Les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Shoah

Les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Shoah Centre de Documentation du Judaisme d'Afrique Nord pendant la Seconde Guerre mondiale, Institut Ben-Zvi, Jérusalem

Dans le narratif de la Seconde Guerre mondiale et de la shoah, la question du sort des Juifs d'Afrique du Nord a été reléguée au second plan. Si les conditions de ces derniers ont été, de facto, bien plus enviables que celles de leurs coreligionnaires en Europe, on ne peut ignorer la détresse de ces Juifs qui ont souffert de la perte d'un proche dans les camps de travail et d'internement, de la dé

portation vers les camps de concentration en Europe, de l'expropriation de leurs biens, des bombardements aériens, de l'humiliation que constitue le port de l'étoile jaune et enfin, de l'incertitude permanente de ce que réserve l'avenir. Le Centre de Documentation pour la Recherche sur le Judaïsme d'Afrique du Nord pendant la shoah, opérant sous l'égide de l'Institut Ben-Zvi et de l'Université Hébraïque de Jérusalem, a été créé en 2006, avec le soutien de la Jewish Claims Conference, ensemble d'associations défendant les revendications de dédommagement des victimes juives du National-Socialisme et des survivants de la Shoah. L'objectif du Centre est multiple: Mettre à disposition du public des informations sur ce sujet, sensibiliser les gens au sort des Juifs d'Afrique du Nord pendant la Deuxième Guerre mondiale, élaborer des projets communs avec des chercheurs du monde entier, former des professeurs pour qu'ils intègrent ce sujet dans le système éducatif israélien et enfin, encourager la Recherche académique. Le Centre de Documentation met à jour quotidiennement une base de données sur Internet, qui fait partie d'un site web en langue française. L'une des ambitions du site (www.ybz.org.il/?CategoryID=1140) est de constituer un forum pour les Chercheurs et les enseignants. Par ailleurs, il est vital d'obtenir des témoignages des Juifs ayant vécu en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale, en raison de l'âge avancé des témoins potentiels. Pour ce faire, le staff du Centre de Documentation collabore avec d'autres institutions dans ce domaine afin d'atteindre le plus grand nombre de personnes et d'obtenir leurs témoignages tant que cela est encore possible. Adresses Facebook du Centre de Documentation:

Anglais: www.facebook.com/BenZvi.Doc.Center.Eng

Hébreu: www.facebook.com/BenZvi.Doc.Center.Heb

Arabe: www.facebook.com/BenZvi.Doc.Center.Ar

A la recherche de témoignages au sujet de Yves PerrusselEn tant que centre de documentation, nous sommes à la recherche ...
20/07/2025

A la recherche de témoignages au sujet de Yves Perrussel
En tant que centre de documentation, nous sommes à la recherche des membres de la
famille de Maître Yves Perrussel, avocat et l’un des dirigeants du réseau de résistance
MOUNIER en Tunisie pendant la Seconde Guerre mondiale.
D’après les informations dont nous disposons, il est décédé en 1990 à Quimper, et son
dernier cabinet se trouvait dans la ville de Nice, bien que l’adresse exacte ne soit pas
connue.
Nous serions très reconnaissants pour toute aide permettant de retrouver ses proches
ou d’obtenir davantage d’informations à son sujet. Merci pour votre précieuse aide.

Salim Halali, dont le nom de naissance était en fait Simon, est né le 30 juillet 1920 à Bône (Annaba), en Algérie. Surno...
27/04/2025

Salim Halali, dont le nom de naissance était en fait Simon, est né le 30 juillet 1920 à Bône (Annaba), en Algérie. Surnommé le « Bécaud arabe », il était un chanteur et darboukiste algérien, interprète de musique algérienne, arabo-andalouse, de musique classique et populaire.

L'héritage de Salim Halali en tant qu'interprète, chanteur et joueur de derbouka accompli est bien établi, ce qui lui vaut d'être considéré comme une "icône culturelle". Ses enregistrements ont connu un succès renouvelé avec le regain d'intérêt pour le répertoire musical judéo-arabe depuis les dernières années du XXᵉ siècle.

En outre, les expériences remarquables qu'il a vécues pendant la guerre témoignent des dangers auxquels les artistes juifs étaient confrontés dans les territoires occupés, et l'intervention de Benghabrit et de la Grande Mosquée évoque les relations moins connues entre Juifs et Musulmans dans l'entre-deux-guerres.

Après l'occupation de la France par les n***s en 1940, le gouvernement de Vichy a commencé à persécuter les Juifs. Halali n'avait que 20 ans et, malgré sa célébrité et sa popularité, il était encore un jeune immigré dans une ville étrangère avec des possibilités limitées de se mettre à l'abri. Les autorités étaient conscientes de ses origines juives et le harcelaient régulièrement pour cette raison.

Le danger grandissant, Halali s'est tourné vers son ami et fondateur de la mosquée, Si Kaddour Benghabrit, pour lui demander de l'aide. Dans un premier temps, Benghabrit a fourni à Halali de faux papiers l'identifiant comme musulman. Craignant que les faux documents ne soient découverts, Benghabrit a fait graver le nom du grand-père de Halali sur une pierre tombale vierge dans le cimetière musulman voisin, ce qui contribua à le protéger des officiers.

Les Juifs d'Afrique du Nord vivant en France partageaient avec les communautés musulmanes des noms de famille et des attributs physiques tels que la circoncision, ce qui leur permettait de s'assimiler.

Les expériences d'Halali ont également été dépeintes au cinéma, notamment dans Les Hommes Libres, un film français qui raconte le rôle de la Grande Mosquée dans l'accueil et le sauvetage des Juifs, y compris Halali. Le réalisateur du film, Ismael Ferroukhi, a déclaré : "Le film rend hommage aux personnes invisibles de notre histoire. Il montre une autre réalité, à savoir que les musulmans et les juifs vivaient en paix. Nous devons nous en souvenir, avec fierté."

Pour de plus amples détails :
Aderet, Ofer (23 mars 2012). "The Great Mosque of Paris that Saved Jews during the Holocaust". Haaretz. Retrieved 28 January 2016.

Les membres juifs de la résistance française en Algérie en 1942Victor Tibika (1917-1984)Lors de l'opération Torch en nov...
27/01/2025

Les membres juifs de la résistance française en Algérie en 1942

Victor Tibika (1917-1984)
Lors de l'opération Torch en novembre 1942, environ 400 Juifs d'origine algérienne ont combattu dans la résistance française qui opérait en Algérie. La plupart d'entre eux sont inconnus par leur nom et nous ne possédons pas encore leurs biographies. Il y a sur plusieurs sites des informations sur différents combattants.
Nous apprécierons votre aide pour essayer de retrouver les familles de ces combattants et tenter de reconstruire leur biographie afin de dresser, à leur mémoire, une stèle commémorative. Le site du Centre de Documentation consacre un espace de mémoire sur le blog du Centre de Documentation sur les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale. Voici un exemple d'une des figures les moins connues.
Victor Tibika, un Juif d'origine algérienne, était un combattant de la résistance en Algérie pendant l'opération Torch. La grand-mère de Victor Tibika était Clara Aboulker, probablement une cousine éloignée de José Aboulker.
Son père était facteur. Dans la nuit du 8 novembre 1942, il a été choisi pour faire partie du groupe qui allait prendre le contrôle du bureau de poste central, car il connaissait bien l'endroit en raison du travail de son père. Son groupe a réussi à saisir et neutraliser l'endroit jusqu'au matin. Le combattant de la résistance, le lieutenant Dreyfus, la seule victime de la résistance, est tombé dans ses bras. En 1944, il était soldat dans l'armée française libre et a participé à la bataille de Monte Cassino en Italie, puis à la conquête de l'Allemagne. Il est allé jusqu'à Berlin, où il a servi pendant plusieurs mois.
À la fin de la guerre, il est revenu en Algérie, a ouvert une agence immobilière et une société d'assurances. Il s'est marié en 1948 et a eu deux enfants : Jean-Marc en 1949 et Georges en 1951. En 1957, la famille a quitté l'Algérie pour la France, à Paris. Victor a ouvert une agence immobilière du même nom, TAC, qui a fonctionné jusqu'à sa mort en 1984. Il a été enterré à Jérusalem. Il a eu cinq petits-enfants, tous en Israël, et 11 arrière-petits-enfants.

Aidez-nous à élargir notre connaissance sur le sujet. Nous recherchons des combattants juifs ou français résistants.

http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/osd.php?territoire=ALGERIE&acte=67821
http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/osd.php?territoire=ALGERIE&acte=1152447
http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/osd.php?territoire=ALGERIE&acte=1146882

C est avec une grande de tristesse que nous avons appris le décès de Norbert Bel Ange.Norbert Bel Ange était venu présen...
22/01/2025

C est avec une grande de tristesse que nous avons appris le décès de Norbert Bel Ange.

Norbert Bel Ange était venu présenter son livre « Joseph Kessel, Alger 1943 » en avril 2022, au Centre de Documentation sur les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale, à l'Institut Ben-Zvi.

Né en Algérie, Norbert Bel Ange, a quitté Mostaganem en 1962 comme bon nombre de rapatriés d’Afrique du Nord.
Il apprend son métier d’enseignant à l’Ecole Normale. Marié, trois enfants, il enseigne l’histoire et les lettres au lycée professionnel Louise Michel de Grenoble, tout en poursuivant ses travaux de recherche sur les communautés juives d’Algérie. C’est ainsi qu’il publie, en 1990, sa première monographie aux Editions l’Harmattan, Les Juifs de Mostaganem. Il poursuivra ce travail de recherche avec un document passionnant, Quand Vichy internait ses soldats juifs d’Algérie, épisode méconnu de la Seconde Guerre Mondiale 1939-1945, également publié chez l’Harmattan.

Il fait son alyah en 2015 et s’installe à Ashdod avec Solange son épouse, navigant des deux côtés de la Méditerranée et se consacrant, désormais retraité, à l’écriture et aux nombreuses conférences qu’il donne dans les cercles francophones israéliens. Il s’éteint le 17 janvier 2025, laissant une œuvre vibrante, riche, qui oscille entre récits historiques, nouvelles, contes et roman.

Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille.

Une pièce de théâtre sur la résilience, l’espoir et l’amourJusqu’où un homme ayant affronté le mal absolu peut-il aller ...
22/12/2024

Une pièce de théâtre sur la résilience, l’espoir et l’amour

Jusqu’où un homme ayant affronté le mal absolu peut-il aller pour ne pas s’effondrer, surmonter sa souffrance et se projeter à nouveau vers l’avenir ?
Alfred Nakache était un nageur juif, un grand champion, né à Constantine en 1915. Il avait concouru pour la France aux Jeux Olympiques en 1936 dans un contexte particulier pour cet athlète juif et était arrivé quatrième avec l’équipe de relais du 4 x 200 m, manquant la médaille de seulement dix secondes. En 1941, il avait établi un record du monde dans le 200 m brasse, battant ce faisant le champion allemand. Le fait qu’il était juif déchaîna les réactions antisémites et la compétition lui fut interdite.
Nakache est un symbole de courage durant la Seconde Guerre mondiale. Sa vie, profondément liée à l'histoire des Juifs d'Afrique du Nord, particulièrement durant la guerre, a inspiré diverses œuvres, des livres (notamment Le nageur de Pierre Assouline et Alfred Nakache. Le nageur d'Auschwitz de Denis Baud), mais également une pièce de théâtre. Peu connue il y a encore quelques décennies, l'histoire incroyablement tragique et héroïque du champion Alfred Nakache a été révélée et médiatisée en 2022 au grand public par un long et minutieux travail pédagogique et culturel avec la pièce de théâtre Sélectionné, interprétée par Amir Haddad et mise en scène par Steeve Suissa. Cette pièce de théatre, qui a rencontré un franc succès, partout où elle a été joué, en France et en Israël, met en lumière les expériences de Nakache, en tant que Juif sportif pendant la guerre, affrontant non seulement les défis liés à sa communauté marginalisée (Nakache a été déchu de sa nationalité française et de son poste de professeur au lycée Janson-de-Sailly en 1940 en raison de la législation antisémite du régime de Vichy); mais aussi les traumatismes et la résilience associés à l'Holocauste et à la survie en temps de guerre.
Sélectionné retrace le destin exceptionnel d’Alfred Nakache. La pièce aborde les défis personnels que Nakache a affrontés, notamment son emprisonnement à Auschwitz, ainsi que sa détermination à survivre et à devenir un symbole d'espoir. Elle explore les thèmes de l'identité (Nakache est à la fois, Français, Juif et Algérien), de la mémoire et de la résilience, faisant de l'histoire de Nakache non seulement un triomphe personnel, mais aussi une réflexion plus large sur les expériences des Juifs d'Afrique du Nord pendant la période troublée de la Seconde Guerre mondiale.
Sélectionné est le récit d’une existence tendue vers un but : l’excellence et le dépassement de soi. Et surtout, en toutes circonstances, tenir, se tenir, résister. Une leçon de vie.
Si vous avez vu cette pièce de théâtre, partagez avec nous vos impressions et émotions!

Photo credit: Wiki

Il y a aujourd’hui 75 ans, des sauveteurs partaient à la recherche d’un avion perdu près d’Oslo, en Norvège. Après 41 he...
25/11/2024

Il y a aujourd’hui 75 ans, des sauveteurs partaient à la recherche d’un avion perdu près d’Oslo, en Norvège. Après 41 heures, l’épave de l’avion a été retrouvée dans la forêt enneigée, ainsi que des dizaines de corps. Soudain, il y eut un faible gémissement. Miraculeusement, un seul enfant a survécu au brasier. Il s’appelait Yitzhak Elal.
Comment un garçon juif de Tunisie est-il arrivé en Norvège? Mais
Le 20 novembre 1949, deux avions Dakota décollent d’un aéroport près de Tunis en direction d’Oslo, transportant des dizaines d’enfants juifs. Le vol a clos des préliminaires méticuleux menés par le Département de l’Alyah de la jeunesse de l’Agence juive pour amener les enfants juifs d’Afrique du Nord en Israël (et par la suite amener leurs parents en Israël). Les camps de l’Alyah des jeunes en France étaient déjà remplis de garçons juifs de toute l’Europe, de sorte que l’Agence juive a conclu un accord avec une organisation norvégienne concernant la prise en charge des enfants juifs dans un camp de vacances à Gersfrod, au sud d’Oslo. Le camp, destiné aux enfants juifs d’Afrique du Nord, en route vers l’État juif, a été utilisé par le passé par les officiers allemands pour « améliorer » la race aryenne avec des jeunes femmes norvégiennes…
Cependant, l’un des avions s’est écrasé dans une forêt près d’Oslo en raison d’un dysfonctionnement des radios et de la navigation, d’une carte obsolète, des conditions météorologiques difficiles et de la fatigue des pilotes (ils étaient après un vol de 36 heures). L’accident a tué 27 enfants tunisiens âgés de 7 à 13 ans, quatre membres d’équipage néerlandais et trois jeunes femmes qui accompagnaient les enfants. Seul un enfant, qui a miraculeusement survécu, a été retrouvé griffé et couvert de suie, attaché à son siège à l’arrière de l’avion. En Norvège, une journée de deuil a été décrétée et le président de la Knesset, Yosef Sprinzak, dans son éloge funèbre des victimes a dit: « La Knesset, mère d’Israël, pleure avec les parents endeuillés ces enfants. Ce sont "les épreuves qui précèdent la Délivrance".
L’accident d’avion a engendré des tensions entre le Département de l’Alyah de la jeunesse, le gouvernement norvégien, le gouvernement français et le gouvernement tunisien, qui avait fermé les yeux sur le départ des enfants juifs. Le gouvernement norvégien voulait envoyer les cercueils des enfants en Israël qui était leur destination finale prévue. Cependant, les autorités françaises et le gouvernement tunisien s’y sont opposés en raison de la propagande pour l’immigration des Juifs de Tunisie vers Israël que cela allait provoquer. Après maintes discussions, il a été décidé d’enterrer les enfants en Tunisie, dans les villes respectives où vivaient les familles : Nabel, Souss, Muknin et Tunis. Seule l’accompagnatrice Miriam Ziontz, dont les parents vivaient en Suisse, a été enterrée à Jérusalem.
Yitzhak Elal et ses parents ont immigré en Israël en 1950. Ils vivaient à Moshav Yanuv à Emek Hefer, comme d’autres familles de ceux qui ont péri dans la catastrophe des enfants d’Oslo. Le moshav a été créé en 1950 . Les citoyens norvégiens ont collecté des dons et envoyé des huttes en bois à la mémoire de chacune des victimes. Avant que le nom du Moshav ne soit fixé, il avait été proposé de nommer le moshav « Village norvégien ». Yitzhak Elal a qui a hébraïsé son nom de famille, a épousé Lillian. Il était ouvrier agricole et plus t**d gardien de prison. Il est décédé avant ses 50 ans
La tragédie des « Enfants d’Oslo » a été commémorée dans plusieurs mémoriaux en Israël :au Moshav Yanuv, à Jérusalem, Netivot, Beer Sheva, Netanya, Petah Tikva et aussi dans une école maternelle d’Oslo . L'histoire a été racontée et diffusée dans de nombreux articles dans la presse et sur Internet, dans des films documentaires, dans un roman dernierement paru de Yaakov Yishai, lui-même du résident Moshav Yanuv et dans une brochure éditée par Haim Saadon, l’auteur de ces lignes. Un monument a également été érigé dans la région de Darmen en Norvège pour commémorer la catastrophe, et il s’est avéré que le nom Yitzhak est le nom repandu parmi les enfants locaux!
Informations complémentaires : Oslo Children (éd. Haim Saadon), The Oslo Children’s Disaster, site web de Yoav Avneon :

Photos - en haut à gauche : Monument à Moshav Yanuv (Photo : Yoav Avneon) ; En bas à droite : Huttes norvégiennes à Moshav Yanuv, années 1960 (Yehuda Ziv Collection, Yad Ben-Zvi) ; En bas à gauche : Yitzhak Elal en Israël, une cicatrice sur le nez (Fritz Cohen, GPO)

Juifs dans le sport – Young PeretzCette année, les Jeux Olympiques se sont tenus à Paris. L'organisation impressionnante...
05/11/2024

Juifs dans le sport – Young Peretz

Cette année, les Jeux Olympiques se sont tenus à Paris. L'organisation impressionnante et innovante des Olympiades, ainsi que les messages universels transmis par la France, ont attiré l'attention sur des thèmes tels que l'histoire et le sport, l'islam et le sport, et même le colonialisme (et peut-être le post-colonialisme) et le sport. Pendant la période coloniale, des Juifs ont participé au sport dans les pays d'Afrique du Nord. Certains des récits sont connus, mais cela ne signifie pas qu'il faille cesser de les rappeler. Par exemple, l'histoire du boxeur Young Peretz. Le sport était un chemin vers la mobilité sociale. Young Peretz est né à Tunis en 1911. En 1925, il a rejoint le "Maccabi Tunis" et a commencé sa carrière de boxeur. Trois ans plus t**d, il a émigré en France, comme beaucoup d'autres, et a poursuivi sa carrière de boxe, atteignant le sommet en remportant le titre de champion du monde des poids mouches en 1931-1932. Il est retourné à Tunis et a été accueilli par des dizaines de milliers de Tunisiens, musulmans, juifs et autres, qui acclamaient le jeune boxeur. Il est revenu en France et a été le compagnon de l'actrice Mireille Balin.
Lorsque les Allemands ont envahi Paris en juin 1940, ils recherchaient Young Peretz, et selon une hypothèse, sa partenaire l'aurait dénoncé sous la pression des Allemands. Il a été arrêté en 1943 et a été envoyé au camp d'Auschwitz, où il a été contraint de faire partie d'un groupe de boxeurs juifs qui s'affrontaient entre eux pour divertir les Allemands. Peretz, selon le journaliste Noah Klieger, avait l'habitude de partager la nourriture qu'il recevait en tant que boxeur avec ses amis, sauvant ainsi beaucoup d'entre eux. Lorsque le camp d'Auschwitz a été libéré et que la marche de la mort a commencé, Peretz a tenté de retourner aider ses camarades en allant leur chercher du pain dans une boulangerie. Il a été abattu par la Gestapo en mai 1945.
L'histoire de Young Peretz a inspiré des films et des livres qui ont raconté la vie d'un jeune garçon juif de Tunisie ayant atteint les sommets de l'excellence sportive et ayant trouvé une mort si tragique. Son nom a été immortalisé à la fois en Tunisie, comme héros tunisien, et en Israël à diverses occasions. Deux films ont été réalisés sur sa vie et deux livres ont été écrits.

Photos de courtoisie Bernard Allali.

Célébration des Fêtes de Tichri en tant que soldat britannique à Tobrouk (Libye) en 1941Henry Kassman était un soldat br...
14/10/2024

Célébration des Fêtes de Tichri en tant que soldat britannique à Tobrouk (Libye) en 1941
Henry Kassman était un soldat britannique d’origine juive qui a servi à Tobrouk (Libye). Au cours de son service, il écrivit de nombreuses lettres à sa mère Rebecca Kassman et à sa fiancée (plus t**d sa femme) Viviane Maisel.

Les jours de fêtes qu’il a vécus à Tobrouk en 1941 étaient très différents de ceux auxquels il était habitué à Londres. Il décrit le Jour de Kippour, dans une lettre à sa mère datée du 6 octobre 1941 : une trentaine de soldats australiens, polonais et britanniques se sont rassemblés pour les prières des Jours Saints dans une tranchée en béton, elles étaient dirigées par un soldat australien. Henry raconte : « On ne peut pas dire que la prière était une source d’inspiration ; elles étaient très souvent décousues et il semblait évident qu'un profane la récitait, mais les circonstances étaient mémorables et les parties de la prière qui nous étaient familières évoquaient en nous de la nostalgie.
Il ajoute que, comme cela s’est produit l’année dernière, qu'il « a eu des visions de saumon cuit et de salade de fruits dans le réfrigérateur », mais il a dû se contenter des rations habituelles de l’armée !
Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter à tous, comme Henry l’a envoyé à sa mère et à son mari Alfred, « tout le meilleur pour l’année à venir" !

Liens :
Documents privés de la collection H H Kassman sur le site de l’Imperial War Museum
https://www.iwm.org.uk/collections/item/object/1030021868
Courriers privés de H H Kassman – Lettre à la mère, 6 octobre 1941
Private Papers of H H Kassman – Letter to Mother, October 6, 1941 - (northafricanjews-ww2.org.il)

Illustration : Soldats de la Brigade juive en uniforme militaire britannique, Benghazi, Libye, 1944. Extrait de l'album Ben-Zion Israeli (Tchernomirsky), archives photographiques de Yad Ben-Zvi

A l'occasion de la Journée du souvenir de la Shoah et de l'héroïsme,Le Centre de documentation sur les Juifs d'Afrique d...
05/05/2024

A l'occasion de la Journée du souvenir de la Shoah et de l'héroïsme,
Le Centre de documentation sur les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale à l'Institut Ben-Zvi, la Claims Conference et l'Organisation Mondiale des Juifs de Libye

vous invitent à une soirée d'étude en HEBREU sur

Les camps en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre Mondiale
Colloque et projection du film : Giado - L'Holocauste dans le désert

Le Lundi 6 mai 2024 de 17:00 à 20:00 à Yad Ben-Zvi, 14 rue Ibn Gabirol, Jérusalem

יוסף דעדוש, צעיר בן עשרים, הגיע ב-1942 למחנה ג'אדו בלוב – יחד עם 3,000 מיהודי קירנאיקה במזרח לוב, שפונו מערבה בהוראת מוסוליני. משפחות העצירים שוכנו בביתנים ובהם מאות אנשים, תחת שמירה צמודה ועם הקצבה מצומצמת של מזון ומים. השילוב בין תנאי התברואה הירודים לעבודה פיזית, לאקלים מדברי קיצוני, לצפיפות קשה ולבעיות תזונה גרם לפטירתם של מאות יהודים. תוך סיכון חייו, יוסף דעדוש כתב בסתר יומן – שאותו נעל בארון לאחר סיום המלחמה ואסר לפתוח עד מותו.
ביום שני, 6.5 (יום השואה), נערוך ביד בן־צבי ערב על מחנות המדבר בצפון אפריקה, כולל הקרנה של הסרט "ג'אדו – שואה במדבר" ושיחה עם הבמאי. הסרט משלב עדויות מרתקות מהיומן, הצצה מרתקת לחיים הקשים במחנה, עם צילומי אנימציה במצלמה ממוזערת.
ללא תשלום – בואו ללמוד על המחנות במדבר, על יומן נסתר ועל השואה הנשכחת בלוב! לפרטים ולהרשמה: https://katzr.net/79d4f8 .

Les Compagons du 8 novembre 1942 vous convie auCERCLE DE LECTURE autour du livre :"Expédients provisoires, Le coup d'Alg...
21/02/2024

Les Compagons du 8 novembre 1942 vous convie au

CERCLE DE LECTURE autour du livre :
"Expédients provisoires, Le coup d'Alger", par Renée Pierre-Gosset, Fasquelle Éditeurs, 1945, éditions Grasset (version numérique Kindle sur Amazon)

Le jeudi 7 mars 2024 à 19h (heure française) sur Zoom

LIEN ci-dessous :
https://us06web.zoom.us/j/88555053752?pwd=rag6T3FSFkDoqsJP1bYi4sEuGqAkG3.1

Pour ceux d'entre vous qui en auront le courage, vous pouvez commander aussi "Le coup d'Alger" de Renée Gosset, Les éditions de la R***e Moderne, Montréal, 1944.

Quelle est l'histoire derrière ces 2 livres :

Renée Gosset, journaliste, arrive à Alger le 1er avril 1941 de Lyon.
Son mari rejoint l'Afrique Noire. Elle reste à Alger. En tant que journaliste elle évolue dans tous les milieux. Le résultat est un livre (celui de 1944) qui raconte tout.

Le 2e livre (1945) est écrit avec "l'aide" de son mari Pierre Gosset. C'est un livre sur l'histoire de cette période.

Les Compagnons du 8 Novembre 1942 (France), La Résistance Nord-Africaine du 8 novembre 1942 (Israël) et le Centre de Doc...
14/02/2024

Les Compagnons du 8 Novembre 1942 (France), La Résistance Nord-Africaine du 8 novembre 1942 (Israël) et le Centre de Documentation des Juifs d'Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale, vous invitent le dimanche 25 février 2024 à 19:00 (heure française) et 20:00 (heure israélienne), à une conférence Zoom en français avec les témoignages de deux descendants des combattants du 8 novembre 1942. A la fin de la conférence, il y aura un échange libre sur la Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord pendant lequel vos questions seront les bienvenues.
Lien Zoom : https://us06web.zoom.us/j/87032937127?pwd=oCoKck37eLYxcvXa9wkhFDHSo0Z46I.1

Address

14 Ibn Gvirol Street
Jerusalem
91076

Opening Hours

Monday 07:00 - 18:00
Tuesday 07:00 - 18:00
Wednesday 07:00 - 18:00
Thursday 07:00 - 18:00
Friday 07:00 - 18:00
Saturday 07:00 - 18:00
Sunday 07:00 - 18:00

Website

http://northafricanjews-ww2.org.il/fr

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Shoah posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Contact The University

Send a message to Les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Shoah:

Share