Université G.O.C

Université G.O.C L’UGOC fonctionne depuis près de 40 ans dans l’Enseignement Supérieur en Haiti sur plusieurs domaines.

GOC university was established in Haiti on June 7, 1980 with a vision to educate students in numerous fields by offering a rich and limitless curriculum. L'université GOC a été créée en Haiti le 7 juin 1980, avec comme vision d'éduquer les étudiants dans de nombreux domaines tout en proposant un programme d'études riche et illimité.

Appel à contributions – FNUIPHFédération nationale et universitaire des initiatives pour Haïti1. MissionLa FNUIPH est un...
13/06/2025

Appel à contributions – FNUIPH

Fédération nationale et universitaire des initiatives pour Haïti

1. Mission
La FNUIPH est une plateforme indépendante à rayonnement international, vouée à promouvoir le rayonnement d’Haïti dans les domaines académique, scientifique et professionnel. Elle constitue un carrefour intellectuel, éthique et collaboratif, destiné à faire émerger des idées et des actions structurantes pour le développement humain et sociétal.

2. Public visé
Professeurs, chercheurs, professionnels, étudiants, entrepreneurs sociaux, leaders communautaires et décideurs publics, où qu’ils se trouvent dans le monde—en Haïti ou à l’étranger—sont chaleureusement invités à rejoindre cette initiative globale. La FNUIPH accueille également tous les étrangers désireux de participer à cette entreprise universelle. Ils sont invités à rédiger et déposer leurs contributions dans leurs propres langues, dès lors que celles-ci peuvent desservir les communautés académiques et scientifiques sans frontières (voir site : https://fnuiph-hub.org).

3. Modalités d’engagement
Les membres peuvent :

1. Déposer des travaux de recherche académique ou scientifique (articles, essais, études de terrain, publications inédites) pour diffusion et validation par les pairs.
2. Créer leur propre caucus, thématique ou disciplinaire, afin de répondre aux besoins de la jeunesse universitaire, des professionnels ou des projets de développement local et régional.
3. Organiser des séminaires, colloques et conférences, en mode hybride ou présentiel, à l’échelle globalisée.
4. Proposer des formules innovantes d’analyse et d’intervention sociale, économique ou politique, susceptibles d’éclairer les gouvernants et de promouvoir la transformation des politiques publiques.
5. Formuler des critiques constructives sur les enjeux cruciaux de notre époque, en vue de favoriser une société équilibrée, équitable et solidaire.
6. Accéder à un réseau de collaboration transnationale, favorisant mentorat, soutien technique, diffusion de connaissances, partenariats stratégiques et publication scientifique.

4. Accompagnement technique et éthique
L’infrastructure numérique de la plateforme est assurée par des techniciens et experts de haut niveau, qui agissent comme facilitateurs tant au plan informatique qu’en matière de gestion qualitative du corpus documentaire. Ce dispositif garantit à la fois la sécurité des données, l’intégrité des publications et la cohérence des projets soumis.

5. Adhésion
Toute personne intéressée peut rejoindre la FNUIPH via le lien officiel : https://fnuiph.org/demande-dadhesion/. Un espace personnalisé, sécurisé et multilingue permet le dépôt de contributions, l’accès aux caucus thématiques, la participation aux événements et la mise en relation avec des acteurs du monde académique et professionnel.

6. Invitation finale
Nous lançons un appel vibrant à toutes les intelligences de la planète, désireuses de contribuer à cette archipel de réflexions morales, civiques, académiques et scientifiques. Chaque voix, chaque idée, chaque engagement compte pour bâtir ensemble une société porteuse d’équilibre, d’innovation continue et de changement durable.

« Instruire pour construire ; innover pour durer » — FNUIPH

Retrait de l’Université GOC de la CORPUHADans l’optique de favoriser l’émergence d’une structure renforcée, véritablemen...
12/06/2025

Retrait de l’Université GOC de la CORPUHA

Dans l’optique de favoriser l’émergence d’une structure renforcée, véritablement alignée sur les attentes des universités partenaires et répondant aux impératifs de la communauté universitaire, le Conseil de l’Université GOC a décidé de se retirer de la CORPUHA. Cette décision traduit la volonté de l’Université GOC de ne pas s’associer à la gestion actuelle de la Conférence, perçue comme insuffisamment conforme aux normes de bonne gouvernance académique.

L’Université GOC considère que le respect strict des statuts est indispensable pour garantir la crédibilité scientifique et académique de la Conférence. Elle insiste sur la nécessité d’une application rigoureuse de ces statuts, exempte de tout arbitraire ou improvisation.

Malgré les défis que rencontre actuellement le pays, l’Université GOC estime que les universités doivent continuer à assumer un rôle central dans la réflexion nationale. Elle reste persuadée qu’un leadership compétent, fondé sur la transparence et une communication efficace, est la clé pour restaurer la légitimité et le rayonnement de la CORPUHA.

L’Université GOC réaffirme son engagement à collaborer activement, dès que les conditions propices à une relance sérieuse et crédible de la Conférence seront réunies, afin de contribuer à son intégration dans une dynamique de développement globalisé.

Pour le Conseil:

Fritz Olivier, PhD., D.Min.
Président

COMMUNIQUÉ OFFICIELPour une sortie durable de crise : le dialogue comme seule voie légitimeDepuis le mois de juin 2024, ...
11/06/2025

COMMUNIQUÉ OFFICIEL

Pour une sortie durable de crise : le dialogue comme seule voie légitime

Depuis le mois de juin 2024, l’appel au dialogue avec les couches les plus défavorisées de la société a été au cœur de nos prises de position. Ces voix trop longtemps réduites au silence ont, avec courage et insistance, sollicité un espace de parole pour repenser ensemble l’avenir du pays. En toute lucidité, nous réaffirmons que le dialogue national constitue le moyen le plus habile, le plus légitime et le plus humain de sortir Haïti de la crise systémique qu’elle traverse. Il s’agit d’une condition incontournable pour réconcilier le peuple avec lui-même.

Depuis plus de deux siècles, les élites politiques n’ont cessé de marginaliser la population, accaparant les ressources de l’État au profit de quelques-uns, et léguant de génération en génération un chaos désormais visible dans toutes les sphères de la vie nationale. Ce chaos s’enracine dans le détournement des fonds publics, la corruption endémique, l’injustice sociale persistante et l’exclusion inhumaine, aggravée par l’indifférence de ceux qui auraient dû protéger et servir. Entre-temps, des dizaines de citoyens meurent chaque jour ; d’autres fuient leurs foyers pillés ou incendiés, dans l’indifférence générale.

Ce climat délétère est amplifié par la répétition de schémas de gouvernance transitoire imposés de l’extérieur. La dernière structure de transition, imposée sans consultation populaire, est dirigée par des administrateurs sans légitimité, aux salaires exorbitants, dans un pays où des millions de citoyens n’ont même pas de quoi se nourrir ou s’abreuver dignement.

Le 16 avril 2024, lors d’une intervention sur Radio-Télé-Métropole, nous avons renouvelé notre appel au dialogue, y compris avec les groupes armés, dans une perspective de restauration de la paix sociale. Ce dialogue ne vise pas à légitimer la violence, mais à comprendre les causes profondes des fractures sociales et à construire un nouvel ordre fondé sur l’équité et la justice. Nous avons également appelé le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) à se retirer, afin de laisser au peuple la liberté de choisir ses propres dirigeants et de définir, en toute souveraineté, son avenir collectif.

De nombreux pays ayant connu des contextes similaires ont su opter pour la voie du dialogue avec succès. Le Rwanda, après le génocide de 1994 ; l’Afrique du Sud, à la fin de l’apartheid ; la Colombie, après des décennies de conflit armé ; la Tunisie, à la suite du printemps arabe ; ou encore le Libéria, après une guerre civile sanglante — tous ont montré que la réconciliation par la parole, la vérité et l’écoute reste la voie la plus sûre vers la paix durable.

La déclaration récente du Secrétaire général de l’OEA, appelant à un dialogue entre toutes les parties antagonistes, confirme cette conviction partagée par la communauté internationale : Haïti ne pourra sortir de l’impasse sans une stratégie inclusive et équitable qui redonne au peuple sa place centrale dans la vie publique.

Nous regrettons profondément que certains membres du CPT, mus par des logiques de confrontation, continuent de rejeter cette option salvatrice. Prôner la guerre contre les "gangs", sans reconnaître qu’ils sont les produits d’un système injuste, revient à prolonger le mal plutôt qu’à le guérir. Le peuple haïtien ne peut être condamné à vivre dans l’éternelle répétition des mêmes erreurs historiques.

Nous appelons solennellement toutes les forces vives de la nation — secteurs communautaires, religieux, universitaires, économiques, diasporiques et politiques — à se rassembler autour d’un Pacte de Dialogue National. Le temps est venu d’écouter, de comprendre et de reconstruire.

Pour l’avenir du pays, pour la paix, pour la justice, embrassons la voie du dialogue.

Fritz Olivier, PhD., D.Min.
Architecte, planificateur urbain
Ecrivain

Note d’information officielleDans le cadre des mesures de sécurité et d’aménagement des abords de l’Université GOC, un d...
04/06/2025

Note d’information officielle

Dans le cadre des mesures de sécurité et d’aménagement des abords de l’Université GOC, un dispositif de contrôle communautaire a été mis en place en limite sud du campus. Par ailleurs, l’installation prochaine d’une barrière à double battant, accompagnée de l’aménagement d’une rampe d’accès, est prévue. Ces travaux incluent également le bétonnage de l’entrée de l’impasse Alouette, au niveau de l’avenue Martin Luther King.

HAITI: Conséquences des mercenaires du "Black Water"Note de PresseHaïti sous occupation sécuritaire : À quel prix ?La pr...
29/05/2025

HAITI: Conséquences des mercenaires du "Black Water"
Note de Presse
Haïti sous occupation sécuritaire : À quel prix ?

La présence annoncée ou supposée de mercenaires issus de la société militaire privée Blackwater en Haïti ouvre la voie à une ère d’incertitude dramatique. Une telle initiative, dont le coût serait faramineux, constitue un fardeau insoutenable pour un pays où le Trésor public semble davantage mobilisé pour assurer le confort des tyrans systémiques et la pérennité d’un pouvoir figé dans l’illégalité.

Les enjeux d’une telle opération sont lourds de conséquences. L’autorité de ces forces étrangères, réputées pour leur brutalité, pourrait devenir absolue et incontestable — même face à l’autorité déjà illégitime du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Si ce dernier allait jusqu’à organiser un référendum constitutionnel sous cette tutelle militarisée, le processus serait juridiquement frappé de nullité pour cause d’usurpation de titre et d’exercice illégal du pouvoir.

Certes, il est probable que des groupes armés soient éliminés pour offrir une vitrine de succès. Mais cela ne trompera personne : il ne s’agirait que d’un spectacle monté pour asseoir davantage l’imposture d’un régime nourri par la corruption et l’incompétence généralisées. Très vite, une question fondamentale surgira : les mercenaires se contenteront-ils d’exécuter les ordres ou deviendront-ils, à leur tour, les véritables maîtres de l’agenda politique haïtien ?

L’on redoute, en définitive, que le "gâteau national" ne soit partagé entre deux camps : les prédateurs locaux qui vendent la nation au prix de leur propre disgrâce, et les mercenaires dont le seul métier est de « tuer pour de l’argent ». Alors, une interrogation persiste et s’impose : qui dirigera vraiment Haïti demain ? Les fusils étrangers ou les corrompus nationaux ?

https://mailchi.mp/ugoc.edu.ht/universite-goc-journal-octobre-2024
12/10/2024

https://mailchi.mp/ugoc.edu.ht/universite-goc-journal-octobre-2024

L'ouverture des classes universitaires marque un moment charnière dans la vie de nombreux individus. Ce n'est pas simplement un retour aux études, mais plutôt une immersion dans un espace qui va façonner l'avenir et consolider les fondements de notre société. L'université se présente comme u...

Haïti : Le règne des cavaliers apocalyptiquesDans un monde où chaque règle admet ses exceptions, Haïti semble s'être éga...
04/10/2024

Haïti : Le règne des cavaliers apocalyptiques

Dans un monde où chaque règle admet ses exceptions, Haïti semble s'être égarée, devenant l'exception qui confirme tragiquement la règle. La méchanceté y a atteint des sommets inégalés, s'imposant comme la norme plutôt que l'exception. Elle s'y manifeste sous ses formes les plus ignobles, les plus dégradantes, rabaissant l'humanité à ses plus bas instincts.

Ce pays, véritable enfer sur terre, est gouverné par des dirigeants aussi aveugles que des taupes en plein jour. Ils semblent croire qu'une nuit éternelle a englouti leur nation, perpétuant ainsi une histoire tragique où les plus faibles sont sacrifiés sur l'autel de l'indifférence. Haïti est devenu l'abattoir des exclus, un lieu où la vie n'a plus de valeur.

L'histoire riche et tumultueuse d'Haïti n'a malheureusement pas servi de leçon. Les mécréants sans âme qui dirigent le pays, manipulés par leur propre ignorance et leur médiocrité, se targuent d'être des fins connaisseurs. Ils ne font que perpétuer un mal profondément enraciné, rappelant les paroles d'un démagogue éméché : "naje poun sòti" (nager pour s'en sortir), comme si la fuite était l'unique solution.

Haïti est devenu le théâtre d'une démonstration macabre, un royaume où la justice n'est qu'un mirage et l'indécence un état d'esprit. Sur cette terre qualifiée de "maudite", le diable règne en maître, secondé par des savants-idiots qui ne sont que des instruments de répugnance.

Dans ce chaos généralisé, agresseurs et victimes se confondent, tous également dépassés et désorientés par la situation. Face à ce constat accablant, on ne peut s'empêcher de se demander : peut-on encore espérer une rédemption pour ces cavaliers de l'Apocalypse ?

Ces dirigeants sans vergogne, dépourvus de toute pudeur et génétiquement inaptes à gouverner, n'ont pas leur place dans une société qui se veut civilisée. Leur règne est une tache indélébile sur l'histoire d'Haïti, un pays qui mérite mieux que ces cavaliers de malheur.

Ce réquisitoire sévère contre l'état actuel d'Haïti se veut un cri d'alarme, un appel à l'éveil des consciences. Il est temps que le peuple haïtien se lève contre ces forces destructrices et reprenne en main son destin, pour enfin sortir de cet enfer terrestre et renouer avec l'espoir d'un avenir meilleur.

17/08/2024

L’UGOC fonctionne depuis près de 40 ans dans l’Enseignement Supérieur en Haiti sur plusieurs domaines.

Haiti: Prisons as a Reflection of the Mental State of Our LeadersThe state of Haiti's prisons is a merciless mirror of t...
16/08/2024

Haiti: Prisons as a Reflection of the Mental State of Our Leaders

The state of Haiti's prisons is a merciless mirror of the country's moral and social decay. For centuries, social injustice, mistreatment, and political indifference have contributed to the alarming conditions in Haitian prisons. Individuals are crammed into spaces that defy all humanity, a plague that has persisted for far too long. The reality of detention in Haiti reflects not only a failed justice system but, more profoundly, the inability of its leaders to address the basic needs of prisoners, and by extension, society at large.

Haiti’s prison system resembles a living hell. Prisoners, often innocent or unjustly convicted, are packed into tiny, unsanitary cells. These prisons are overcrowded, filthy, and frequently lack the necessary resources to ensure the well-being of the detainees. It’s not uncommon to find 112 prisoners crammed into a room measuring 2 meters by 2 meters, a blatant violation of basic human rights. These conditions, far from being exceptions, have become the norm. The cells are infested with bedbugs, lice, fleas, and other parasites, subjecting prisoners to daily physical and psychological torture. In this environment, Haitian leaders exhibit cruelty, acting like demons disguised as monks, devoid of compassion and morality. They impose a life of indignity on these individuals, condemning them to perpetual suffering, without any regard for their humanity.

This situation is not merely a reflection of a failed prison system but highlights a more troubling reality: the mental state of Haiti’s leaders. Their failure to improve the conditions of prisoners reveals a deep lack of empathy and a disconnect from the values of justice and humanity. Their actions demonstrate a profound contempt for their fellow citizens, treating them as objects rather than human beings. This behavior reveals a nation in deep crisis, led by rulers who have lost their sense of justice and are indifferent to the needs of the most vulnerable.

The question we must ask is: How did we get here? The degradation of Haitian prisons is symptomatic of a society in crisis, where the leaders have lost all sense of justice and humanity. The Haitian society appears to be torn apart by endemic corruption, mismanagement, and a lack of long-term vision. Haitian leaders, across generations, have demonstrated chronic incompetence in managing state affairs, whether with or without international aid. Their priorities never seem to align with the well-being of the Haitian people but are instead focused on personal enrichment, corruption, and the perpetuation of their power.

This disregard for the fundamental rights of prisoners highlights a profound moral fracture in Haitian society. Prisons, rather than serving as institutions of rehabilitation, have become places of excessive punishment and suffering. Yet, prisoners are not animals. They are individuals who deserve, despite their mistakes or accusations, to be treated with dignity and respect. Every human being, regardless of their situation, is entitled to food, access to healthcare, education, and opportunities for reintegration into society. In this sense, prisons should be places of reflection, where prisoners can learn from their mistakes and prepare to reintegrate into society.

However, the reality in Haiti is vastly different. Prisons are nothing more than instruments of torture, spaces designed to break the human spirit rather than rebuild it. By acting in this manner, Haitian leaders show a total disregard for the primary function of prisons and the rehabilitation of detainees. They seem to ignore that prisons should be places where humanity is preserved, and where inmates are supported in becoming better citizens. Instead, the authorities construct facilities that respect neither humanist architecture nor the principles of social engineering.

It is urgent to rethink the approach to incarceration in Haiti. The National College of Engineers and Architects must take responsibility and impose a new scientific and humanistic culture. It is time to dictate to politicians what they should do, rather than allowing them to impose their mediocrity on society. Haitian professionals, whether architects, engineers, or others, must stand against these inhumane practices and refuse to participate in the construction of prisons that do not respect fundamental human rights.

If a Haitian revolution is to take place, it must begin with a radical transformation of our institutions and our mindsets. This includes a deep reform of the prison system but also a shift in the way we treat citizens, whether free or imprisoned. Every Haitian deserves to be treated with dignity and respect, regardless of their social or incarcerated status. It is by instilling this culture of respect that we can begin to heal the deep wounds of our society.

Haitian leaders must stop viewing prisons as places of blind vengeance or punishment. Prisoners, even those who have committed serious crimes, have the right to humane treatment. They must be seen as individuals capable of change and of contributing to society. By refusing them this chance, we perpetuate a cycle of violence and injustice that only worsens the already catastrophic situation in our country.

The state of Haiti’s prisons is a damning testament to the failure of our leaders to build a just and equitable society. But it is not too late to change things. It is still possible to transform our prison system into a place of rehabilitation and rebirth, rather than one of torture and dehumanization. Achieving this will require a collective effort, and a mobilization of professionals, citizens, and political leaders willing to challenge the status quo and defend the rights of every Haitian, whether free or imprisoned.

Ultimately, the real question is whether our leaders are ready to change. Are they ready to acknowledge that their management of prisons is a moral and social failure? Are they prepared to admit that every Haitian deserves fair treatment, even when incarcerated? Or will they continue to treat prisoners as less than human, thus disregarding the very values that should guide a civilized society? It is time for Haiti to confront this reality and begin rebuilding—not just our prisons, but our entire society—on fairer and more humane foundations.

Haïti : Les prisons comme reflet de l'état mental de nos dirigeantsLes conditions carcérales en Haïti sont un miroir imp...
16/08/2024

Haïti : Les prisons comme reflet de l'état mental de nos dirigeants

Les conditions carcérales en Haïti sont un miroir impitoyable de l'état de délabrement moral et social du pays. Depuis des siècles, l'injustice sociale, les mauvais traitements et l'indifférence politique ont contribué à l'état alarmant des prisons haïtiennes. Des individus y sont entassés dans des conditions qui défient toute humanité, un fléau qui persiste depuis trop longtemps. La réalité de la détention en Haïti reflète non seulement un système judiciaire défaillant, mais surtout l'incapacité des dirigeants à répondre aux besoins élémentaires des prisonniers, et par extension, de la société en général.

Le système carcéral haïtien s'apparente à un véritable enfer sur terre. Des prisonniers, souvent innocents ou injustement condamnés, sont entassés dans des cellules exiguës, dans des conditions d'hygiène déplorables. Ces prisons sont surpeuplées, insalubres et souvent dépourvues des ressources nécessaires pour garantir le bien-être des détenus. Il n'est pas rare de trouver 112 prisonniers entassés dans une salle de 2 mètres sur 2 mètres, ce qui constitue une violation flagrante des droits humains fondamentaux. Ces conditions, loin d’être des exceptions, sont devenues la norme. Les cellules sont infestées de punaises, de poux, de puces, et d'autres parasites, plongeant les prisonniers dans une torture quotidienne aussi bien physique que psychologique. Dans ce contexte, les dirigeants haïtiens se montrent impitoyables, leur comportement évoquant davantage des démons déguisés en moines, dénués de compassion et de morale. Ils imposent à ces individus une vie indigne, les condamnant à une souffrance perpétuelle, sans se soucier de leur humanité.

Cette situation n'est pas seulement le reflet d'un système carcéral défaillant, mais elle expose une réalité bien plus inquiétante : l'état mental des dirigeants haïtiens. Leur incapacité à améliorer les conditions de vie des prisonniers démontre leur manque d'empathie et leur déconnexion avec les valeurs de justice et d'humanité. Leurs décisions révèlent un mépris profond pour leurs concitoyens, les traitant comme des objets plutôt que des êtres humains. Ce comportement met en lumière un pays malade, gangrené par des dirigeants sans âme, insensibles aux besoins des plus vulnérables de la société.

La question que nous devons nous poser est la suivante : comment en est-on arrivé là ? L'état de délabrement des prisons haïtiennes est symptomatique d'une société en crise, où les dirigeants ont perdu tout sens de la justice et de l'humanité. La société haïtienne semble avoir été déchirée par une corruption endémique, une mauvaise gestion et une absence de vision à long terme. Les dirigeants haïtiens, au fil des générations, ont démontré une incompétence chronique à gérer les affaires de l'État, que ce soit avec ou sans l'aide internationale. Leurs priorités ne semblent jamais être alignées sur le bien-être de la population haïtienne, mais plutôt sur l'enrichissement personnel, la corruption et la perpétuation de leur pouvoir.

Ce manque de considération pour les droits fondamentaux des prisonniers souligne une fracture morale profonde dans la société haïtienne. Les prisons, au lieu de jouer leur rôle de réhabilitation, sont devenues des lieux de punition excessive et de souffrance. Pourtant, les détenus ne sont pas des animaux. Ce sont des individus qui méritent, malgré leurs erreurs ou accusations, d’être traités avec dignité et respect. Chaque être humain, quelle que soit sa situation, a droit à la nourriture, à l'accès à la santé, à l'éducation et à des opportunités pour se réinsérer dans la société. En ce sens, les prisons devraient être des lieux de réflexion, où les détenus peuvent apprendre de leurs erreurs et se préparer à une meilleure réinsertion sociale.

Cependant, la réalité haïtienne est bien différente. Les prisons ne sont rien d'autre que des instruments de torture, des espaces conçus pour briser l'esprit humain plutôt que pour le reconstruire. En agissant ainsi, les dirigeants haïtiens montrent un mépris total pour la fonction première des prisons et pour la réhabilitation des détenus. Ils semblent ignorer que les prisons devraient être des lieux où l'humanité est préservée et où les détenus sont aidés à devenir de meilleurs citoyens. Mais au lieu de cela, les autorités construisent des établissements qui ne respectent ni l'architecture humaniste ni les principes de l'ingénierie sociale.

L'architecture et l'ingénierie devraient jouer un rôle crucial dans la conception des prisons. Une prison bien conçue peut contribuer à la réhabilitation des détenus, en leur offrant des espaces où ils peuvent réfléchir, se détendre et se ressourcer. Mais en Haïti, les prisons sont construites sans aucune considération pour l'humanité des détenus. Chaque cellule devrait être un lieu de réflexion, un endroit où les détenus peuvent se reconnecter avec eux-mêmes et se préparer à une nouvelle vie. Mais dans les faits, les cellules sont des espaces de punition extrême, où les détenus sont privés de toute forme de dignité humaine.

Il est urgent de repenser l'approche carcérale en Haïti. Le Collège National des Ingénieurs et Architectes doit prendre ses responsabilités et imposer une nouvelle culture scientifique et humaniste. Il est temps de dicter aux politiciens ce qu'ils doivent faire, plutôt que de les laisser imposer leur médiocrité à la société. Les professionnels haïtiens, qu'ils soient architectes, ingénieurs ou autres, doivent se lever contre ces pratiques inhumaines et refuser de participer à la construction de prisons qui ne respectent pas les droits humains fondamentaux.

La révolution haïtienne, si elle doit avoir lieu, doit commencer par une transformation radicale de nos institutions et de nos mentalités. Cela inclut une réforme en profondeur du système carcéral, mais aussi un changement dans la manière dont nous traitons les citoyens, qu'ils soient libres ou emprisonnés. Chaque Haïtien mérite d'être traité avec dignité et respect, quel que soit son statut social ou sa situation carcérale. C'est en instaurant cette culture du respect que nous pourrons commencer à guérir les blessures profondes de notre société.

Les dirigeants haïtiens doivent cesser de voir les prisons comme des lieux de vengeance ou de punition aveugle. Les détenus, même ceux qui ont commis des crimes graves, ont droit à un traitement humain. Ils doivent être considérés comme des êtres en devenir, des individus capables de changer et de contribuer à la société. En refusant de leur accorder cette chance, nous perpétuons un cycle de violence et d'injustice qui ne fait qu'aggraver la situation déjà catastrophique de notre pays.

L'état des prisons haïtiennes est un témoignage accablant de l'échec de nos dirigeants à construire une société juste et équitable. Mais il n'est pas trop t**d pour changer les choses. Il est encore possible de transformer notre système carcéral en un lieu de réhabilitation et de renaissance, plutôt qu'en un espace de torture et de déshumanisation. Pour cela, il faudra un effort collectif, une mobilisation des professionnels, des citoyens et des leaders politiques prêts à remettre en question l'ordre établi et à défendre les droits de chaque Haïtien, qu'il soit libre ou emprisonné.

La vraie question est de savoir si nos dirigeants sont prêts à changer. Sont-ils prêts à reconnaître que leur gestion des prisons est un échec moral et social ? Sont-ils prêts à admettre que chaque Haïtien mérite un traitement juste, même lorsqu'il est incarcéré ? Ou continueront-ils à traiter les prisonniers comme des sous-hommes, méprisant ainsi les valeurs mêmes qui devraient guider une société civilisée ? Il est temps pour Haïti de faire face à cette réalité et de commencer à reconstruire, non seulement nos prisons, mais aussi notre société tout entière, sur des bases plus justes et plus humaines.

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