20/04/2023
Né en 1758 et député de la Convention.
Voici l'incroyable daguerréotype d'un homme né sous le règne de Louis XV, député de la Révolution, il verra Louis Louis XVI en face.
Il s'agit de Jean-Jacques Fockedey est né le 15 février 1758 à Dunkerque.
Ses parents, assez aisés, l'encouragèrent dans l'obtention de son doctorat de médecine à la Faculté de médecine de Montpellier en 1781.
En 1791, Jean-Jacques Fockedey est nommé principal du collège de Jésuites de Dunkerque, sans pour autant cesser d'exercer la médecine.
Il est élu Député du Nord à la Convention Nationale où siégea parmi les modérés le 3 septembre 1792.
Dans le procès de Louis XVI, il déclarera :
« Louis est la cause de la mort de plusieurs milliers de Français, de la dévastation de nos terres, de l'anéantissement de nos relations commerciales; mais le principe conservateur de la République entière, c'est de ne compromettre, par notre Jugement, ni la sûreté, ni la propriété de ceux qui nous envoient. D'après ces motifs, et comme législateur, je vote pour la détention jusqu'à ce que la République ne soit plus en danger. ».
Dans le même esprit, et dans la volonté de sauver le roi de la guillotine, il déclarera durant la séance du 29 décembre 1792 : « Le sang d'un homme qui fut roi est-il donc si absolument nécessaire, qu'on ne doive pas calculer celui des milliers de citoyens qu'il en coûterait pour l'avoir versé? Je voudrai vous rendre avare du sang français! »
Jean-Jacques donne sa démission pour raisons de santé le 2 avril 1793.
Après sa démission de la Convention Nationale, Jean-Jacques Fockedey intègre la Garde Nationale comme simple soldat, sans jamais faillir à son devoir.
Victime de la terreur, il est inculpé le 22 novembre 1793 et demeurera emprisonné à Arras dans des conditions lamentables jusqu'en janvier 1794 où il est libéré pour raison de santé, mais gardé à vue en résidence. Jean-Jacques ne reprendra ses activités de médecin qu'en 1795 et, vivant dans la crainte perpétuelle d'un enrôlement de force, il exercera jusqu'en 1822.
Il se retire ensuite chez sa fille à Hondschoote, puis en 1828 à Bergues où il sera adjoint au maire de 1833 à 1837. Enfin, ce sera chez son petit-fils à Marcq-en-Barœul qu'il mourra, le 10 mai 1853.
Merci à Olivier Landi qui m'a fait découvrir cet incroyable portrait.
Source : Persée et Wikipédia.