25/07/2026
🔵 La préfecture de la Loire accentue sa chasse aux migrant.e.s ⚫
Après avoir rendu toujours plus difficile l'accès des mineur.e.s non accompagné.e.s à la protection à laquelle ils et elles ont droit, l'État franchit un nouveau cap. La préfecture de la Loire souhaite demander désormais au département la liste de toutes les personnes dont la minorité a été refusée, afin de leur délivrer immédiatement une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Derrière cette décision, une réalité déjà bien documentée : une procédure d'évaluation profondément contestée, des droits régulièrement bafoués, et des jeunes laissé.e.s sans protection.
Rappelons en quoi consiste cette évaluation. Il s'agit de déterminer l'âge d'un.e jeune isolé.e à l'aide d'outils aussi imprécis que contestés : analyse du récit de vie, tests osseux... Autant de méthodes censées fixer l'âge d'un.e enfant, le plus souvent de manière autant injuste qu'approximative.
Et même lorsque la minorité est reconnue, le parcours reste celui du combattant. Car la loi est claire : tout.e enfant présent sur le territoire, quelle que soit sa nationalité, doit être protégé.e au titre de la protection de l'enfance, une compétence qui relève du département. Or les départements sont régulièrement épinglés pour leur incapacité à respecter cette obligation. De nombreux.ses MNA se retrouvent dans une grande précarité : hébergé.e.s par des particuliers ou des associations, quand ils ne sont pas condamné.e.s à la rue. Au final, ce sont des bénévoles et des citoyen.ne.s qui assument la mission que les pouvoirs publics devraient garantir.