03/11/2026
Deuxième jour de stage CAFDES : une chose me marque particulièrement.
Depuis deux jours, j’accompagne un directeur qui pilote deux établissements : l’un dans le champ de l’AEMO, avec des mesures de protection de l’enfance en milieu ouvert, et l’autre une MECS, lieu d’accueil pour des enfants et adolescents confiés.
J’ai notamment participé à deux réunions de cadres. Bien sûr, j’observe le pilotage, l’organisation, l’administratif et l’accompagnement des cadres dans leurs propres fonctions.
Mais ce que je retiens surtout, c’est un discours qui revient constamment : le bénéficiaire doit rester au centre du dispositif.
Cela peut sembler évident… pourtant, après de nombreuses années dans l’éducation spécialisée, je sais que ça ne l’est pas toujours.
Une action éducative ne devrait pas être pensée parce qu’elle plaît au professionnel, parce qu’elle est plus simple à organiser ou parce qu’elle correspond à sa propre vision. Elle doit partir d’une question essentielle : de quoi la personne accompagnée a-t-elle réellement besoin ?
C’est également une réflexion que je porte aujourd’hui concernant l’exercice libéral. L’autonomie, le choix de son organisation ou de ses activités ne peuvent pas devenir la finalité. La finalité reste la personne accompagnée et la qualité de la réponse apportée à ses besoins.
Après seulement deux jours de stage, entendre un directeur porter cette valeur auprès de ses cadres et chercher à la transmettre à l’ensemble des équipes est certainement ce que j’apprécie le plus.
Parce qu’avant les organisations, les procédures et les fonctions, il y a les personnes que nous sommes là pour accompagner.