐠é. 𝐏𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐥𝐦𝐞𝐫, 𝐬𝐚 𝐦𝐚𝐦𝐚𝐧 𝐥’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞-𝐦ê𝐦𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐲𝐠𝐚𝐦𝐢𝐞 𝐞𝐭 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧’𝐚 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮 𝐥𝐞 𝐛𝐨𝐧𝐡𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐧𝐣𝐮𝐠𝐚𝐥.
𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝é𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐲𝐞𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 à 𝐬𝐚 𝐦è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐢𝐝𝐞𝐫 à 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐬 é𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐮𝐢 é𝐩𝐚𝐫𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐡𝐮𝐦𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧. 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚 𝐪𝐮𝐢 é𝐭𝐚𝐢𝐭 à 𝐥’é𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐢𝐧𝐣𝐮𝐫𝐢𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐞𝐭 𝐦𝐚𝐮𝐝𝐢𝐭 𝐬𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐨𝐭.
𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐦𝐚𝐦𝐚𝐧 𝐓é𝐧é 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐫 à 𝐬𝐚 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞 à 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐞𝐭 𝐝’𝐚𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮.
𝐄𝐧 𝐩𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬, 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐝é𝐜𝐥𝐞𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐬𝐞𝐬 𝐥𝐚𝐫𝐦𝐞𝐬. 𝐀𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐢𝐭𝐭𝐞𝐫, 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞-𝐜𝐢 𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐮𝐢 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐞 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐞𝐫 𝐪𝐮𝐞 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐬é𝐩𝐚𝐫𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧’é𝐩𝐨𝐮𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧 𝐯𝐢𝐞𝐢𝐥 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐚 𝐬𝐮𝐫 𝐞𝐥𝐥𝐞.

𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐦𝐚𝐧 𝐂𝐨𝐮𝐦𝐛𝐚 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐯𝐞𝐮𝐯𝐞. 𝐈𝐥 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐮𝐢𝐭 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐚𝐩𝐫è𝐬 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲. 𝐋𝐞 𝐥𝐞𝐧𝐝𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧, 𝐢𝐥 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐞 à 𝐬𝐚 𝐦è𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐢 𝐝𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐢 𝐥𝐞 𝐛𝐨𝐧 𝐃𝐢𝐞𝐮 𝐝é𝐜𝐢𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐬𝐚 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞, 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚 𝐥’𝐚𝐫𝐫ê𝐭𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐞𝐧 𝐦ê𝐦𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐢 𝐬𝐨𝐧 𝐝é𝐟𝐮𝐧𝐭 𝐩è𝐫𝐞 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭, 𝐢𝐥 𝐥𝐮𝐢 𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐜𝐡𝐨𝐢𝐬𝐢 𝐮𝐧𝐞 é𝐩𝐨𝐮𝐬𝐞.
𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐮𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲, 𝐞𝐬𝐩é𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐨𝐛é𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚î𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐜𝐢é𝐭é. 𝐋𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐦è𝐫𝐞 𝐚𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐛𝐞𝐚𝐮𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮 à 𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐞𝐭 à 𝐬𝐞 𝐛𝐚𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐬𝐚 𝐛𝐢𝐞𝐧-𝐚𝐢𝐦é𝐞.

𝐏𝐥𝐮𝐬 𝐭𝐚𝐫𝐝, 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐁𝐢𝐫𝐚𝐦𝐚 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐯𝐨𝐲é𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐨𝐧𝐜𝐥𝐞. À 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯é𝐞 𝐚𝐮 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞, 𝐢𝐥𝐬 𝐫𝐞𝐦𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐜𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡é 𝐬𝐢𝐭𝐮é 𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐢𝐯𝐢è𝐫𝐞.
𝐋𝐞𝐬 𝐠𝐞𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐦𝐩𝐥𝐨𝐲é𝐬 𝐝𝐮 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮’𝐢𝐥𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐧𝐞𝐯𝐞𝐮 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐧𝐢è𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐣𝐢𝐠𝐮𝐢, 𝐢𝐥𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐪𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐦𝐢𝐧 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐬𝐚 𝐦𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐨ù 𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐫𝐞ç𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝-𝐦è𝐫𝐞.

𝐃𝐣𝐢𝐠𝐮𝐢 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐮𝐱 𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐢𝐥 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐬’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐞𝐧𝐬 𝐝𝐮 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐭 𝐧𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐭𝐚𝐝𝐢𝐧𝐬. 𝐈𝐥 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐧𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 à 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮’𝐚𝐮𝐱 𝐯𝐨𝐢𝐬𝐢𝐧𝐬.
𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐧𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐱𝐩é𝐫𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐩𝐞𝐫ç𝐨𝐢𝐭 𝐮𝐧 𝐥é𝐳𝐚𝐫𝐝 𝐪𝐮𝐢 𝐥’𝐞𝐟𝐟𝐫𝐚𝐢𝐞.

𝐏𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞, 𝐥’𝐨𝐧𝐜𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐦𝐞𝐭 à é𝐝𝐮𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐬𝐨𝐧 𝐧𝐞𝐯𝐞𝐮 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐬𝐚 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞, 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞, 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞, 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐮𝐫𝐫𝐢𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐝𝐨𝐢𝐭 ê𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐚𝐠é𝐞 ; 𝐢𝐥 𝐥𝐮𝐢 𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐢 𝐓𝐢é𝐦𝐚𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐚𝐭𝐭𝐮 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐃𝐞𝐮𝐱𝐢è𝐦𝐞 𝐆𝐮𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐚 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐭é 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐛𝐫𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐚𝐠𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐢𝐧𝐟𝐢𝐫𝐦𝐢𝐞𝐫.

𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐝é𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐓𝐢é𝐦𝐚𝐧 𝐮𝐧 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐫ê𝐭 à 𝐥’𝐚𝐢𝐝𝐞𝐫, 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐥’𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞 à 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐞𝐫 à 𝐥𝐮𝐢 𝐞𝐧 𝐥𝐞 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞, 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐝é𝐬𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐬 é𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬, 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐝é𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 à é𝐩𝐨𝐮𝐬𝐞𝐫 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮. 𝐀𝐩𝐫è𝐬 𝐪𝐮𝐨𝐢, 𝐢𝐥 𝐥𝐮𝐢 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐢 𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐞𝐧 𝐚𝐢𝐝𝐞.

𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐮𝐜𝐞 𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐢é𝐦𝐚𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐧é𝐞 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢-𝐜𝐢 é𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 à 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮, é𝐯𝐢𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐧𝐨𝐦 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲, 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐢 𝐝𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐚𝐮𝐩𝐫è𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐢 𝐃𝐣𝐢𝐠𝐮𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐯𝐚𝐢𝐧𝐜𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐬𝐚 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐯𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐬 é𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬. 𝐈𝐥 𝐥’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐦ê𝐦𝐞 𝐥𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐢𝐬𝐬𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧’𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐥 à 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐮𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐬𝐩𝐞𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐬𝐨𝐜𝐢é𝐭é.

𝐋𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐝é𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐞𝐭 𝐁𝐢𝐫𝐚𝐦𝐚 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞𝐫 à 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞, 𝐓𝐢é𝐦𝐚𝐧 𝐫𝐞𝐦𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 à 𝐊𝐚𝐧𝐲 é𝐜𝐫𝐢𝐭𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮. 𝐂𝐞𝐥𝐮𝐢-𝐜𝐢 𝐥’𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐃𝐣𝐢𝐠𝐮𝐢 𝐚 é𝐜𝐫𝐢𝐭 à 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐢 𝐝𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐬𝐨𝐮𝐡𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐢è𝐜𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐬 é𝐭𝐮𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐅𝐚𝐦𝐚𝐠𝐚𝐧 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐫ê𝐭 à 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐥𝐨𝐧𝐠𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢è𝐦𝐞 é𝐩𝐨𝐮𝐬𝐞 ; 𝐢𝐥𝐬 𝐯𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐜 ê𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐢𝐫𝐞.

𝐌ê𝐦𝐞 𝐬𝐢 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝é𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐥𝐞, 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐯𝐨𝐢𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐩è𝐫𝐞, 𝐮𝐧 𝐣𝐨𝐮𝐫, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞 𝐒𝐢𝐛𝐢𝐫𝐢, 𝐅𝐚𝐦𝐚𝐠𝐚𝐧 𝐞𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 â𝐠é𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭, 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐥’𝐢𝐧𝐪𝐮𝐢è𝐭𝐞 𝐜𝐚𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐚𝐭 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐠𝐚𝐠𝐧é 𝐞𝐭 𝐞𝐧 𝐟𝐚𝐢𝐭, 𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐨𝐢𝐧 𝐝’ê𝐭𝐫𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧é 𝐜𝐚𝐫 𝐞𝐧 𝐫𝐞𝐜𝐞𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐟𝐫è𝐫𝐞, 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐞 𝐅𝐚𝐦𝐚𝐠𝐚𝐧 𝐝𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐬’𝐢𝐧𝐪𝐮𝐢é𝐭𝐞𝐫 𝐩𝐮𝐢𝐬𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐥𝐮𝐢 𝐚 𝐝𝐨𝐧𝐧é 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐢𝐥 𝐧𝐞 𝐯𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫. 𝐋𝐚 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚 𝐚 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐫𝐞ç𝐮 𝐛𝐞𝐚𝐮𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐝𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐮 𝐫𝐢𝐜𝐡𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫ç𝐚𝐧𝐭.

𝐐𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐭𝐚𝐫𝐝, 𝐊𝐞𝐫𝐟𝐚 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐭𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐚𝐦𝐢 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐚𝐦𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐮𝐢 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐮𝐯𝐚𝐢𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬. 𝐀𝐮 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐫é𝐜é𝐝𝐞𝐧𝐭𝐬, 𝐥𝐮𝐢 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐦è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐊𝐚𝐧𝐲 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐮 𝐚𝐫𝐫𝐚𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐦𝐨𝐮 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐊𝐚𝐧𝐲. 𝐋𝐞𝐮𝐫 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭é𝐠𝐢𝐞 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭𝐞 : 𝐬𝐢 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 â𝐠é𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐬𝐬𝐨𝐫𝐭𝐢, 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚 𝐧𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐫𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐥’𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 é𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐮𝐦𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.

𝐏𝐞𝐮 𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐚𝐩𝐫è𝐬, 𝐮𝐧𝐞 𝐝é𝐥é𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐞𝐧é𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐭𝐞 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚. 𝐂𝐞𝐮𝐱-𝐜𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐦ê𝐦𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐢𝐧𝐜𝐢𝐭𝐞 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚 à 𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 é𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐧𝐞𝐦𝐢𝐬, 𝐞𝐭 à 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐭𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐬. 𝐈𝐥𝐬 𝐥𝐮𝐢 𝐝𝐢𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐩𝐫é𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐢𝐭é 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞. 𝐀𝐩𝐫è𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐦û𝐫𝐞 𝐫é𝐟𝐥𝐞𝐱𝐢𝐨𝐧, 𝐁𝐞𝐧𝐟𝐚, 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦é 𝐪𝐮𝐞 𝐅𝐚𝐦𝐚𝐠𝐚𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐫ê𝐭 à 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐭𝐨𝐦𝐛𝐞𝐫 𝐬𝐨𝐧 𝐦𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐊𝐚𝐧𝐲, 𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 à 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧 𝐜œ𝐮𝐫 𝐛𝐚𝐭.

𝐌𝐚𝐥𝐠𝐫é 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐬𝐩𝐞𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧.
𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐭 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐚𝐠𝐞, 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐚 𝐫𝐚𝐜𝐨𝐧𝐭é 𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥𝐞𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐠𝐞𝐧𝐬 𝐢𝐬𝐬𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐠é𝐧é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, 𝐞𝐧 é𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐜𝐞𝐮𝐱-𝐜𝐢 𝐝𝐨𝐢𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐬 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐢𝐬 𝐬𝐮𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐢𝐥 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫...

26/06/2022

Son premier roman « Sous l'orage », reste cinquante ans après sa parution, un grand classique de la littérature africaine, que des générations de lycéens continuent à étudier. L'auteur Seydou Badian, aux multiples destins, tour à tour médecin, homme politique, fidèle à ses engagements qui le conduisirent, des années durant, à supporter la condition inhumaine des prisonniers politiques, et une des grandes consciences de son temps. Ministre des premiers gouvernements du Mali indépendant, le brillant écrivain eut pendant de nombreuses années, la plume dilettante au grand désespoir de ses admirateurs. Après « Les dirigeants Africains Face à leur Peuple » qui lui valut le Grand Prix de l'Afrique Noire en 1965, le « Sang des masques » et « Noces sacrées » dans les années soixante-dix, le silence du romancier prévalut au profit d'une intense activité internationale. Son humanisme, sa connaissance des hommes et des évènements le conduisent auprès des plus grands de ce monde qui sollicitaient ses conseils pour profiter de sa sagesse et de son expérience. Avec « La saison des pièges », Seydou Badian, reprend son bâton de pèlerin et renoue avec le roman social pour dénoncer les outrances et les abus qui caractérisent souvent les dirigeants africains d'aujourd'hui. Insatiable défenseur des valeurs morales indispensables à l'harmonie des sociétés, donnant à la tradition comme à la modernité la place qui doit leur revenir, Seydou Badian perpétue son oeuvre en 2008, celle de l'écrivain majeur des Indépendances qu'il est resté.

26/06/2022

Résumé de l’Aventure Ambiguë de cheikh Hamdidou Kane.

L'Aventure ambiguë est un roman de Cheikh Hamidou Kane publié en 1961. Il reçoit le Grand prix littéraire d'Afrique noire en 1962.

L’Aventure ambiguë, un roman semi-autobiographique, retrace le déchirement culturel et spirituel du jeune Samba Diallo, fils d’un « chevalier » Diallobé, confié dès l’âge de 7 ans à un maître coranique très strict qui assure son éducation spirituelle. Deux ans plus t**d, cependant, sa tante, la pragmatique Grande Royale, prend la décision difficile d’envoyer les enfants à l’école nouvelle pour « apprendre l’art de vaincre sans avoir raison » (p. 47), au risque même de perdre les valeurs ancestrales.

Au fur et à mesure que Samba s’immerge dans la culture occidentale à travers ses études, sa foi en Dieu chancelle : « Ta vérité ne pèse plus très lourd, mon Dieu... » (p. 139). Avec ses études de philosophie, il reconnaît qu’il a « choisi l’itinéraire le plus susceptible de [le] perdre » et son aventure devient celle de tous les intellectuels africains de l’époque : « Il nous apparaît soudain que, tout au long de notre cheminement, nous n’avons pas cessé de nous métamorphoser, et que nous voilà devenus autres. Quelquefois, la métamorphose ne s’achève pas, elle nous installe dans l’hybride et nous y laisse. » (p. 125)

Inquiet de la détresse de son fils, le Chevalier lui demande de rentrer en Afrique. « Tu crains que Dieu ne t’ait abandonné, parce que tu ne le sens plus avec autant de plénitude que dans le passé, [...] mais tu n’as pas songé qu’il se puisse que le traître, ce fût toi ? » (p. 176).

La scène finale du livre se déroule au cimetière des Diallobé, sur la tombe de son cher maître coranique, Thierno. Le fou, seul personnage fictif du roman, veut que Samba prie, interprète le « non » de Samba comme une réponse à ses requêtes et le tue d’un coup de couteau. En fait, Samba était en train de parler à Dieu, lui promettant de revenir à Lui. Le dernier chapitre, qui a fait couler beaucoup d’encre, est loin d’être un su***de ou ce que certains critiques ont appelé « une conclusion facile », car « voici que s’opère la grande réconciliation » (p. 189) et l’ambiguïté n’est plus (p. 190). Selon l’auteur lui-même, « Samba Diallo, enfant de la foi et de la raison, avait pour mission de sauver Dieu dans un monde mondialisé qui risquait de mourir sous le poids du matérialisme triomphant. La mort du protagoniste, souvent considérée comme un échec, annonce en fait une possibilité de réconciliation entre la foi et la raison. »

02/06/2022

LES NOUVELLES DU CHATEAU D'EAU » DE SILEY KOUROUMA.

Ce receuil de nouvelles met en lumière les réalités récurrentes socio-politiques de la République du « CHÂTEAU D'EAU » qui se trouve en proie à des manifestations violentes, aux bavures policières et les affrontements inter-ethniques. Une situation qui conduit
le pays dont il décrit dans la fragilisation du tissu social et de l'unité nationale. Dans cet ouvrage, l'auteur peint en filigrane, les maux qui maintiennent la République du « CHÂTEAU D'EAU » dans le paupérisme et la misère endémique.

XIV-LE DESTIN TRAGIQUE DE LANSANA

Comme il en avait pris l'habitude, cet après-midi, Lansana voulait rendre visite à ses grands-parents maternels dans un quartier de la banlieue. Mais son père lui avait déjà défendu de sortir de la maison durant une semaine depuis l'affrontement entre des militants du PNN le Parti National du Nord) et ceux du PSS(le Parti Social du Sud) sur l'autoroute Le Cubain. Le bilan : desboutiques pillées, des voitures calcinées, des blessés graves et cing morts. C'était le décor sinistre d'une journée de campagne de l'élection présidentielle de 201... Lansana, lui-même, se trouvait parmi ces gens-là. Et heureusement, il en était sorti indemne comme d'autres aussi.

Excepté Lansana, les autres membres de la famille s'étaient réunis précipitamment autour du chef de famille à la maison. Ils étaient tous anxieux de son absence. Au même moment, les forces de l'ordre investissaient les lieux des affrontements en y ramenant de l'ordre. À son apparition subite et extraordinaire en tee-shirt
froissé, l'inquiétude avait disparu. Alors, son père furieux lui avait sévèrement infligé des coups de fouet, puis il avait pris sa décision.
Dans l'esprit de son père, il fallait qu'il n'y pense plus. À 15 heures, le téléphone sonna chez eux pour leur annoncer une triste nouvelle: la disparition d'un cousin dans la Méditerranée. Le défunt était d'une trentaine d'années et nanti d'une licence en sciences économiques. Il n'avait qu'une seule ambition : aller en Europe. Il avait géré un kiosque de Guinée-Games durant deux ans. Mais un jour, le jeune Fakouraba avait disparu dans la ville. L'inquiétude de la famille n'avait diminué que quand il avait appelé par téléphone pour informer qu'il était otage en Libye. Ses ravisseurs avaient demandé une rançon de plus de sept millions de francs guinéens.Malgré les difficultés économiques, son père s'était exécuté. Ainsi, pour présenter leurs condoléances à la famille éplorée, son père et sa marâtre partirent à la Pendant leur absence, Lansana s'en alla aussitôt. Un seul
souci l'animait. Il avait la certitude d'une seule chose : les samedis et les dimanches, les innombrables embouteillages sont partout
dans les circulations. Cela donne tellement de ras-le-bol aux usagers des routes de Seulouverture, la capitale de la République de
Château d'Eau. Sans aucun doute, il pourrait aller et revenir avant que les siens ne soient revenus de la famille endeuillée. Le jeune
garçon était déjà en cours de ………………….

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR

Diplomé en Sciences Économiques de L'Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry et chargé actuellement des
cours de français au Collège-Lycée Siguirini,
Siley Kourouma est co-auteur du recueil de poèmes Anthologie des Poètes Inspirés» édité aux Éditions. Plum'1spirées en 2021.

28/05/2022

ROMAN " SOUS LE VISAGE D'UN ANGE " DE DIARY SOW

RESUMÉ

Paru aux éditions L’Harmattan, le livre de Diary Sow, ‘’Sous le visage d’un ange’’, traite de l’histoire d’une jeune fille énigmatique, égoïste, manipulatrice, insatiable. Elle s’appelle Allyn, et fait montre d’une ambition débordante, mais surtout d’une soif inextinguible de liberté.

‘’Sous le visage d’un ange’’. Tel est le titre de son ouvrage publié aux éditions L’Harmattan. Présenté en août 2020 au public sénégalais, Diary Sow y dépeint une jeune fille très complexe. Enigmatique, égoïste, manipulatrice, insatiable, mais en même temps aimante, fragile et pleine d’égards pour les autres. Constamment à la quête d’une liberté qui semble la fuir depuis sa tendre enfance, elle ne cessera de fuguer pour trouver le grand bonheur. Du Fouta à la France, en passant par Saint-Louis et Dakar, que d’espoirs brisés, que de succès insuffisants… Mais Allyn (nom du personnage principal) ne démord pas pour autant. Elle tient vaille que vaille à réussir. Toute seule. ‘’Elle serait forte, narre l’auteure. Elle tiendrait bon. Et ce, envers et contre tout. Sa vie n'avait-elle pas changé toutes les fois où elle avait osé agir. Du Fouta à Saint-Louis, en passant par Dakar, Allyn n'avait cessé de se chercher, d'échapper aux fers de l'amour et de son passé indésirable’’.

Toute petite, Allyn avait été ‘’offerte’’ à une tante diabolique qui lui en a fait voir de toutes les couleurs. Un bon matin, par le chemin de fer, elle s’enfuit de son village où tout semblait la tétaniser, l’asphyxier, en lui ôtant toute joie de vivre. Sa fugue n’a pas été sans la réalisation d’un crime qu’elle assumera sans aucun regret. Elle n’avait plus qu’une envie : aller bien loin de ses bourreaux. ‘’Quand la locomotive retentissait, quand les passagers descendaient, je priais enfin pour qu’on redémarre sur-le-champ, pour qu’on m'entraine le plus loin possible de cet endroit. C'était une peur irraisonnée : qu'on découvre ma fugue, qu'on me recherche, qu'on me rattrape, qu'on me force à retrouver le village. Allais-je devoir payer mon crime ?’’, s’interroge le personnage principal. Et de répondre : ‘’En moi, en effet, nulle pitié, nulle satisfaction, nul remords. J’avais fait ce qu’il fallait pour survivre. Chaque être humain a le droit fondamental de préserver sa vie, quoi qu'il lui en coûte.’’

Telle une petite embarcation emportée par le courant, elle se laissa ainsi dériver au gré des vagues qui la secouaient. ‘’Où allais-je finalement accoster ? Quel sombre naufrage m'attendait ?’’, ne cessait-elle de se demander. Mais la réponse semblait importer peu. ‘’Quoi qu'il en soit, enchaine-t-elle, je ne veux pas attendre qu'il me soit rendu. Je veux prendre mon bonheur maintenant, car je ne suis pas assurée de le trouver dans deux, trois ou vingt ans, qu'importe la durée de mon sursis. Ma nature exige tout et me demande les moyens de tout acquérir’’.

A la jeune fille insouciante, mais très ambitieuse, un peu de satisfaction, en attendant mieux, ne saurait, en effet, suffire. Elle assume : ‘’Je veux fouler aux pieds tous les interdits, sortir des sentiers battus, refuser toutes ces règles convenues pour que rien ne bouge jamais. Je veux vivre sans contrainte aucune.’’

Pressée, impatiente, très futée, Allyn ne s’arrêtera plus devant rien, à partir de cet instant. A Saint-Louis, elle atterrit dans une famille très aisée. Le père Alioune Thiandoum, décédé, a laissé derrière lui deux enfants et une v***e cruelle et sans cœur. Un matin de dimanche, elle sonne à la somptueuse demeure et a eu la chance de se faire ouvrir la porte par le cadet de la fratrie qui, dès le premier regard, fut attiré par la beauté naturelle de la jeune adolescente à la recherche de travail. C’est d’ailleurs sous ses caprices que la maman pernicieuse se résolut finalement à recruter l’inconnue. Manipulatrice à souhait, la jeune fille saisit cette chance et éloigna davantage la maman du seul fils qui lui restait (l’autre vivant loin du pays).

Avec le jeune Karim plein de vie, Allyn a presque tout. Elle est traitée comme une reine, se paie même le luxe de poursuivre ses études. Et, cerise sur le gâteau, parvient à décrocher, grâce à son amant, un emploi qu’elle a toujours cherché pour s’émanciper ; tout ce qu'elle avait toujours voulu : une carrière, la fortune. Peut-être même l'amour dont elle doutait encore.

Hélas, il restait encore quelque chose d’incompressible chez la jeune fille : cette soif de liberté et d’indépendance. Un beau jour, alors même que son amant lui annonçait avec enthousiasme qu’il lui avait trouvé un boulot, elle lui sert comme réponse : ‘’Je ne peux plus rester ici. Je ne peux pas te laisser décider de ma vie. Je trouverai un logement, un travail, mais seule. Je sais comment gagner ma vie. Je pars…’’

Allyn avait déjà mûri son plan. Elle avait trouvé la voie pour fuir son pays, aller à l’aventure dans un autre pays qu’était la France. Là-bas, dans le strict anonymat, elle espère enfin trouver ce bonheur qu’elle a toujours vainement pourchassé. ‘’Seule, étrangère, pauvre, vulnérable dans un pays inconnu : telle était Allyn... son existence de nomade s’affirmait avec cette seconde étape. Et elle mènerait cette vie aussi longtemps qu'il le faudrait. On l’avait prévenue contre les risques, mais elle sait se battre. Elle ferait appel à toute sa fermeté’’, décrit l’auteur.

Cette affirmation témoigne amplement de la détermination sans borne de l’héroïne de Diary Sow. Qui fulmine : ‘’Après n'avoir connu que le côté regrettable de la vie, l'heure est venue pour moi de j***r. A mon tour. Quels que soient les sacrifices que cela implique. A quoi bon une vie sans folies, si un coup de vent peu tout venir bouleverser.’’

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