Université d'Etat d'Haiti UEH

Université d'Etat d'Haiti UEH L’UEH est une institution publique d’enseignement supérieur. Elle rassemble une vingtaine de facultés et d’Instituts voués à l’enseignement et à la recherc

SORTIR DE LA VIOLENCE EN HAÏTI : UN CHANTIER INTELLECTUEL ET COLLECTIF OUVERT PAR L’ATELIER KICK-OFF DU PROGRAMME ARES-P...
29/04/2026

SORTIR DE LA VIOLENCE EN HAÏTI : UN CHANTIER INTELLECTUEL ET COLLECTIF OUVERT PAR L’ATELIER KICK-OFF DU PROGRAMME ARES-PAR2

La Direction de la Recherche de l’Université d’État d’Haïti (UEH), en partenariat avec le laboratoire LADIREP, a organisé, le 16 avril 2026, un atelier inaugural (Kick-off) dans le cadre du programme d’appui institutionnel ARES-PAR2, autour du thème ambitieux : « Sortir de la violence : rebâtir les humains, reconstruire les liens ». Cette rencontre scientifique, tenue en prélude aux Journées d’Études Internationales (JEI) prévues en septembre 2026, a réuni une vingtaine de chercheurs issus des sciences humaines et sociales. Elle visait, d’une part, à amener les chercheurs à réfléchir et à construire des objets de recherche sur les sorties de la violence et, d’autre part, à poser les bases théoriques et méthodologiques d’un programme de recherche collectif sur les voies de sortie de la crise que traverse Haïti depuis plusieurs années.

Organisée en trois panels, la journée a permis de croiser des approches philosophiques, économiques, psychologiques, anthropologiques et juridiques, révélant ainsi la complexité du problème et la nécessité d’une réflexion interdisciplinaire.

Le premier panel était consacré au thème : « Ordre symbolique – Cohésion sociale – Sens : territoires perdus, “kay kraze” : retisser les liens et reconstruire le sens du vivre-ensemble après la catastrophe ». Le professeur Edelyn Dorismond, directeur du LADIREP, a ouvert les travaux en posant la violence comme une rupture de l’ordre symbolique. Il s’est interrogé sur les origines de la violence ainsi que sur les conditions de possibilité d’en sortir : qu’est-ce qui explique le basculement vers la violence ? Que faire pour empêcher que la vie humaine ne sombre dans le délabrement ? Selon lui, « la violence est l’irruption faite dans la tentative de symbolisation », ce qui implique que toute sortie de la violence constitue un travail perpétuel de re-symbolisation.

Le professeur Jean Waddimir Gustinvil, directeur de la recherche à l’UEH, a, pour sa part, proposé une lecture philosophico-politique de la fragilité des sociétés politiques, rappelant que « le plus grand danger pour une société politique serait de perdre de vue ce danger originaire » que constitue la tyrannie. Il interroge ainsi l’origine du tyran et les conditions d’une re-symbolisation de la communauté politique ayant perdu de vue sa propre fragilité. Selon lui, « en Haïti, nous avons perdu de vue la fragilité du politique ».

Le professeur Ilionor Louis (FE/UEH) a, quant à lui, ancré l’analyse dans les structures économiques, soutenant que « l’application de la politique néolibérale est à la base de la violence que nous connaissons aujourd’hui en Haïti » et que « les marginaux sont des exclus au service du marché ». Enfin, le professeur Gédéon Louis (CHCL/UEH) a plaidé pour une éducation civique participative qui, selon lui, contribue à la reconstruction du lien social dans une société fragmentée par la violence.

Le deuxième panel s’est déroulé autour du thème : « Corps, territoire, déplacement, trauma et santé mentale : panser les plaies, reconstruire le corps et les espaces, réinventer l’avenir en commun dans les sorties de la violence ». Le professeur Kepler Orélien a décrit une « précarité totalisante » affectant la capacité des individus à se projeter dans l’avenir, rappelant que l’être humain est fondamentalement un être de projet et de relation. La violence engendre, en ce sens, une perte de sens liée au déracinement.

Le professeur Ronald Jean-Jacques (FASCH/UEH) a introduit une perspective psychanalytique en soulignant que les pulsions ne sont pas exclusivement destructrices, mais peuvent également constituer un ressort de création, ouvrant ainsi une piste de recherche sur les ressources psychiques mobilisables dans les processus de reconstruction. Le professeur Claude Mané Das, doyen de la Faculté d’Ethnologie, a clôturé ce panel en interrogeant l’implication des enfants dans les gangs armés. Il a mis en lumière des causes multiples, notamment économiques, familiales et politiques, tout en soulevant des enjeux cruciaux de réinsertion et de prévention de la récidive.

Le troisième et dernier panel s’est articulé autour du thème : « Habitat, réappropriation et nouvelle ville : enjeux spatiaux, fonciers et identitaires face aux déplacements forcés ». La professeure Berlande a posé la question de l’intervention auprès de victimes encore exposées à leurs bourreaux, en soulignant l’importance de créer des espaces sûrs et de redonner droit à la parole.

Le professeur Odonel Pierre-Louis, directeur académique à l’ENS, a analysé la situation des déplacés internes, en insistant sur l’urgence de politiques fondées sur la dignité humaine, tout en questionnant la réduction de certaines vies à leur simple dimension biologique dans le cadre du capitalisme marchand. Le professeur Jhon Picard Byron a proposé une lecture anthropologique et historique de la violence depuis les années 1980, affirmant que toute sortie de crise exige une compréhension approfondie des trajectoires collectives.

Dans le même mouvement, le professeur Sterlin Ulysse, doyen de l’IERAH, a attiré l’attention sur les destructions patrimoniales et l’irresponsabilité de l’État face à la disparition progressive de métiers et de savoir-faire culturels. Enfin, le professeur Blair Chéry a clôturé les échanges par une réflexion juridique audacieuse, suggérant que le droit pénal haïtien actuel ne saurait encadrer une justice transitionnelle, dans la mesure où il participe lui-même des causes de la crise, et appelant à l’élaboration d’une justice différenciée.

Au terme de cette dense journée, les échanges ont mis en évidence trois lignes de convergence fortes entre les disciplines représentées : en premier lieu, la dignité humaine comme condition et horizon de toute sortie de la violence ; en deuxième lieu, la nécessité d'une approche historique sur longue durée pour comprendre les racines structurelles de la crise et en troisième lieu, l'urgence d'espaces institutionnels sûrs, cliniques, éducatifs, juridiques, permettant la reconstruction des liens sociaux et individuels. L'atelier a également mis en tension, de manière productive, la thèse de l'impossibilité structurelle d'une sortie de la violence (Ilionor Louis) avec les approches cliniques, pédagogiques et juridiques qui proposent des leviers d'action concrets. Cette tension constitue l'un des axes de recherche que le Programme ARES-PAR2 entend approfondir.

NOTE D’INFORMATION A L’INTENTION DES ETUDIANTS DE L’UEHOBJET : FOIRE DE LA PRODUCTION UNIVERSITAIREDans le cadre de la c...
29/04/2026

NOTE D’INFORMATION A L’INTENTION DES ETUDIANTS DE L’UEH

OBJET : FOIRE DE LA PRODUCTION UNIVERSITAIRE
Dans le cadre de la célébration de la fête du drapeau et de l’Université, le 18 mai prochain, une journée d’exposition, baptisée « Foire de la production universitaire », sera organisée afin de mettre en lumière les talents et les initiatives des étudiants de l’UEH.

Cette activité vise à offrir aux étudiants de l’UEH un espace d’expression et de valorisation de leurs compétences, à travers la présentation de leurs travaux, leurs créations et leurs innovations dans divers domaines. Elle constitue également une opportunité de promotion de la créativité estudiantine et d’initiation à la culture entrepreneuriale.

Les axes retenus pour cette exposition sont notamment :

- les œuvres artistiques et culturelles (arts visuels, musique, etc.) ;
- les productions universitaires et intellectuelles (ouvrages, ect.) ;
- les activités liées à la transformation des produits d’origine animale et végétale ;
- les produits pharmaceutiques, cosmétiques et scientifiques ;
- ainsi que toute autre innovation pertinente à impact académique, social ou économique.
Les étudiants intéressés sont invités à s’inscrire auprès de la Direction Vie Étudiante (DVE), du 30 avril au 6 mai 2026.

La DVE encourage vivement la mobilisation de tous les étudiants de l’UEH afin d’assurer le plein succès de cette activité.

UNITE DE COMMUNICATION DE L’UEH

https://ueh.edu.ht/ueh/announcements/10702

CONFERENCE MAGISTRALE DU RUEH SUR LES « POLITIQUES ET DYNAMIQUES MIGRATOIRES DANS LES AMERIQUES »Dans le cadre de ses Co...
28/04/2026

CONFERENCE MAGISTRALE DU RUEH SUR LES « POLITIQUES ET DYNAMIQUES MIGRATOIRES DANS LES AMERIQUES »

Dans le cadre de ses Conférences Magistrales lancées le 19 mars 2026, le Rectorat de l’Université d’État d’Haïti (RUEH) a eu l’honneur d’accueillir, le vendredi 24 avril 2026, Son Excellence M. José De Jesús CISNEROS CHÁVEZ, ambassadeur du Mexique en Haïti, pour une conférence en mode hybride intitulée « Politiques et Dynamiques migratoires dans les Amériques ». C’est le professeur Jean Waddimir GUSTINVIL qui a présidé la séance devant une assistance composée de membres du Conseil de l’Université, d’enseignants, de membres du personnel administratif du RUEH, d’étudiants et d’autres personnalités invitées.

Dans ses propos de bienvenue, le Recteur Dieuseul PRÉDÉLUS a mis en avant la portée académique et symbolique de cette rencontre, évoquant la vocation de ces Conférences Magistrales à instaurer, au sein de l’UÉH, « un espace délibéré de circulation des idées — un lieu où la pensée se nourrit de la confrontation des expériences, où l’université s’ouvre sur le monde et le monde vient féconder l’université ». Il a salué la présence de l’ambassadeur, y voyant l’expression d’une relation fondée sur la confiance et l’estime mutuelle entre deux pays liés par une histoire commune de résistance, de souveraineté et d’aspiration à la dignité humaine.

Pour le Recteur, cette deuxième conférence invite à aborder des questions nationales et internationales à forts enjeux vitaux.

Suite aux mots du Recteur, le professeur GUSTINVIL est intervenu pour présenter le parcours académique et diplomatique du conférencier avant de lui céder la parole.L’ambassadeur a d’emblée ancré sa réflexion dans une expérience diplomatique de terrain : en effet, il a été chargé des affaires consulaires et de presse à l’ambassade du Mexique à Ankara, expert des questions relatives à l’Afrique de l’Ouest et du Nord au sein du Conseil de sécurité de la Mission permanente du Mexique auprès des Nations Unies, puis, depuis quelque temps, ambassadeur du Mexique en Haïti. Ces fonctions lui ont valu le statut d’observateur averti de la question migratoire, capable de prendre la mesure des mouvements migratoires vers le Mexique et de comprendre le rôle singulier de son pays dans ce cadre régional. D’où le choix d’aborder les dynamiques migratoires dans les Amériques depuis une perspective mexicaine, le Mexique étant devenu un pivot incontournable des nouvelles trajectoires migratoires continentales.

Le constat de fond est posé : la migration structure simultanément les discours géopolitiques, économiques et culturels au sein des Amériques. Phénomène paradoxal : elle reconfigure la réalité régionale par ses contraintes autant que par son potentiel instrumental au service de la modernisation. Le conférencier a privilégié la dimension structurelle de la migration, perçue comme « un phénomène profondément enraciné dans les dynamiques de développement, d’inégalité et d’intégration régionale » — et, plus largement, de cohésion sociale et de tension culturelle. La migration continentale apparaît, d’une part, comme un enjeu complexe dynamisant les relations interrégionales et, d’autre part, comme un terrain de redéfinition de l’éthique régionale.

Quatre axes principaux ont structuré son exposé : les transformations migratoires à l’échelle continentale ; le rôle du Mexique ; la migration haïtienne ; les implications économiques.

Le conférencier a pris ses distances avec les approches traditionnelles réduisant la migration en Amérique latine et dans la Caraïbe aux seules contraintes étatiques et dynamiques frontalières.
D’un point de vue sociologique, les mutations migratoires évoluent au rythme des besoins vitaux des migrants. Or, ces besoins, ainsi que les obstacles qu’ils génèrent, reconfigurent au fil du temps les trajectoires des personnes en déplacement. En effet, d’un pays à l’autre, les flux migratoires s’intensifient ou se réduisent, au point que des pays de transit se muent en pays d’accueil et des pays d’origine en pays de destination. De surcroît, face aux obstacles — violences, restrictions administratives, politiques migratoires des États-Unis —, les projets migratoires font preuve d’une grande souplesse : les itinéraires « changent au cours de la migration » selon les conjonctures.

Le Mexique a ainsi adopté un profil assez singulier. Pays « simultanément d’origine, de transit, de destination et de retour », il est devenu « un espace de reconfiguration des projets migratoires ». Ce basculement est dû à la croissance des intérêts économiques dans certaines régions mexicaines. Alors que le Mexique enregistre une baisse des transferts de fonds de ses ressortissants établis aux États-Unis et entre dans une phase de stabilisation migratoire, d’autres pays connaissent une intensification de leurs départs, engendrant localement un certain dynamisme économique.

La migration haïtienne, quant à elle, exerce un impact significatif sur les structures locales mexicaines. Le flux migratoire observé résulte tant des restrictions américaines que de « facteurs structurels tels que les inégalités, la violence, l’instabilité politique et le changement climatique ». En réponse à ces crises systémiques, le Mexique a mis en œuvre une « politique migratoire innovante » visant à répondre aux besoins des migrants et à les accompagner dans leurs démarches.

Pour l’Ambassadeur, la migration n’est pas une « anomalie, mais une composante normale des sociétés » ; elle peut être tout à la fois « un facteur de développement et de déséquilibre culturel ». Il faut donc se garder de la réduire à la seule dimension démographique ou politique, trop souvent convoquée pour influencer les représentations collectives, instrumentaliser les opinions, voire les surpolitiser au profit de dérives extrémistes.

La conférence s’est achevée sur des questions-réponses portant sur le droit international, les politiques migratoires mexicaines, la perception sociale mexicaine du migrant haïtien, les impacts du changement climatique sur la migration… Ces échanges ont mis en lumière la complexité du phénomène migratoire et la nécessité d’y chercher des réponses plurielles. La qualité du dialogue ainsi noué a permis au conférencier d’approfondir son point de vue. Il a ainsi souligné que la migration continentale appelle à une éthique régionale fondée sur une vision collective : faire en sorte que migrer devienne un choix et non une nécessité imposée par la pauvreté, la violence ou l’absence de perspectives. Cela implique une action concertée des pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, fondée sur la solidarité, la responsabilité partagée et, avant tout, la dignité humaine.

D’une rencontre à l’autre, les Conférences Magistrales du RUEH tiennent leurs promesses : contribuer à l’ouverture d’une brèche dans les certitudes face aux énormes défis de notre temps. Elles ouvrent des perspectives de recherche insoupçonnées aux étudiant.es haïtien.nes.

CONFERENCE MAGISTRALE DE L'UEH CONFERENCIER: S.E.M. JOSE JESUS CISNEROS CHAVEZ, AMBASSADEUR DU MEXIQUE EN HAITITHEME: « ...
23/04/2026

CONFERENCE MAGISTRALE DE L'UEH

CONFERENCIER: S.E.M. JOSE JESUS CISNEROS CHAVEZ, AMBASSADEUR DU MEXIQUE EN HAITI

THEME: « POLITIQUES ET DYNAMIQUES MIGRATOIRES DANS LES AMERIQUES »

LIEU: RECTORAT DE L'UEH (EN PRESENTIEL) ET EN LIGNE VIA LE LIEN: https://urls.fr/91V1TJ

DEUXIÈME CONFÉRENCE MAGISTRALE DU RUEHCONFÉRENCIER: SON EXCELLENCE MONSIEUR JOSE DE JESÚS CISNEROS CHÁVEZ, AMBASSADEUR D...
23/04/2026

DEUXIÈME CONFÉRENCE MAGISTRALE DU RUEH

CONFÉRENCIER: SON EXCELLENCE MONSIEUR JOSE DE JESÚS CISNEROS CHÁVEZ, AMBASSADEUR DU MEXIQUE EN HAÏTI,

THÈME : « POLITIQUES ET DYNAMIQUES MIGRATOIRES DANS LES AMERIQUES »

DATE ET HEURE : VENDREDI 24 AVRIL 2026 À 3H P.M.

LIEU: RECTORAT DE L'UEH ET EN LIGNE VIA CE LIEN: https://urls.fr/91V1TJ

DÉCISIONS ADOPTÉES AU COURS DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL DE L’UNIVERSITÉ D’ÉTAT D’HAÏTI, TENUE AU RECTORAT DE L’UE...
20/04/2026

DÉCISIONS ADOPTÉES AU COURS DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL DE L’UNIVERSITÉ D’ÉTAT D’HAÏTI, TENUE AU RECTORAT DE L’UEH LES 17 ET 18 AVRIL 2026

RAPPEL DE CERTAINES DISPOSITIONS DES RÉGLEMENTS DE LA RECHERCHE À L'UEH POUR FACILITER LES DEMANDES PAR LE PROGRAMME DU ...
10/04/2026

RAPPEL DE CERTAINES DISPOSITIONS DES RÉGLEMENTS DE LA RECHERCHE À L'UEH POUR FACILITER LES DEMANDES PAR LE PROGRAMME DU FONDS D'APPUI À LA RECHERCHE (FAR)

10/04/2026
Joyeuses Pâques à toutes et à tous !
03/04/2026

Joyeuses Pâques à toutes et à tous !

LANCEMENT DE L’OBSERVATOIRE REGIONAL DE LA MOBILITE URBAINELe Campus Henry Christophe de l’Université d’État d’Haïti à L...
01/04/2026

LANCEMENT DE L’OBSERVATOIRE REGIONAL DE LA MOBILITE URBAINE

Le Campus Henry Christophe de l’Université d’État d’Haïti à Limonade (CHC-UEHL) a accueilli, le mardi 24 mars 2026, la cérémonie de lancement de l’Observatoire régional de la mobilité urbaine du corridor Nord–Nord-Est. Portée par l’Université d’État d’Haïti, avec un pôle opérationnel établi au CHC-UEHL, en partenariat institutionnel avec le Ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications (MTPTC), à travers l’Unité centrale d’exécution du projet RUTAP, cette initiative vise à structurer la production de données fiables sur la mobilité urbaine afin d’éclairer la décision publique et d’accompagner le développement territorial.

La mise en place de cet observatoire s’inscrit dans le cadre du Projet de connectivité résiliente et d’accessibilité du transport urbain (RUTAP), mis en œuvre par le Ministère des Travaux publics, des Transports et des Communications (MTPTC), avec le soutien de la Banque mondiale. Ce dispositif fonctionnera sur la base d’une architecture scientifique pluridisciplinaire, d’un dispositif d’enquêtes de terrain et d’un système d’information géographique (SIG) destiné à analyser les réalités territoriales.

Dans son intervention, le professeur Hérissé Guirand, Président du Conseil de gestion du Campus Henry Christophe de l’UEH à Limonade, a souligné le rôle central de l’université dans la mise en œuvre de projets scientifiques au service du pays. Il a exprimé la nécessité d’une approche multidisciplinaire pour répondre aux défis de la mobilité. Loin d’être une initiative isolée, cet observatoire s’inscrit dans une vision nationale cohérente : celle de rendre le savoir académique disponible au développement. Il a, par ailleurs, évoqué la dimension transversale de la mobilité urbaine, qui renvoie à la fois aux politiques publiques, à l’aménagement du territoire, aux sciences expérimentales, aux sciences sociales et environnementales, ainsi qu’aux mathématiques pour la modélisation et la simulation des flux.

A son tour, le professeur Jean Wilner Petit, coordonnateur de l’Observatoire, a mis en évidence le déficit de données sur la mobilité en Haïti. Il revient à l’Observatoire de collecter, d’analyser, de diffuser des informations stratégiques, de produire des indicateurs favorisant une meilleure compréhension des dynamiques de transport et un appui conséquent aux politiques publiques. Sa création répond pour ainsi dire à un besoin crucial : produire une connaissance structurée, continue et opérationnelle des systèmes de mobilité. En clair, il constitue un levier stratégique pour la planification territoriale et le développement durable dans les régions du Nord et du Nord-Est.

Par cette initiative, l’UEH et ses partenaires entendent poser les bases d’un système de mobilité plus efficace, inclusif et durable, au service du développement des régions du Nord et du Nord-Est d’Haïti. Par-delà sa fonction technique, l’Observatoire représente un investissement stratégique dans la formation, la recherche et le développement d’une expertise nationale.

Adresse

21 Rue Rivière
Ville De Port-au-Prince
HT6111

Téléphone

+50922622000

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