Trop sensibles : le corps adolescent - séminaire d'élèves

Trop sensibles : le corps adolescent - séminaire d'élèves Séminaire de littérature. Tous les lundis de 18h00 à 20h00 en salle Césaire (ENS – 45, rue d?

27/01/2019

« - Quand je pense, mon petit Malo, qu'on s'était mariés pour de vrai quand on était en maternelle, et qu'on avait dit qu'on était amoureux. Que reste-t-il de nos serments ?
Il se marre :
- T'as raison, grosse ! Continue de rêver.
Et là-dessus, il se penche sur le côté et attrape par la taille (qu'elle a de guêpe) une jeune demoiselle parée de fort jolies toilettes, comme dit ma grand-mère, ce qui signifie non pas qu'elle se trimballe un WC portatif sur l'épaule, mais qu'elle est ceinte de vêtements parfaitement seyants. Faut dire qu'elle a le corps qu'il faut, ayant le haut comme ci – V – et les jambes comme ça – | |
- Regarde, princesse, dit Malo. C'est les trois meufs qui ont gagné les Boudins. »
(‘Les Petites Reines’, Clémentine Beauvais)

Pour la dernière séance du séminaire, venez nous retrouver pour parler de la représentation des troubles alimentaires dans la littérature de jeunesse. On essaiera de vous montrer qu'il n'y a pas que des façons stéréotypées de parler, entre autres, d'anorexie et de boulimie. Et que certain•e•s auteur•ice•s, comme la susmentionnée Clémentine Beauvais, sont capables de faire des choses littéraires.

Comme nous sommes dotés d'un sens aigu de l'à-propos, la séance se terminera par un goûter. Si vous voulez apporter quelque chose, en plus de votre personne (le plus important), n'hésitez pas (mais on fournit !).

(Ce lundi 28/01, de 18h à 20h, en salle Césaire, au 45, rue d'Ulm)

Bises 💮

21/01/2019

Chers et chères tou•te•s,
La séance prévue le 28 janvier (sur Genet et Anne Garréta) n'aura finalement pas lieu.
Nous reportons donc la séance sur l'alimentation dans la littérature de jeunesse prévue aujourd'hui (21/01) à la semaine prochaine, où nous vous proposerons également un mot de conclusion sur l'ensemble du séminaire.
Nous terminerons par un goûter, of course 🐣🌻
Belle journée !

Bonsoir à toutes et à tous !Nous avons la joie de vous annoncer la rencontre, demain lundi 7 janvier, avec l'écrivain ma...
06/01/2019

Bonsoir à toutes et à tous !
Nous avons la joie de vous annoncer la rencontre, demain lundi 7 janvier, avec l'écrivain marocain Abdellah Taïa dans le cadre du séminaire d'élèves "Trop sensibles : le corps adolescent dans le récit contemporain d'expression française" !! Tout se passe au 45, rue d'Ulm, en salle Césaire (escalier A, 2° étage), de 18h à 20h, en incluant une collation pour célébrer la vie et la nouvelle année !
En vous souhaitant une belle soirée,

Sophie et Thomas

10/12/2018

[REPORT]
Si vous n'avez pas reçu le mail, sachez que la séance de ce soir est reportée à janvier.
À très vite 🌸

"Je ne construis pas un personnage de fiction. Je déconstruis la fille que j'ai été.""Et qu'en est-il de la honte d'avoi...
02/12/2018

"Je ne construis pas un personnage de fiction. Je déconstruis la fille que j'ai été."
"Et qu'en est-il de la honte d'avoir été amoureuse f***e d'un homme, de l'avoir attendu derrière une porte qu'il n'a pas ouverte, d'avoir été traitée de "siphonnée" et de "pu**in sur les bords"? En ai-je été nettoyée par "Le deuxième sexe" ou au contraire submergée? J'opte pour l'indécision : d'avoir reçu les clés pour comprendre la honte ne donne pas le pouvoir de l'effacer."

Bonsoir à toutes et à tous !
Demain soir au séminaire "Trop sensibles : le corps adolescent dans le récit contemporain d'expression française", nous recevons Alice Olea, en M2 à Paris-IV, qui vient parler de(s) "Mémoire(s) de filles" d'Annie Ernaux (d'où sont extraites les citations ci-dessus).
Venez nombreux en salle Césaire, de 18h00 à 20h00 (petite collation après, comme il se doit)
Très bonne soirée,

Thomas et Sophie

Bonsoir à tou•te•s, 🌝Venez nombreux•ses demain pour la septième séance du séminaire « Trop sensibles » : l’écriture du c...
25/11/2018

Bonsoir à tou•te•s, 🌝

Venez nombreux•ses demain pour la septième séance du séminaire « Trop sensibles » : l’écriture du corps adolescent dans le récit contemporain d’expression française !
On parlera de Pierre Bottero et de rapports compliqués à l’alimentation.
EDIT : on ne parlera que de Pierre Bottero, au vu de l'engouement qu'il suscite!! Pour la nourriture, ce sera le 10 décembre.

Vous ne connaissez pas Pierre Bottero ? Vous êtes passé•e•s entre les gouttes de ce maître de l’imaginaire qui a fait rêver tous les collégiens (et les autres) des années 2000-2010 ? Florian invoquera pour vous certains de ses personnages, au premier rang desquels les marchombres, Ellana en tête. Entre formation des corps, recherche de l’harmonie, expression du désir : retrouvez le monde alavirien pour un voyage littéraire et temporel ( et ). Le titre de son intervention : « De Gwendalavir au dojo des Armures, quelle place pour le rapport à son corps dans la fantasy de Bottero ? Le corps adolescent, obstacle et support à la recherche d'une indépendance. »

Au plaisir de vous retrouver (comme d’habitude : salle Césaire, au 45, de 18h00 à 20h00) ! 🌚

18/11/2018

Bonsoir à toutes et à tous !
En ce lugubre mois de novembre, nous vous invitons lundi soir 19 novembre (18 heures en salle Césaire) à venir écouter nos amis Eloïse Dumas et Justin Kalinowski de l'école du Louvre, pour une séance consacrée à l'histoire des arts.
Intitulée "Polymorphes, regards de l'art sur le corps adolescent", cela prendra la forme d'une promenade dans un musée imaginaire (avec images en Technicolor !), de Greuze à Louise Bourgeois en passant par Schiele et
Balthus, et plein plein d'autres. Petits rafraîchissements et cochonneries sucrées-salées à la fin.
En vous souhaitant à tous une très bonne soirée !

Thomas Lion et Sophie Marty

"13 janvier. Je me suis regardée dans la glace. Je crois que mes cheveux sont anorexiques." ('Le Journal d'Aurore', p. 4...
12/11/2018

"13 janvier. Je me suis regardée dans la glace. Je crois que mes cheveux sont anorexiques." ('Le Journal d'Aurore', p. 47)

Chers et chères tou-te-s,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la venue de Marie Desplechin ce lundi 12 novembre à l'ENS à l'occasion de la cinquième séance du séminaire d'élèves "Trop sensibles" : l'écriture du corps adolescent dans le récit contemporain d'expression française. L'entretien se déroulera dans la pas tout à fait immense (mais chaleureuse) salle Césaire (au 45) à partir de 18h00.
Venez rencontrer cette grande dame de la littérature de jeunesse (mais pas que), au style sans cesse renouvelé et à l'humour tendre et piquant.
À bien vite,
Sophie et Thomas

"J'aurais pu, certainement, me lever d'un bond et la rattraper avant qu'elle franchisse la porte. J'aurais pu lui dire combien le contact de sa main m'avait ému et combien je rêvais d'approcher sa bouche. J'aurais pu la prendre par la taille et l'embarquer derrière le comptoir. J'aurais pu lui proposer de reprendre le téléphone et d'appeler sa cousine à Singapour, son oncle à Djakarta, sa tante à Nairobi. J'aurais pu attendre que l'ombre nous environne tous les deux et... STOP." ('J'envie ceux qui sont dans ton cœur', pp. 32-33)
Nous, on n'en peut plus d'attendre !

Bonsoir à toutes et à tous !Nous reprenons demain soir lundi (18 h, salle Césaire) le séminaire "Trop sensibles : le cor...
04/11/2018

Bonsoir à toutes et à tous !
Nous reprenons demain soir lundi (18 h, salle Césaire) le séminaire "Trop sensibles : le corps adolescent dans le récit contemporain d'expression française".
La séance de demain sera consacrée aux adolescents dans divers récits de rescapés de l'Holocauste - l'occasion d'interroger les liens entre témoignage et littérature, ou ce que C. Coquio nomme "l'homme témoin de l'inhumain". Nous échangerons autour des écrits de Simone Veil, Elie Wiesel et Marceline Loridan (extrait ci-dessous).

"La seule chose qui vous intéresse, c'est l'horreur. Mais ça suffit. Vous ne comprendrez rien, vous ne voulez pas comprendre, vous ne faites pas l'effort. Et l'horreur que je vous décris, ce n'est pas l'horreur, puisque ça vous régale. Autant vous parler du bonheur des camps.
[...] Mais oui. Quand nous n'étions pas battues, quand nous pouvions nous reposer, quand nous parlions avec une copine, quand un jour la soupe était meilleure [...].
Je dis que c'est là-bas que j'ai été le plus aimée. Il y avait malgré tout, par moments, au milieu de tant de cruautés, des gestes d'humanité d'une telle puissance qu'ils s'imprimaient à l'intérieur de notre corps même."

Marceline Loridan, Ma Vie balagan

Pour ce soir (long time no see) : un extrait de ‘Fou de Vincent’, d'Hervé Guibert (un avant-goût : « Écrire sur lui est ...
18/10/2018

Pour ce soir (long time no see) : un extrait de ‘Fou de Vincent’, d'Hervé Guibert (un avant-goût : « Écrire sur lui est assouvissement. »).

« Je voudrais que cette sorte d'héroïsme qui consiste, sans geindre et sans crier, sans l'appeler, à contenir le manque plus ou moins tolérable de son corps et d'une étreinte fabrique, en contrepartie, comme un maléfice inversé, un manque intolérable qu'il ressentirait alors de cette étreinte, et le ferait courir à moi. »

Belle soirée étoilée 🌝🌚
À bien vite.

PS : il y a une expo de photos de lui à Paris en ce moment même, "Les Palais des monstres désirables" (dites merci à Sophie et précipitez-vous). Des infos et des textes et quelques photos ici : https://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20180906.OBS1894/herve-guibert-se-trouvait-monstrueux.html. Un extrait de l'article en question. Au moment où il réalise ces photos (vers 22-23 ans), « Hervé Guibert publie son premier livre ‘La Mort propagande’, où figure cette phrase : “À l'issue de cette série d'expressions, l'ultime travestissement, l'ultime maquillage, la mort. On la bâillonne, on la censure, on tente de la noyer dans le désinfectant, de l'étouffer dans la glace. Moi je veux lui laisser élever sa voix puissante et qu'elle chante, diva, à travers mon corps. Ce sera ma seule partenaire, je serai son interprète.” »

[le lien a été changé, il fonctionnera jusqu'au 12/11 ; écrivez-nous après cette date si besoin]Chers tous,Le compte ren...
16/10/2018

[le lien a été changé, il fonctionnera jusqu'au 12/11 ; écrivez-nous après cette date si besoin]
Chers tous,
Le compte rendu de la première séance (1er octobre) est ici : https://we.tl/t-c3OVpgjSUx. Si le lien ne marche plus, commentez ou envoyez-nous un message par mail ([email protected]) ou Messenger (cette page).
Soyez beaux,
À très vite,
Sophie & Thomas

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Merci à tous ceux venus écouter Sophie parler du désir adolescent et des sexualités non normatives chez Choukri, Bouraou...
15/10/2018

Merci à tous ceux venus écouter Sophie parler du désir adolescent et des sexualités non normatives chez Choukri, Bouraoui et Taïa !

Pour ceux qui n'ont pas pu être là, un petit florilège :

"Je pense que c'est compliqué d'aimer une fille. Il faut du courage, de la force, de la patience. Je pense que beaucoup d'entre nous, ici, au lycée, ont refusé à cause de cela. Je pense que beaucoup de filles dans le monde ont voulu mourir à cause de cela. C'est irrésistible d'aimer une fille. C'est le corps qui s'évanouit. Ça entre dans la tête et ça bat, comme les cymbales du carnaval de Zurich. C'est quitter la foule et le cortège. C'est très dur de ne pas trouver sa place en classe, en famille. C'est très dur d'aimer un mauvais feuilleton comme 'Dynastie'." (Nina Bouraoui, 'La Vie heureuse', p. 102)

"Amr n'est pas gros, il est fin, la finesse même. Une finesse féminine. Il est coquet, soigneux, passant des heures devant la glace à se pomponner, à s'arranger, à vérifier tout, à mettre des crèmes, du gel, à essayer plusieurs vêtements sans réussir à se décider, il veut être le plus beau, le plus charmant, celui qu'on aimera d'emblée, de qui on essayera de se rapprocher, à qui on passera tous ses caprices, qu'on chouchoutera. Il le mérite. Ça ne se discute pas. Il est conscient de son pouvoir, de son charisme, mais il n'en abuse pas pour autant. il donne, il se donne volontiers sans dépasser certaines limites. Quelque chose d'aristocratique.
Amr vient d'une riche famille caïrote. Celle-ci n'a pas toujours été tendre à son égard. Elle lui disait des mots qui blessent, qui empêchent de vivre, elle les lui criait chaque jour. On reprochait à Amr d'être féminin, de ne pas être comme on l'attendait, d'être différent. On n'a pas essayé de comprendre, on a condamné tout de suite. On l'insultait, le pauvre Amr, on l'humiliait.
'Mais pourquoi tu es comme ça ?
- Comme ça ! Comme ça comment... Je ne comprends pas.
- Tu n'es pas comme les autres."
(Abdellah Taïa, 'Le rouge du tarbouche', p. 80)

"Assia nue. je m'imaginais toute la planète dans sa nudité : les arbres perdant leurs feuilles, les hommes abandonnant leurs habits, les animaux quittant leur chevelure. Nu. Tout l'univers se mettant nu. La robe glissa sur le corps d'Assia. Toute nue. Assia complètement nue. La fille du propriétaire du jardin était nue ! Un corps d'une blancheur lumineuse. Une chevelure d'un noir splendide. [...] J'avais l'eau à la bouche, le miel à la bouche. Tout mon corps était secoué par un tremblement de plaisir. J'étais las, heureux sur la branche du figuier. [...] J'avais oublié mes petites affaires. Assia nageait, plongeait, jouait avec l'eau, comme une sirène. Elle apparaissait et disparaissait. Le jardin s'enveloppait des cris et chants des animaux. Tout était. Elle jouait avec son corps, se mettant sur le dos, sur le côté, les jambes en l'air, la tête dans l'eau... [...] Je fus longtemps habité par cette image : le corps nubile dans sa nudité révélée. Assia restera dans ma mémoire. Image fugitive et initiation visuelle." (Mohamed Choukri, 'Le pain nu', 1973, traduit par Tahar Ben Jelloun en 1980)

"Je suis seule. Je perds mon chemin. Je cours. La neige encercle. Je ne m'arrête pas. Je suis excitée. Ma peau brûle. J'ai du désir dans mon centre. Un désir qui ne repose sur rien, nourri de ma chair. Rien de Saint-Malo, ni Antoine, ni Arnaud, ni les inconnus que j'embrasse dans mes rêves. [...] Rien de la télévision, ni les corps anonymes, ni les images pornographiques. C'est un désir sans objet, sans réalité, lié à la forêt, à la neige, au silence. Je ne sens plus mes jambes. Je suis triste et heureuse. Je suis seule et envahie. Je veux rire et pleurer. Je tombe amoureuse, je crois, sans reconnaître le visage de celui que j'aime soudaine plus que moi." (Nina Bouraoui, 'La Vie heureuse', p. 47)

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