03/11/2026
« La liberté de l’enfant doit avoir pour limite l’intérêt collectif. »
Est-ce que ça ressemble à une parole de quelqu’un de laxiste ? 🤔
Et pourtant, cette phrase est de Maria Montessori elle-même.
Elle l’écrit dans Il metodo della pedagogia scientifica, publié en Italie en 1909 et traduit en anglais en 1912 sous le titre The Montessori Method. On la trouve dans le chapitre consacré à la discipline. Montessori y raconte ce qu’elle a observé dans les premières Case dei Bambini, les « maisons des enfants » ouvertes à Rome à partir de 1907.
Et dans ce même chapitre, elle raconte une anecdote qui en dit long : certaines enseignantes, lassées de ses remarques, avaient fini par laisser les enfants faire tout ce qu’ils voulaient. Elle le raconte justement pour expliquer que ce n’était pas sa méthode.
Plus d’un siècle plus t**d, le malentendu a la vie dure. Pour elle, la liberté n’était pas un « tout est permis ». C’était le chemin vers une discipline qui vient de l’enfant lui-même, construite dans un cadre clair, posé et tenu par l’adulte.
🏡 Et à domicile, ce cadre compte encore plus.
En classe, le groupe aide à tenir les règles. L’enfant voit les autres ranger, attendre leur tour, respecter le travail du voisin. À la maison, il y a peu ou pas d’autres enfants pour montrer l’exemple. Et l’enfant est chez lui, dans l’endroit où il se sent le plus en sécurité. C’est précieux, mais c’est aussi là qu’il teste le plus volontiers les limites.
Sans cadre clair et constant, la liberté glisse vite vers le « je fais ce que je veux ». Avec un cadre posé, elle devient ce qu’elle doit être : un espace pour choisir, essayer et grandir.
C’est ce cadre-là qu’on apprend à poser au quotidien, chez les familles, dans la formation Accompagnant Montessori à domicile. Le lien est en bio.