CO-RE Lab Université Grenoble Alpes

CO-RE Lab Université Grenoble Alpes Bienvenue sur la page Facebook du CO-RE Lab de Grenoble ! Vous pourrez ici nous aider en participant Le CO-RE Lab fait partie du laboratoire LIP / PC2S.

Vous pourrez ici nous aider à faire avancer la recherche en psychologie sur la qualité des relations amoureuses, en particulier sur les aspects biologiques liés à cette thématique riche. De telles relations sont essentielles pour développer et maintenir une santé positive. Ainsi, en comprenant mieux ces liens, nous poursuivons le but d'améliorer la santé publique générale. Nous vous proposerons de

participer à diverses études rétribuées sur le sujet tout au long de l'année au LIP/PC2S, un laboratoire de psychologie de l'Université Grenoble Alpes. Cette page pourra également vous servir à vous tenir informé(e) des meilleures et récentes avancées scientifiques concernant les relations amoureuses. A très vite,
L'équipe du CO-RE Lab

Rencontrez notre équipe !Tetiana Stoianova, PhDLIP/PC2S, Université de Grenoble-Alpes, Professeur assistant de droit.Ses...
02/06/2023

Rencontrez notre équipe !

Tetiana Stoianova, PhD
LIP/PC2S, Université de Grenoble-Alpes, Professeur assistant de droit.

Ses intérêts professionnels portent sur la protection des droits dans les cas de violence domestique.

Forcée de quitter l'Ukraine en raison de l'agression militaire de la Fédération de Russie, elle travaille maintenant sur un projet qui vise à "Améliorer l'intégration des réfugiés ukrainiens en France et réduire la violence psychologique ".

Vous pouvez la suivre sur Twitter :

  at 24/06/2022
01/06/2023

at 24/06/2022

Observer un comportement généreux, coopératif ou utile dans son entourage encourage à adopter des comportements similaires. Pourtant on ne sait toujours pas dans quelle mesure le comportement des autres guide notre prise de décision.

Récemment, des chercheurs ont suggéré que se représenter le but d’un comportement d'une autre personne rend ce but plus accessible pour la personne qui le perçoit. Dans cette étude, 100 participants devaient d’abord observer et prédire les décisions morales d’un individu dans un jeu dont il tirait profit de la douleur infligée à un étranger. L'individu adoptait un comportement prosocial (avec pour but de minimiser la douleur infligée à l’étranger) ou asocial (avec pour but de maximiser les profits). Après avoir vu l’individu jouer, les participants ont ensuite participé au même jeu.

En observant l’individu prendre sa décision, les participants ont en moyenne correctement déduit que dans chaque cas l’individu était prosocial ou asocial. De plus, en modélisant la prise de décision, l’étude montre qu’observer un individu prosocial conduit les participants à davantage prendre en compte la minimisation de la douleur infligée. Inversement, observer un individu asocial conduit les participants à davantage prendre en compte la maximisation du profit. Cet effet fonctionne mieux si les préférences morales initiales du participant sont plus proches de celles de l’individu observé.

Connaître la décision morale d’un autre individu peut amener à favoriser les attributs qui ont participé à notre prise de décision. Se représenter le but de l’autre pourrait donc modifier la valeur donnée au but dans la prise de décision morale. De futures expériences utilisant d’autres décisions morales pourraient étayer ce résultat.

Yu, H., Siegel, J. Z., Clithero, J. A., & Crockett, M. J. (2021). How peer influence shapes value computation in moral decision-making. Cognition, 211, Article 104641. https://doi.org/10.1016/j.cognition.2021.104641

Nous recrutons encore des couples pour notre étude !Veuillez consulter le site web ci-dessous
01/06/2023

Nous recrutons encore des couples pour notre étude !
Veuillez consulter le site web ci-dessous

Le laboratoire CO-RE mène une étude sur les couples ! 👩‍❤️‍👨

Cette étude comprend 2 phases :
1ère phase : une tâche à faire à la maison (⏱10 min max)
2ème phase : deux tâches à réaliser au laboratoire (⏱1h30 max)

Afin de vous exprimer notre gratitude, nous avons plusieurs lots disponibles pour les couples participants. Pour 60 couples, nous avons 2 iPads (chacun ~400 EUR), 4 escapades romantiques, et 20 enceintes portables (pour 10 couples). 🎁

Plus d’information ainsi que le lien pour s’inscrire se trouve sur cette page https://sites.google.com/view/etudecouples/accueil

L’équipe du CO-RE Lab vous remercie de votre participation !

Numéro d'expérience : LIP_20-21_189

25/05/2023

Le laboratoire CO-RE mène une étude sur les couples ! 👩‍❤️‍👨

Cette étude comprend 2 phases :
1ère phase : une tâche à faire à la maison (⏱10 min max)
2ème phase : deux tâches à réaliser au laboratoire (⏱1h30 max)

Afin de vous exprimer notre gratitude, nous avons plusieurs lots disponibles pour les couples participants. Pour 60 couples, nous avons 2 iPads (chacun ~400 EUR), 4 escapades romantiques, et 20 enceintes portables (pour 10 couples). 🎁

Plus d’information ainsi que le lien pour s’inscrire se trouve sur cette page https://sites.google.com/view/etudecouples/accueil

L’équipe du CO-RE Lab vous remercie de votre participation !

Numéro d'expérience : LIP_20-21_189

  at 18/04/2022
25/05/2023

at 18/04/2022

Nous savons aujourd’hui que la qualité et la quantité des relations sociales sont de grands prédicteurs de la mortalité chez les mammifères (y compris chez les humains). Avoir beaucoup de relations et de bonne qualité permettrait aux individus de survivre plus longtemps. Comment ces relations sociales changent-elles au cours de la vie ? Quels sont les évènements susceptibles d’influencer ces relations ?

Des chercheurs ont fait une étude à ce sujet sur des singes ayant vécu le passage de l’ouragan Maria qui provoqua énormément de dégâts à Porto Rico en 2017. Pour cela, ils ont comparé des données récoltées avant l’ouragan, avec des données récoltées après.

Les analyses ont révélé qu’après l’ouragan les singes sont devenus plus connectés socialement entre eux, surtout les singes qui étaient plus isolés auparavant. Les analyses ont aussi montré qu’après la catastrophe les singes préféraient bâtir de nouvelles relations sociales plutôt que de renforcer les pré-existantes.

Cette étude montre à un niveau intra-groupe l’importance de la connexion sociale après une catastrophe naturelle chez les singes. En temps difficiles et dans des situations générant du stress, les relations sociales sont vitales, se concentrer sur celles-ci devient alors une clé pour surmonter ces évènements.

Testard, C., Larson, S. M., Watowich, M. M., & ... (2021). Rhesus macaques build new social connections after a natural disaster. Current Biology, 31, 2299–2309. https://doi.org/https://doi.org/10.1016/j.cub.2021.03.029

  at 03/06/2022
11/05/2023

at 03/06/2022

En 2012, des chercheurs ont supposé que les personnes les plus seules compensent leur manque de chaleur sociale via la chaleur des bains et des douches. En support de cette hypothèse, ils ont trouvé un lien positif entre la solitude et les habitudes de douches/bains. Plus les personnes se sentaient seules, plus la fréquence, la température, et la durée des bains étaient grandes.

Au vu de l’importance théorique de cette potentielle association, d’autres chercheurs ont voulu répliquer ces résultats. Ils ont mené 4 études avec presque la même méthode que les auteurs originaux et 5 études avec exactement la même méthode. Les analyses n’ont pas révélé de relation significative entre la solitude et les habitudes de bains. Les résultats n’ont donc pas été répliqués.

Cette recherche met en avant un point très important : même si une étude montre un lien significatif, cela ne veut pas forcément dire qu’il est réel, plusieurs études peuvent être nécessaires pour déterminer son existence ou non. C’est le principe des réplications d’études.

Donnellan, M. B., Lucas, R. E., & Cesario, J. (2015). On the association between loneliness and bathing habits: nine replications of Bargh and Shalev (2012) study 1. Emotion, 15(1), 109–119. https://doi.org/10.1037

Pour être chercheur en sciences psychologiques, il faut très souvent être aussi philosophe. Nous devons par exemple nous...
05/05/2023

Pour être chercheur en sciences psychologiques, il faut très souvent être aussi philosophe. Nous devons par exemple nous demander : qu'est-ce que l'amour ? Qu'est-ce que la dépression ? Qu'est-ce que la solitude ? En d'autres termes, nous voulons connaître l'ontologie des constructions psychologiques, c'est-à-dire leur réalité et leur mode d'existence.

Prenons l'exemple des émotions. Que sont-elles vraiment ? Les émotions sont généralement considérées comme des "types naturels" ou comme une véritable colère intérieure qui affecte notre comportement (par exemple en donnant un coup de poing ou en criant) et qui se manifeste sur nos visages. Cependant, Lisa Feldman-Barrett (2017) passe en r***e des décennies de preuves et soutient que les émotions ne sont pas des types naturels. Au contraire, les comportements et les expressions faciales sont rendus significatifs par leur classement dans des catégories d'émotions socialement reconnues, telles que la "colère" et le "bonheur". Ainsi, différents cas de colère donneront lieu à différentes expressions faciales (on peut sourire tout en étant très en colère !) et à différents comportements (on peut donner un coup de poing, mais on peut aussi écrire calmement un courriel). Il n'est pas nécessaire que ces comportements aient une activité cérébrale commune pour que les gens les qualifient tous de "colère". Feldman-Barrett définit les émotions comme "un état cérébral qui donne un sens au réseau sensoriel". Les émotions sont donc réelles, mais dans quel sens ? Les émotions sont des constructions sociales sous-tendues par des dynamiques biologiques complexes.

De même, qu'est-ce que la dépression ? Au lieu de considérer la dépression comme une chose unique et inobservable qui provoque ensuite des symptômes (tels que la déprime, le manque d'énergie, les troubles du sommeil, l'absence de motivation pour poursuivre des objectifs), on peut au contraire conceptualiser la dépression comme un réseau. Ce qui constitue ce réseau, ce sont les symptômes eux-mêmes ! (Fried & Cramer, 2017) Ces symptômes sont conceptualisés pour s'influencer mutuellement, de sorte que les troubles du sommeil peuvent être ceux qui affectent le manque d'énergie, ce qui diminue ensuite l'humeur de la personne, ce qui affecte à nouveau le sommeil, et ainsi de suite. Le réseau de symptômes interagit avec lui-même, ce qui nous donne le tableau clinique de la dépression. Cela nous permet de penser différemment la dépression et de la traiter différemment !

Barrett, L. F. (2017). Comment les émotions sont fabriquées : La vie secrète du cerveau. Pan Macmillan.
Fried, E. I., & Cramer, A. O. (2017). Aller de l'avant : Défis et orientations pour la théorie et la méthodologie des réseaux psychopathologiques. Perspectives on Psychological Science, 12(6), 999-1020.

Lisa Feldman Barrett
Eiko Fried

La sociosexualité, une orientation vers une relation sexuelle non engagée, permet-elle de prédire l'utilisation du prése...
28/04/2023

La sociosexualité, une orientation vers une relation sexuelle non engagée, permet-elle de prédire l'utilisation du préservatif chez les jeunes ?

Gana et Arshakyan (2023) ont étudié cette question auprès de 1 037 collégiens français (âge 18,7 ans, écart-type = 1 an ; femmes = 802, hommes = 231, sexe non spécifié = 4 ; hétérosexuels = 799, non-hétérosexuels = 238). Ils ont émis l'hypothèse de liens entre l'optimisme dispositionnel, la tendance à l'ennui, l'orientation sexuelle, l'âge, le sexe (en tant que variables indépendantes corrélées), la sociosexualité (en tant que variable de médiation) et l'utilisation du préservatif (c'est-à-dire la fréquence d'utilisation du préservatif, en tant que variable de sortie).
Ils ont constaté que la sociosexualité avait un effet positif significatif sur l'utilisation du préservatif. L'optimisme dispositionnel, mais pas la tendance à l'ennui, ont des effets positifs significatifs sur l'orientation sociosexuelle. L'âge a un effet direct négatif sur l'utilisation du préservatif. Les effets de l'optimisme et de l'orientation sexuelle sur l'utilisation du préservatif ont été influencés par la sociosexualité. En outre, lors des comparaisons de groupes, les hommes ont fait état d'une sociosexualité plus libre que les femmes. Les participants hétérosexuels affichaient une orientation sociosexuelle moins libre que les participants non hétérosexuels - ce qui est également vrai pour les comparaisons entre les femmes et les hommes hétérosexuels et leurs homologues homosexuels.
Les auteurs ont conclu qu'une orientation sociosexuelle sans restriction n'est pas nécessairement synonyme de comportements sexuels à risque pour les jeunes. Des études futures pourraient reproduire ces résultats parmi des populations plus âgées non étudiantes.

Gana, K. et Arshakyan, D. (2023). Relations entre la sociosexualité et la fréquence d'utilisation du préservatif chez les jeunes collégiens français. Europe's journal of psychology, 19(1), 67-78. https://doi.org/10.5964/ejop.6793

CO-RE Lab Université Grenoble Alpes
Université de Bordeaux

  at 04/03/2022
20/04/2023

at 04/03/2022

La proximité est un élément clé des relations interpersonnelles. Mais que nous apprend-t-elle sur nos relations avec les autres? Est-ce que la proximité avec une personne est capable de modifier la représentation que l’on se fait de nous même ?

Pour répondre à cette question, des chercheurs ont demandé à des participants de leur fournir un nom d’une personne proche d’eux et d’une personne moins proche. Ensuite, les participants évaluaient ces personnes et eux-mêmes sur différents traits de personnalité. Enfin, les chercheurs présentaient aux participants un ensemble de traits soit présents, soit non présents dans la tâche d’avant. Les participants devaient dire s’ils avaient rencontré ce trait avant sur l’écran. S'ils répondaient oui, alors il leur était demandé à qui ils avaient attribué ce trait (à eux même, à la personne proche, ou à la personne moins proche).

Les résultats de 3 études montrent que la confusion entre les les traits attribués à soi et à une personne proche était plus forte qu’entre les traits attribués à soi et à une personne moins proche. Ce qui suggère donc une distorsion de la représentation de soi avec les personnes les plus proches de nous (exemple: amis, parents etc.).

En revanche, ces études sont les seules à avoir utilisé cette méthode pour le moment et les échantillons n’étaient pas très grands. Il faudrait donc répliquer ces études avec de plus grands échantillons, pour avoir plus de confiance dans les résultats.

Mashek, D. J., Aron, A., & Boncimino, M. (2003). Confusions of Self With Close Others. Personality and Social Psychology Bulletin, 29(3), 382–392. https://doi.org/10.1177/0146167202250220

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