Philosophie & Enseignement

Philosophie & Enseignement Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Philosophie & Enseignement, Rue Camille Saint Saens, Mont-Saint-Aignan.

Philosophie et enseignement est une page dédiée à la force de la pensée comme la possibilité de revenir sur elle-même afin d’enseigner efficacement pour améliorer notre compréhension du monde dans lequel nous vivons et de notre humanité.

To become conscious of the potentials that are hidden deep in the human soul, requires healing and a total conscious eff...
15/05/2026

To become conscious of the potentials that are hidden deep in the human soul, requires healing and a total conscious effort to finally reach the place and the goal that the soul knows from many lifetimes. This understanding comes progressively to the surface and each time shows up as a new level of awareness
Few years ago you thought you would never do this or that work, today it is part of your journey and you feel it like the type of things that you have been doing many lifetimes ago.
It only flows through you and you recognize it as your nature.
Healing is not only a process, it is the miracle of your life.

Pour prendre conscience des potentiels enfouis au plus profond de l'âme humaine, il faut guérir et déployer un effort conscient total afin d'atteindre enfin le lieu et le but que l'âme connaît depuis de nombreuses vies.
Cette compréhension émerge progressivement, se manifestant à chaque fois comme un nouveau niveau de conscience.
Il y a quelques années, vous pensiez ne jamais accomplir telle ou telle tâche ; aujourd'hui, elle fait partie intégrante de votre cheminement et vous la ressentez comme une évidence, comme si vous l'aviez toujours faite.
Elle coule naturellement en vous, et vous la reconnaissez comme votre nature profonde.
Guérir n’est pas un uniquement un processus, c’est le miracle de ta vie !

Sagesse, un chapitre de mon livre que je publie bientôt et vous en aurez des chapitres sur mon blog

"Ce qui est important chez l’homme ne peut arriver que malgré lui, par l’action de quelque grande loi naturelle." "La grande modification qu’amène en nous le...

« Narration : Quelques éléments pour commencerC'était il y a deux jours... le 10 mai 2026, je fis un retour à ma planète...
12/05/2026

« Narration : Quelques éléments pour commencer
C'était il y a deux jours... le 10 mai 2026, je fis un retour à ma planète mère : La Nouvelle Atlantis. Le voyage dura plusieurs heures entre 5 et 11 heures du matin (heure de la temporalité terrienne), mais en conscience, et de l'autre côté, cela a duré toute la nuit.
C'était une projection astrale consciente au cours d'un auto-soin énergétique avec La Lumière Cristalline de la Grâce. J'étais consciente à la fois de ma présence ici sur cette planète terre, et de l'autre côté dans un espèce de portail qui s'est ouvert de mon troisième oeil. C'est ce que je nomme, dans mon livre "Travelling Parallel Worlds.The Hidden Reality Beyond the Physical Dimension", paru en 2021, "le voyage via le troisième oeil", et que je fais très souvent tôt le matin lorsque je procède à un auto-soin énergétique avant de me réveiller complètement »

https://www.henda-zaghouani-praticienne.fr/blog/articles/retour-a-la-nouvelle-atlantis-une-experience-hors-du-corps

Guérir
27/04/2026

Guérir

Guérir est un concept de la santé humaine, que cela soit celle du corps ou de l'âme. Des questions se sont longtemps posées à ce propos et cet article court ...

Le mystère du tempsCe texte est extrait du Livre XI des Confessions, livre, consacré aux problèmes de la création, de l’...
24/03/2026

Le mystère du temps

Ce texte est extrait du Livre XI des Confessions, livre, consacré aux problèmes de la création, de l’éternité et du temps, dans leur relation avec Dieu. Augustin, qui vient d’examiner le problème de l’éternité de Dieu, conclut que le temps a été créé avec le reste de la création, car Dieu est hors du temps.

« qu’est-ce qu’en effet que le temps ? Qui serait capable de l’exprimer facilement et brièvement ?qui peut le concevoir, même en pensée, assez nettement pour exprimer par des mots, l’idée qu’il s’en fait ? Est-il, cependant, notion plus familière et plus connue dans nos usions en parlant? Quand nous en parlons, nous comprenons sans doute ce que nous disons ; nous comprenons aussi si nous entendons un autre en parler.
Qu’est-ce que donc le temps? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande, et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. Pourtant, je le déclare hardiment, je sais que si rien ne passait, il n’y aurait pas de temps passé ; que si rien n’arrivait, il n’y aurait pas de temps à venir ; que si rien n’était, il n’y aurait pas de temps présent.
Comment donc ces deux temps, le passé, et l’avenir, sont-ils, puisque le passé n’est plus, et que l’avenir n’est pas encore ? Quant au présent, s’il était toujours présent, s’il n’allait pas rejoindre le passé, il ne serait pas du temps, il serait l’éternité.
Donc, si le présent, pour être du temps, doit rejoindre le passé, comment pouvons-nous déclarer qu’il est aussi, lui qui ne peut être qu’en cessant être ? Si bien que ce qui nous autorise à affirmer que le temps est, c’est qu’il tend à n’être plus. » Saint Augustin, Les Confessions, Tome II, Livre XI, Chapitre 14, p. 195, Traduction Joseph Trabucco, Garnier-Flammarion.

Ce n’est pas du Socialisme en tant que doctrine politique, mais en tant que concept humain en dehors de toute forme poli...
17/03/2026

Ce n’est pas du Socialisme en tant que doctrine politique, mais en tant que concept humain en dehors de toute forme politique qui est traité dans cet essai. Écrit par l’un des plus éminents philosophes modernes.
La réforme de la pensée reste un projet d’envergure en ce monde… Les formes politiques que nous voyons ne répondent pas à ce que l’humanité actuelle cherche à accomplir pour améliorer la vie sur un plan planétaire. Le philosophe se soucie peu de la politique, il se soucie de la pensée humaine qui doit être humanisante.
Voici l’extrait

« « Introduction
Les sociétés dans lesquelles nous vivons sont marquées par une contradiction étonnante et difficile à expliquer.
D'une part, le malaise dû à la situation socio-économique, aux conditions de vie et de travail, s'est considérablement accru dans les dernières décennies.

On peut sans doute dire que jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, autant de gens ne se sont accordés pour dénoncer les conséquences sociales et politiques générées par la mondialisation effrénée de l'économie capitaliste de marché. Mais d'autre part, cette indignation massive semble dépourvue de toute orientation normative, de toute sensibilité historique pour le but auquel tendrait la critique formulée, de sorte que celle-ci reste étrangement muette et repliée sur elle-même.
C'est comme si ce malaise envahissant était incapable de dépasser l'état de choses existant, et d'imaginer un état social au-delà du capitalisme.
Cette dissociation de l'indignation d'avec tout objectif d'avenir, de la protestation d'avec toute vision d'un monde meilleur, est en effet quelque chose de nouveau dans l'histoire des sociétés modernes.

Depuis la Révolution française, les grands mouvements d'insurrection contre l'ordre capitaliste avaient toujours été inspirés par des utopies qui dépeignaient la société du futur et montraient comment celle-ci devrait être organisée - il n'est que de penser au luddisme, aux coopératives de Robert Owen, au mouvement des Conseils ou aux idéaux communistes d'une société sans classes.
Le flux de ces courants de la pensée utopique, aurait dit Ernst Bloch, semble aujourd'hui tari : on sait assez précisément ce dont on ne veut pas et ce qui est inacceptable dans les conditions sociales présentes, mais on n'a plus la moindre idée de ce à quoi devrait aboutir une transformation ciblée de l'état de choses existant.
Trouver une explication à ce soudain tarissement des énergies utopiques : la tâche est plus difficile qu'il n'y paraît au premier regard.
L'effondrement du régime communiste en 1989, auquel renvoient volontiers les analystes pour diagnostiquer un assèchement de tout espoir de parvenir à un état au-delà du capitalisme, ne peut guère être invoqué comme la cause de ce phénomène : car les masses indignées qui dénoncent aujourd'hui à juste titre le fossé grandissant entre la pauvreté publique et la richesse privée, n'avaient certes pas besoin de voir tomber le Mur pour savoir que le socialisme d'État de type soviétique ne dispensait certains avantages sociaux qu'au prix de la privation de liberté. Par ailleurs, le fait qu'il n'eût existé jusqu'à la Révolution russe aucune véritable alternative au capitalisme n'a nullement empêché les hommes du XIXe siècle de se représenter une vie collective sans violence, fondée sur la solidarité et la justice.

Pourquoi donc la banqueroute du bloc communiste aurait-elle brusquement paralysé cette capacité, apparemment ancrée dans la nature hu-maine, à la transgression utopique de la réalité donnée ?

Une autre cause souvent invoquée pour expliquer la singulière absence d'avenir et de vision de l'insatisfaction actuelle est la modification brutale de notre conscience collective du temps : avec l'entrée dans la « postmodernité », telle qu'elle s'est produite d'abord dans l'art et dans l'architecture, puis dans la culture en général, l'idée typiquement moderne d'un progrès orienté s'est trouvée si durablement dévalorisée qu'elle est désormais remplacée par la conscience collective d'un retour historique du même.

Selon cette deuxième explication, les visions d'une vie meilleure ne pourraient plus fleurir sur le terreau de la conception postmoderne de l'Histoire, parce qu'on ne croit plus que le présent recèle des potentialités qui pointeraient au-delà de lui et annonceraient un avenir ouvert de continuel perfectionnement.

On ne conçoit pas que la suite du temps ait autre chose à proposer que la reprise de formes de vie ou de modèles sociaux auxquels le passé nous a déjà familiarisés.
Pourtant, le simple fait que nous comptons encore dans d'autres contextes fonctionnels sur de nouveaux progrès bienvenus, par exemple dans le domaine de la médecine ou dans le respect des droits humains, nous conduit à nous demander si une telle explication est véritablement convaincante : pourquoi la faculté de transcender le présent dans une vision d'avenir ne se serait-elle perdue que dans un seul do-maine, celui de la réforme de la société, quand elle semble être restée largement intacte par ailleurs ? La thèse d'une transformation fondamentale de la conscience historique postule notre incapacité à anticiper un nouvel état social, sans tenir compte des espérances puissantes - et certes excessives, qui s'attachent actuellement à la généralisation plus planétaire des droits humains .
Une troisième explication pourrait donc invoquer la différence qui existe entre les deux perspectives mentionnées - c'est-à-dire entre l'adjonction d'une strate de droits garantis sur le plan in-ternational, mais sans implication structurelle, et une transformation des institutions de base de la société pour conclure que c'est seulement sur ce deuxième plan que les forces utopiques se sont épuisées.

Il me semble que cette thèse est la plus proche de la vérité, bien qu'elle demande naturellement à être complétée : car il reste à expliquer pourquoi ce devrait être le matériau socio-politique qui ne peut plus être aujourd'hui chargé d'attentes utopiques. On pourrait trouver une indication utile dans le fait que les processus socio-économiques apparaissent aujourd'hui bien trop complexes et donc totalement opaques à la conscience publique pour pouvoir être considérés comme accessibles à des interventions ciblées.

Ce sont surtout les processus liés à la mondialisation économique, avec leurs transactions instantanées, qui semblent avoir provoqué une sorte de pathologie du deuxième degré, consistant en ce que la population ne considère plus les conditions institutionnelles de la vie collective que comme des rapports « de choses », des données de fait soustraites à toute intervention humaine .

Autrement dit, la célèbre analyse du fétichisme développée par Marx dans le premier tome du Capital ne prendrait qu'aujourd'hui tout son sens historique : ce ne serait pas dans le passé du capita-lisme, lorsque le mouvement ouvrier dans ses rêves et ses visions imaginait encore pouvoir transformer la situation donnée , mais seulement dans le présent, que se serait répandue la conviction générale selon laquelle les relations sociales constituent, d'une manière singulière, « des rapports sociaux entre les choses ».

S'il en était ainsi, comme le suggèrent tant l'observation quotidienne que les analyses empiriques, la raison pour laquelle nous sommes devenus incapables d'imaginer une amélioration de la structure fondamentale des sociétés actuelles serait que nous les considérons désormais comme aussi peu transformables dans leur substance que le sont les choses exté-rieures.
Ce ne serait donc plus la disparition d'une alternative réellement existante au capitalisme, ni une transformation radicale dans notre compréhension de l'Histoire, mais la prédominance d'une conception fétichiste des rapports sociaux, qui devrait être rendue responsable du fait que l'indignation générale quant à la répartition scandaleuse de la richesse et du pouvoir ne nous rend manifestement plus capables d'identifier un objectif accessible. »
Axel Honneth, L'idée du socialisme. Un essai d'actualisation
Traduit de l'allemand par Pierre Rusch. NRF Essais Gallimard.

Le convivialisme  Un chemin vers la convivialité, Un livre nouveau sur la convivialité comme une philosophie de la nouve...
07/03/2026

Le convivialisme
Un chemin vers la convivialité,
Un livre nouveau sur la convivialité comme une philosophie de la nouvelle humanité dans laquelle à laquelle nous devons nous identifier, à la suite d’une humanité dégradée par tous les préjugés, injustices historiques, systèmes sociaux et économiques inégaux, mondes séparés… mondes en pleine crise, mondes en guerre

Extraits
1- « Avant-propos
Par Francis Danvers et Marie-Lise Lorthiois

Les convivialistes sont des femmes et des hommes qui ont de la suite dans les idées. Héritiers de la pensée d'Ivan Illich (1926-2002) pour qui chaque moment de l'existence est une occasion de s'instruire, de partager et de s'entraider, les convivialistes du XX* siècle ont pour horizon d'action de préserver les « communs planétaires ».
D'une certaine manière, le convivialisme est à la convivialité ce que le libéralisme est à la liberté. A. Caillé (2009) a structuré de manière décisive, le mouvement anti-utilitariste de l'action humaine dans les sciences sociales en référence à Marcel Mauss (1872- 1950) et en contextualisant ce courant de pensée dans le cadre d'une sociologie générale.
La « génération d'après » relève le triple défi de porter le message de manière synchrone en France, en Europe et dans le Monde, dans la perspective d'une démocratie renouvelée et apaisée.

Les 74 témoignages rassemblés par
M. Humbert, économiste, professeur des universités à Rennes et cofondateur du mouvement convivialiste, soulignent à des degrés divers, l'urgence écologique, la nécessité de réduire la conflictualité entre les êtres humains et le respect du triptyque « Avoir-Pouvoir-Savoir » dans la dimension existentielle de la reconnaissance d'autrui (P.
Ricœur).
L'humanisme et le progressisme vont-ils résister aux « vents mauvais » des extrêmes droites dans le monde ?
Certain.e.s en appellent à des « mesures de basculement » pour lutter contre l'hubris, au nom d'une résistance spirituelle et culturelle :
universalisme pluriversalisme.
On le voit, au fondement de l'humanisme convivialiste, il y a cet impératif moral de type kantien que la vie, humaine en particulier, doit être considérée de manière inconditionnelle comme une valeur suprême. Homo sapiens trop souvent demens (E. Morin) peut être aussi Homo pontifex (M. Serres), celui ou celle qui établit des ponts, du dialogue et de la réconciliation.

Bon nombre de témoignages mettent l'accent sur les dégâts occasionnés par les « néolibéraux capitalistes et spéculatifs » indifférents à la Misère du monde (P. Bourdieu).
Face à ce capitalisme néolibéral et financier surgit la nécessité d'une transition qui doit être accompagnée par les acteurs sociaux, et pas seulement par les politiques, trop souvent habités par un regard surplombant ressenti comme méprisant par les « gens d'en bas ».

Mais cette mutation sociétale n'est pas suffisante, elle concerne tout à la fois l'éducation et la méritocratie élitaire qui doivent céder la place au développement culturel et humain de tous et à tous les âges de la vie.

Cette nouvelle orientation existentielle, pour la décennie à venir, suppose un changement d'horizon pour répondre au défi d'un monde déboussolé : le passage d'une société d'individus à la co-construction d'une société basée sur les communs. »

« 2- Le convivialisme pour un humanisme régénéré
Préface d'Edgar Morin

Ce recueil montre la richesse et la diversité de la compréhension et des mises en pratique, par chacune des personnes qui y font référence, de la boussole du convivialisme. Et j'ai moi aussi joint mon témoignage au leur.

Dans nos actions personnelles ou collectives, dans l'intime ou dans l'espace public nous avons toutes et tous en commun de percevoir que ce convivialisme est un humanisme.
Mais il ne s'agit pas de n'importe quel humanisme, il faut le caractériser, ce qui peut se faire en trois points :
1- l'humanisme que nous proposons est un humanisme régénéré par la conscience de l'origine commune et de la communauté de destin de l'humanité,
2- l'universalisme véritable (non occidentalo-centrique)
est inséparable de l'humanisme régénéré,
3- le convivialisme est inséparable de l'humanisme régénéré il en fait partie concrète.
Aujourd'hui je ne rédige plus de longues préfaces et pourtant il est nécessaire d'en dire un peu plus que ces quelques lignes, pour mettre en perspective cet attachant et pertinent recueil.
Mon Cher Marc, tu peux reproduire à suivre le texte que j'avais écrit en 2015 sur les deux humanismes qui explicite bien ce qu'est le convivialisme et ce qui rassemble tous ceux qui s'en réclament.

Les deux humanismes

Dans la civilisation occidentale, l'humanisme a pris deux visages antinomiques. Le premier est celui de la quasi-divinisation de l'humain, voué à la maîtrise de la nature.
C'est en fait une religion de l'homme se substituant au dieu déchu. Il est l'expression des vertus d'Homo sapiens/faber/oconomicus.
L'homme, dans ce sens, est mesure de toute chose, source de toute valeur, but de l’évolution. Il se pose comme sujet du monde et, comme celui-ci est pour lui un monde-objet constitué d'objets, il se veut souverain de l'univers, doté d'un droit illimité sur toute chose, dont le droit illimité à la manipulation.

C'est dans le mythe de sa raison (Homo sapiens), dans les pouvoirs de sa technique et dans le monopole de la subjectivité qu'il fonde la légitimité absolue de son anthropocentrisme.
C'est cette face de l'humanisme qui doit disparaître. Il faut cesser d'exalter l'image barbare, mutilante, imbécile, de l'homme autarcique surnaturel, centre du monde, but de l'évolution, maître de la Nature.

Une sève de fraternité

L'autre humanisme a été formulé par Montaigne en deux phrases : « Je reconnais en tout homme mon compatriote » ;
« On appelle barbares les peuples d'autres civilisations ».
Montaigne a pratiqué son humanisme dans la reconnaissance de la pleine humanité des indigènes d'Amérique cruellement conquis et asservis et dans la critique de leurs asservisseurs.
Cet humanisme s'est enrichi chez Montesquieu d'une composante éthique, dans le principe que, s'il faut décider entre sa patrie et l'humanité, il faut choisir l'humanité.

Enfin, cet humanisme devient militant chez les philosophes du XVIII° siècle et il trouve son expression universaliste dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Cet humanisme reconnaît dans son principe la pleine qualité humaine à chaque être de notre espèce ; il reconnaît dans tout être humain une identité commune au-delà des différences ; il sous-entend le principe défini par Emmanuel Kant : appliquer à autrui ce que nous souhaitons pour nous-mêmes.
Il sous-entend le principe posé par Friedrich Hegel : tout être humain a besoin d'être reconnu dans sa pleine humanité par autrui.
Il demande le respect pour ce qu'on appelle la « dignité » de chaque humain, c'est-à-dire de ne pas lui faire subir de traitement indigne.
Cet humanisme sera plus t**d nourri par une sève de fraternité et d'amour, vertu évangélique laïcisée.

Bien que concernant en principe tous les êtres humains, cet humanisme a été monopolisé par l'homme blanc, adulte, occidental.
Ont été exclus primitifs, arriérés, infantiles, qui n'ont pas accédé à la dignité d'Homo sapiens.
Ceux-là furent traités en objets et asservis, jusqu'à l'époque récente des décolonisations.
Des impératifs anthropo-éthiques
Nous n'avons pas besoin d'un nouvel humanisme, nous avons besoin d'un humanisme ressourcé et régénéré.
L'humanisme portait en lui l'idée de progrès et était porté par elle.
Le progrès, depuis Condorcet, était considéré comme une Loi à laquelle obéirait l'histoire humaine. Il semblait que raison, démocratie, progrès scientifique, progrès technique, progrès économique, progrès moral étaient inséparables.
Cette croyance, née en Occident, s'y était maintenue et s'était même propagée dans le monde en dépit des terribles démentis apportés par les totalitarismes et les guerres mondiales du XX* siècle.
En 1960, l'Ouest promettait un futur harmonieux, l'Est un futur radieux. Ces deux futurs se sont effondrés peu avant la fin du XX° siècle, remplacés par incertitudes et angoisses, et la foi dans le progrès doit être non plus dans un futur de promesses, mais dans un futur de possibilités.
Dans ce sens, l'humanisme régénéré se propose la poursuite de l'hominisation en humanisation en y introduisant les impératifs anthropo-éthiques.

Let us make man (« Faisons l'homme »).

L'humanisme régénéré est essentiellement un
humanisme planétaire. L'humanisme antérieur portait en lui un universalisme potentiel. Mais il n'y avait pas cette interdépendance concrète entre tous les humains, devenue communauté de destin, qu'a créée et qu'accroît sans cesse la mondialisation.
Comme l'humanité est désormais menacée de périls mortels (multiplication des armes nucléaires et des guerres civiles internationalisées, déchaînement de fanatismes, dégradation accélérée de la biosphère, crises et
dérèglements d'une économie dominée par une spéculation financière incontrôlée), la vie de l'espèce humaine et, inséparablement, celle de la biosphère deviennent une valeur primaire, un impératif prioritaire.
Nous devons comprendre alors que si nous voulons que l'humanité puisse survive, elle doit se métamorphoser.
Karl Jaspers l'avait dit peu après la seconde guerre mondiale :
« Si l'humanité veut continuer à vivre, elle doit changer. »
Or, aujourd'hui, le problème primaire de la vie est devenu la priorité d'une nouvelle conscience, qui appelle une métamorphose. »

Éléments sur la conscience, un des thèmes importants de la philosophie. Les principaux philosophes de la conscience sont...
10/02/2026

Éléments sur la conscience, un des thèmes importants de la philosophie. Les principaux philosophes de la conscience sont Descartes, Pascal, Hume, Kant, Hegel, Husserl, Bergson, sans oublier Platon, Sartre, Rousseau, Debord, Lucrèce , Marleau Ponti, Nietzsche et bien sûr Freud.
Les éléments suivants renferment ce qu’on appelle « conscience psychologique » et elle est sans doute le point de départ des autres formes de consciences…

« Nature de la conscience psychologique

L’homme a mis longtemps à s’apercevoir qu’il était seul à penser dans l’univers. Son premier mouvement, sa première philosophie fut de reconnaître une conscience diffuse en chaque force de la nature, du brin d’herbe qui pousse à l’étoile qui brille. La croyance aux dieux, aux forces surnaturelles fut un premier amoindrissement. La science et la technique firent le reste, en réduisant les êtres et les choses de la nature à de purs mécanismes.
Après avoir chassé le divin de la nature, l’homme le chassa de son esprit et se retrouva seul avec sa conscience. Un moment il l’a crut transparente comme l’eau, jusqu’au jour où il s’aperçut que la simplicité caractérise moins la réalité qu’une certaine manière de la considérer… »- Christian Godin

Définition
En anglais, on dispose de trois mots, alors que la langue française n’utilise que l’adjectif déterminant :
Anglais :
- Consciousness est la conscience psychique globale
- Awareness est la conscience objectale
Conscience est la conscience morale.
En allemand on peut voir deux mots aux radicaux étrangers pour désigner la conscience psychologique « Bewusstsein » et la conscience morale « Gewissen ».
Il différencie l’état « Bewusstheit »et l’être « Bewusstsein »
La conscience est dite « pensée logique » en allemand.

Plotin parle de « la conception qu’il a de lui-même, par une sorte de conscience » ( Enneades V4, traduction E. Bréhier, Les Belles Lettres, 1956)
Il utilise le mot « synaísthisis » συναίσθησης, littéralement « sensation simultanée » / ταυτόχρονη αίσθηση
taftóchroni aísthisi

Rousseau dans son Second Discours, dit « Le premier sentiment de l’homme est celui de son existence. »

La conscience est présence à soi, expérience d’immanence. Elle est le rapport intérieur que j’établis entre moi-même, et ma représentation. Une représentation, c’est-à-dire n’importe quel contenu psychique( idée, rêve, projet, souvenir, fantasmes…) peut-être, consciente ou inconsciente : consciente, c’est-à-dire aperçue comme telle (savoir par exemple, c’est savoir qu’on sait); inconsciente dans le cas contraire.

L’étymologie latine du mot :Cum et Scire signifie « savoir et être » avec qui ? Avec soi-même. À propos de la nature de ce savoir Malbranche faisait de la conscience, une réalité vague au contour, mal définie :
« nous n’avons point d’ idée claire de notre âme, mais seulement conscience ou sentiments intérieur. » (éclaircissement sur la recherche de la vérité.. bibliothèque de la Pléiade 1979 Gallimard, page, 933.)

En effet, même si la conscience est étymologiquement « état de science avec soi-même. » elle déborde le champ de la science : il existe bien des formes de conscience ( la conscience émotionnelle par exemple) qui ne sont pas accompagnées de connaissances, même confuses. La langue courante confond souvent les deux dans la même notion de savoir immédiat « reprendre connaissance » et « reprendre conscience » veulent dire la même chose, alors que significativement, elles n’ont pas la même orientation dans le champ sémantique.
La phénoménologie de l’Esprit concerne des apparitions de la conscience analysée du point de vue philosophique.
« La conscience » signifie la totalité des figures de l’Esprit, et ce partant de la sensation pour arriver au savoir absolu… (À suivre)

« Le son d'une seule main qui applauditDans un petit temple de montagne, le jeune disciple Kenji était tourmenté par une...
24/01/2026

« Le son d'une seule main qui applaudit
Dans un petit temple de montagne, le jeune disciple Kenji était tourmenté par une pensée fixe : il voulait comprendre la véritable essence de la pleine conscience.
Un soir, il s'approcha de son maître et demanda : « Maître, qu'est-ce que la pleine conscience? »
Le vieux moine l'observa longuement, puis répondit calmement : «Écoute le son d'une seule main qui applaudit et tu trouveras la réponse.»
Kenji resta perplexe. Le son d'une seule main qui applaudit?
Il retourna dans sa chambre et essaya de toutes les manières de produire un son avec une seule main. Il la fit bouger dans l'air, la frotta contre son bras, la claqua contre ses doigts.
Rien.
Le lendemain, il retourna voir le maître et confessa sa frustration. «Maître, je n'entends rien! Une seule main ne peut pas produire de son!»
Le moine hocha la tête et dit : «Alors, s'il n'y a pas de son, que reste-t-il? »
Kenji s'arrêta. Le silence autour d'eux était total : le vent dans les feuilles, le battement de son cœur, le souffle qui allait et venait.
Soudain, il comprit. La pleine conscience n'était pas quelque chose à trouver, mais quelque chose à percevoir dans le présent, dans l'absence de distractions et dans le vide entre les pensées. À partir de ce jour, Kenji cessa de chercher la réponse dans son esprit et commença à écouter le silence.

Réflexion Pratique
Nous vivons dans un monde plein de bruit, à la fois extérieur et intérieur. L'esprit est toujours occupé, cherchant des réponses, des solutions, des significations. Mais la véritable pleine conscience ne consiste pas à s'acharner à tout comprendre, mais à savoir écouter ce qui se passe en nous et autour de nous, dans le silence.
Nous pouvons pratiquer cette pleine conscience en nous arrêtant quelques minutes chaque jour, en fermant les yeux et en écoutant le son du silence, en laissant tomber le besoin de remplir chaque instant de pensées et de paroles.
Questions d'Auto-réflexion
1. Quelle place laisses-tu au silence dans ta vie ? Te fait-il peur ou le recherches-tu ?
2. Quand as-tu réellement écouté pour la dernière fois, sans distractions?
3. Comment peux-tu t'entraîner à observer le présent sans le juger ni vouloir le changer? »

Joyeux Noël 🎄 🎁 Un livre qui m’a inspirée … Faut-il continuer à vivre juste pour se faire plaisir? Le plaisir est-il vra...
24/12/2025

Joyeux Noël 🎄 🎁
Un livre qui m’a inspirée … Faut-il continuer à vivre juste pour se faire plaisir? Le plaisir est-il vraiment la seule source du bonheur ? Ne pouvons-nous pas être heureux sans pour autant relier cela au plaisir ?

« Le bonheur n'est pas la question
Nous semblons plus que jamais affairés de bonheur.
La vague du développement personnel l'atteste, révélant les failles d'une société dirigée vers l'abondance, c'est-à-dire sans autre fin que l'accumulation des moyens.
Délivrés de l'urgence la plus pressante et tout étonnés de notre prospérité, tout se passe comme si nous ne savions que faire de nous-mêmes, comme si nous découvrions que la consommation ne peut remplir un cœur d'homme.
Aussi cherchons-nous autre chose, et pas un mois ne passe sans que paraisse une méthode vouée à nous rendre heureux grâce à la sagesse de Spinoza ou de l'Orient, avec une efficacité que chacun sera libre de juger.

Mais les symptômes de cette préoccupation ne se réduisent pas aux succès de librairie.
Profondément caractéristique de notre époque, le souci du bonheur a débordé le champ de l'intérêt populaire pour pénétrer celui de la recherche scientifique.

C'est ce qui s'est produit avec la fondation de la psychologie positive, lorsque Martin Seligman, éminent spécialiste américain de la dépression, s'est demandé pourquoi les psychologues étudiaient exclusivement les états de pathologie et de détresse mentales dans un but curatif. Pourquoi ne pas étudier aussi les états d'équilibre mental (la joie, la stabilité, en un mot le bonheur) afin de déterminer les facteurs les favorisant, pour utiliser ensuite cette connaissance dans un but préventif?
L'idée semble bonne: le champ de recherche est aujourd'hui en plein essor, et ses trouvailles sont nombreuses.

Courir après les possessions matérielles ou l'atteinte d'objectifs est une impasse, comme le pensaient les anciens sages, car la satisfaction ainsi procurée est éphémère et nous avons tôt fait de nous habituer à notre nouvelle situation (c'est « l'habituation hédonique »).

Notre bonheur dépend cependant en partie au moins des circonstances extérieures, car l'habituation hédonique n'est pas égale pour tout: il est ainsi beaucoup plus facile de s'habituer à la paraplégie qu'à la solitude, et nous ne pouvons nous passer de liens humains riches et profonds.

Enfin, le véritable bonheur réside dans l'activité, la mise en œuvre des talents par lesquels nous excellons, et dans laquelle nous pouvons nous absorber (c'est l'état de «flow »). Tout cela avait certes déjà été affirmé par les philosophes d'Epicure à Alain, mais qu'importe : aujourd'hui, nous en avons enfin la preuve.

Cette obsession, bien sûr, ne va pas sans sa dénonciation de rigueur par les intellectuels, d'ailleurs souvent pertinente. Certains pensent ainsi déceler une sorte de devoir de bonheur dans l'air du temps, et interrogent la place de la souffrance dans une société qui semble ne plus savoir la tolérer.
D'autres soulignent combien le bonheur est devenu un business, une denrée de consommation mettant en jeu de fortes sommes, dans le cadre d'un système diffusant sournoisement l'idée que chacun est intégralement et individuellement responsable de ce qu'il est et de ce qui lui arrivé?
Dans tous les cas, ce n'est pas tant le bonheur lui-même qui est mis en cause — comment pourrait-il l'être? — que l'idée qu'il devrait être notre unique et suprême préoccupation.
Car c'est bien là que semble se situer le problème : rechercher le bonheur pour lui-même est une impasse. Il y a à cela deux raisons au moins. Tout d'abord, comme l'expliquent des spécialistes de la dépression, on ne résout pas un problème émotionnel de la même manière que l'on résoudrait n'importe quel problème pratique.
Dans le second cas, il s'agit de commencer par constater l'écart entre la situation réelle et la situation souhaitée, puis de trouver un moyen de le résorber. Mais qu'en est-il de notre vie émotionnelle ? Là, commencer par constater cet écart l'agrandit immédiatement.
En d'autres termes, constater que nous ne sommes pas aussi heureux que nous le souhaiterions nous rend immédiatement plus malheureux.

Notre vie intérieure nous place donc face à cet état de fait déroutant : on ne peut y résoudre les problèmes émotionnels qu'en n'essayant pas de les résoudre, précisément parce qu'une émotion n'est pas un problème, et que la seule manière saine de s'y rapporter est de l'accueillir et de l'accepter.
C'est pourquoi l'obsession du bonheur fonde un projet intrinsèquement voué à l'échec: être heureux suppose de ne pas se préoccuper excessivement de l'être.
Le bonheur exige qu'on l'oublie quelque peu.
Il exige également que l'on s'oublie soi-même, et l'on touche alors à la deuxième raison que nous évoquions.
S'obséder de son bonheur, c'est avant tout s'obséder de soi.
C'est se guetter constamment, être à l'affût des moindres fluctuations de son humeur et rétrécir ainsi l'univers autour de soi, alors qu'être heureux exigerait qu'on l'agrandisse au contraire… »

Adresse

Rue Camille Saint Saens
Mont-Saint-Aignan
76130

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Philosophie & Enseignement publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager